HORLOGERS DE PARIS CITÉS DANS L'ALMANACH DAUPHIN
ARTHUR, un des plus renommés et des plus à la mode pour les montres à répétition.
BAILLON, « horloger dela feue Reine Marie Leczinska ».
FerniNanD BERTHOUD, très en renom pour les pendules les plus précieuses et les plus compliquées, les horloges marines, astronomiques, à équation, ete. En 1786, Ferdinand Berthoud avait une réputation européenne ; il était « horloger pensionnaire du Roi, et inspecteur général des machines pour la marine ».
Garon fils, « auteur d'un nouvel échappement à repos et regardé comme un des plus parfaits qui aient été exécutés jus-
qu'ici. » Quelques années plus tard, Caron fils devait s'illustrer sous le nom de Beaumarchaïs.
CopeveLce fit pendant vingt ans les montres à cylindre de Baillon, horloger de Marie Leczinska.
DE LA CHAUSSÉE, connu par ses horloges horizontales et ses sphères mouvantes.
De VizLENEUVE, horloger du prince de Nassau.
Dique, horloger du prince de Conti, artiste aussi habile qu'ingénieux. Il a exécuté, en dehors de son état, des fusils à vent et toutes sortes de boites et bijoux à secret.
For, horloger du Roide Pologne, « un des plus habiles et des plus célèbres de Paris; particulièrement pour les montres qui vont huit jours sans être remontées ». Fol avait un fils, aussi très habile. L'un de ces deux maîtres était horlog. du Roï en 1786.
LerAUTE, horloger du Roi, « un des plus célèbres, connu par les horloges et pendules simplifiées à une seule roue et particulièrement renommé pour les pendules polychromatiques dont il est l'inventeur. »
Le Roy, fils de Julien, « un des plus grands horlogers de Paris pour les montres à échappement, à repos, à secondes, à doubles cadrans, etc. Il a présenté une pendule astronomique pour trouver la longitude, qui lui a mérité le prix proposé par l’Académie. »
PLATIER, horloger du prince de Conti.
Romizzy, artiste célèbre, a fait des montres à équation et à cylindre dont chaque vibration du balancier marque les secondes, sans augmentation de roues. « On le dit inventeur des montres de forme ordinaire, qui vont plus d’un an sans être remontées. »
JACOB SOLLINGER, à Vienne, auteur d’une horloge, dont le mouvement met en jeu vingt figures d'hommes et d'animaux, et leur fait représenter avec des gestes assez libres et expressifs une espèce de pantomime en cinq actes : l'horloge carillonne à la fin de chaque acte et les figures exécutent alors une danse avec justesse et mesure. Get ouvrage peut être mis au nombre des chefsd'œuvre de l'horlogerie. »
Tablettes royales de renommée. Paris, 1786.
De8oN, horloger du duc d'Orléans.
Gopox, horloger de la cour d'Espagne, cité pour ses « montres précieuses. »
ReGNauLT, « horloger de S. M. impériale » (l'empereur François d'Autriche).
Dusois, LEROUX, ILGER, « horlogers d’un mérite distingué.» Ce dernier fournit aux Menus-Plaisirs, en 1774, une montre d'or à répétition de 900 liv.
Tablettes royales de correspondance. Paris, 1789.
FLEUTRY, JAROSSAY, LEPAUTE, LoRY, MAGISTOT et MÉREAUX sont recommandés parmi ceux qui s'adonnent plus particulièrement à la fabrication des horloges pour les clochers.
Tablettes de Renommée. Paris, 1791.
ADaAwsON, horloger de Ia famille royale.
GARRÉ, renommé pour les méridiens à canon, à carillon et à sonnerie.
CROSNIER, DEBELLE, DINIZARD, ESSEN, FILON, SEGAULT, VOISIN, « artistes d’un mérite distingué, pour les objets précieux et délicats. »
TAYERNIER, fils, horloger du duc d'Orléans.
VEYRIN, cité pour ses montres de chasse, àpompe, etpour avoir exécuté dans la perfection une montre enchâssée dans le chaton d’une bague.
Vente San Donato, 1880. — Pendule, baromètre et thermomètre, par Guillermie. La boîte en marqueterie de Boulle. 12,100 lir. — Petite pendule en vieux Saxe, aux armes des Richelieu, avec vases de fleurs et figurines chinoises. Le cadran, d’argent et vermeil gravé, porte cette inscription : Ludovicus Franciscus Armandus dux de Richelieu dono dab Ab. Mathao Ripa. 4798. 3,800 lir. — Pendule de Romilly, en bronze doré avec statuettes et fleurettes en vieux Saxe. 2,600 lir. — Grandrégulateur Louis XVI, de Louis Berthoud, en acajou et bronzes dorés. 9,000 lir.
