XVI AVANT-PROPOS
naïveté qui rend vivantes les fables même par les charmes codifiés de la poétique. Ses ballades, fort longues, très sages, très arrangées , prirent des formes savantes; la phrase s'y arrondit en périodes élégantes; rien n'y fut laissé à l'inspiration du moment; tout effet y fut obtenu par des procédés déterminés ; enfin les sujets furent en partie empruntés à l'antiquité grecque. On reconnaît facilement dans ces ballades la main d?un maître en littérature et la plupart d'entre elles sont considérées comme des chefs-d'œuvre. Et elles sont belles en effet de cette perfection artistique qui est un charme par elle-même pour les délicats.
On peut suivre la division de ces deux écoles opposées jusque parmi nos contemporains. A la première se rattachent Uhland, Riickert, Heine, Simrock, Platen, etc. Dans la seconde se rangent Collin , Kbrner , Freiligrath, Prut%. Cette classification n'est pas absolue, quelques poètes se tiennent sutla limite des deux gewes , quelques-uns