Vente L. Double, 4881. — Pendule en marbre blanc, sculptée par Falconet : les Trois Grâces nues, debout. 101,000 fr. — Grande pendule Louis XVI, rocaille, en bronze doré et fleurs de Saxe, ayant appartenu à la De du Maine. Sur le devant, vingt figurines de singes musiciens en porcelaine de Saxe. 21,000 fr. — Cartel Louis XV, en bronze ciselé et doré, composé d'’ornements rocailles et de branches de fleurs et surmonté d’une figure d'enfant, tenant un soleil. Mouvement de Roisin à Paris, à grande sonnerie. 5,050 fr, — Pendule Louis XVI, à cadran tournant placé dans un vase en bronze ciselé et doré, à anses en buste de femme. 3,120 fr. — Petite pendule Louis XVI, en forme de vase, sur socle en marbre blanc et contre-socle en marbre bleu turquin. 510 fr.
Vente Hamilton, 1883.— Pendule de Dutertre. Le mouvement est renfermé dans un vase Louis XVI, richement ciselé et posé sur un socle, entre deux enfants assis, figurant la Sculpture et l'Architecture. 11,466 fr. — Pendule du XVIII siècle, en bronze ciselé, offrant de chaque côté du cadran une femme drapée, et au sommet, la devise de l'Ordre de la Jarretière : Honni. soit. qui. mal. y. pense. 22,386 fr.
MM. Cte D'ARMAILLÉ (Paris), pendule dite religieuse, horloge à gaine, etc. ;
DE BEAUPRE (Nancy)?, dessus de boîte de montre en cuivre repoussé et ciselé, représentant les Filles de Loth. Ouvrage de HARDI, graveur de Charles IV. — Gt: DE BAUSSIER (Paris) montres du XVIILes. sujets champêtres ciselés en relief; Vénus et Adonis en couleur d'émail; etc. — ALB. DE BELLEGARDE (Rouen), pendules de BOULLE. — DE BELOT (chât. de Laleu), montres. — BIRER, grande pendule à musique, Louis XIV. — ÉVARISTE BLONDEL (Paris), montres et châtelaines du XVIIIe s. — EDM. BONNAFFÉ (Paris), horloge en forme de vase. Horloge allemande, à clocheton, grand modèle. Horloge française à six pans, signée: Nicolas Feau. Mercelle. (Marseille). Montre en argent émaillé, signée : I. Ballard, à Bourges. (Pièce rare) — G. BOURDON (Rouen), pendules du XVIIIe s. — STÉPHAN BOURGEOIS, pendule de GUILLERMIE, avec thermomètre et baromètre et la boîte de BOULLE, adjugée, à la vente San Donato, 12, 100 lires. — BRETAGNE (Nancy), montre ovale, en bronze doré, ciselée par JEAN BOCK. fin du XVIeSs. ; montres Louis XVI. — BUREL (Rouen), pendules Louis XIV.
Gite DE CARFAT, grande montre d’or à répétition, par ROBIN, horloger du Roi. Elle porte le chiffre de Louis XVI, deux L entrelacés, surmontés dela couronne royale. —GAYROG (Cordes) horloges. —'H.CHA- MOUILLET (Paris), pendule en bronze doré Louis XVI, Minerve couronnant Henri IV. Pendule en bronze doré ayant appartenu au Roi Joseph, à Madrid. — E. CHARDIN (Paris), pendules Louis XIV, en marqueterie de Boulle. — Css À. DU CHASTEL DE LA HOWARDRIES (Bels.), montres diverses. — CHOUMERY (Cercy-la-Tour), montre en or entourée de pierres fines, avec étui. Don du prince Eugène de Beauharnais à M. Choumery. — CINOT (Paris), pendules des XVIIe et XVIII s. — CO- QUELIN AINÉ (Comédie française), montre de Molière, sur laquelle on lit : Crépy à Molière. Crépy était l'oncle maternel de Molière. — Pce LA:- DISLAS CZARTORYSKI (Paris), montres historiques polonaises.
DEVREZ (Paris), montres du XVIIIe s., signées: Mallet à Paris.— Gresson à Paris, etc. — J. DUBOST (Belg.), collection de montres, [ornées d'émaux, de ciselures et de pierres précieuses. — DUCHER, pendules en marbre blanc, sculpté par PAJOU, offerte par Louis XV, au Dauphin, à l’occasion de son mariage avec Marie-Antoinette. Adjugée 26,700 lires à la vente San Donato, en 1880. — AUG. DUFOUR (Belg.), montres et châtelaines du XVIIIe s. — Mme DUPRÉ (Tours), montres. — Gsse DZIALINSKA (Paris), montres et châtelaines des XVIIe et XVIIIe s.; mon-
tre Louis XV, à répétition, enrichie de diamants et de rubis, émaillée d’un sujet champêtre de la plus grande finesse d'exécution, signée : Dailly. Mouvement de Verdier à Paris.
PAUL EUDEL (Paris), pendules du XVIIe s. — FAU (Paris), montre d’aveugle en forme de livre. — FEBVRE, pendule avec sa gaine en marqueterie de BOULLE adjugée 17.000 livres à la vente San Donato, en 1880, — DE FROBERVILLE (Chailles), montres et châtelaines.
PAUL GARNIER (Paris), montre dite œuf de Nuremberg, signée : Guillaume Seney à Rouen ; époque de Henry Il. Montres diverses des XVIIe et XVIIe s. — PAUL GASNAULT (Paris), pendules Louis XVI; sur lune, la Liseuse. — GAVET (Paris), superbes horloges: environ 25 montres du XVIes. — CH. GIVELET (Reims), montres. — PAUL GRAND (Lyon), montres. — IRROY (Reims), montres.
HENRIJAHAN (Suliy-sur-Loire), série de montres, d’horloges et de pendules du XVIe au XVII s. Montre Henri II, fabriquée à Orléans, chez Gahory. — L. JANSENS (Bels.). — Muc JUBINAL DE S'-ALBIN (Paris), collection de plus de 120 montres;ilafplupart du XVIII s., émaillées, gravées, ciselées, en or de couleur, serties de perles et de diamants ; environ 25 d’entre elles ont leur châtelaine et leur étui de cuir doré ou de galuchat. Sur une petite montre Louis XVI, le chiffre de Marie-Antoinette.
A. LANGEVIN (Meulan), montres. — DE LAUTAR (Toulouse), pendules. — GASTON LE BRETON (Rouen), superbe pendule d’applique d’André-Charles BOULLE, XVII s. — FR. LE CONTE (Paris), montre de la Reine Hortense, portant son chiffre et sa couronne. — LÉONCE LEROUX (Paris), collection considérable d’horlogerie de toutes sortes depuis François Ier jusqu'à la fin du règne de Louis XVI. Séries d’horloges, de montres et de pendules. Nombre de belles pièces. — CH. LIGNY (Belg.), collection de plus de 600 coqs de montres, à verge, en cuivre doré, gravé, ciselé, repercé à jour, formant une suite d’arabesques et de dessins variés.
A. M.-S., pendules du XVIIe s. — DE MONTGERMON (Paris), pendules remarquables Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. — MAILLET DU BOULLAY (Paris), horloge normande aux armes de Goyon Matignon, signée : Estienne, à Caen. XVI s. Riche pendule d’applique de la Régence ; sous le cadran, une Minerve. — ALFR. MAME (Tours), pendules de BOULLE, Louis XIV.
OLIVIER (Paris), collection de montres dont les plus remarquables sont celles de Henri IT, de Boucher et de Robespierre.
EM. CONST. PERROT (Paris), montres. — Bo JÉROME PI- CHON (Paris), pendules, cartels, régulateurs et montres des XVII et XVIIIe s. Montre d'or Louis XV, à fleurs en relief, émaillées en couleur; le mouvement de J. B. Baillon, à Paris. Montre en or émaillé en plein offrant un vase de flear, une grappe de raisin et des fruits; mouvement de J. Pamer, à Paris.
FERD. RIBALDIEU (Bordeaux), pendules d’applique et autres. — Mis DE ROCHAMBEAU (Thoré), montres. — Mis A. DE RODES (Belg.), collection de plus de 100 montres en or, en argent, en cristal de roche, ornées d’émaux et de pierres précieuses. Châtelaines. — DE RO- MILLY (Nimes), pendules dont les boîtes en cuivre fondu et ciselé sont signées : GOUTHIÈRE. — Br A. DE ROTHSCHILD (Paris), horloges, montres et pendules du XVIe au XVIII s, Très grande pendule astronomique, Louis XIV, au chiffre de Marie-Thérèse. — Bme J. DE ROTHS- CHILD (Paris), horloge astronomique du moyen âge, ornée d’émaux de Limoges, à sujets tirés de la vie du Christ,
DESt-VENANT (St-Ouen), montres. — Boss R. et F. SEILLIÈRE (Paris), horloges allemandes et françaises du XVIe s. Plus de 35 montres de la Renaissance, — SLAES (Belg.), Pendule en cuivre doré. Diane chasseresse, accompagnée de son chien est assise sur un char à quatre roues, traîné par des léopards. Le travail d’'horlogerie est de WENZEL JAMNITZER (1508-1585). — Psse SOLTYKOFF (Paris), montres et châtelaines depuis Louis XIII, jusqu'au commencement du XIXe s. Montre de Louis XV, avec le chiffre du Roi couronné sur les clés; sur le cachet, le Triomphe de Fontenoy, gravé par GAY.— SPITZER (Paris), collection admirable. Horloges de toutes sortes. Plus de 35 montres du XVIe s. Montre ovale en or ciselé, émaillé, signée : David Ramsay Scotus me fecit. (Chef-d'œuvre.) Ramsay était l'orfèvre de la reine Elisabeth. — CH. STEIN (Paris) pièces diverses du XVIe au XVIII s. Horloge astronomique allemande, en bronze ciselé, gravé, doré. Le mouvement est signé G. B. et porte l'inscription : Me. fecit. Chasparus. Bohemus. in.Viænna. Austriæ.anno. 1568. Pendule Louis XVI en marbre blanc et bronze doré, ciselé par GOUTHIÈRE. Elle porte 3 cadrans émaillés par Coteau. Mouvement de Lépine, horloger du Roi. 1789. — STRAUSS (Paris), pendule à cadran tournant, en forme de vase, ornée de strass. Montres.
THOMASSIN (Douai), très belles pendules de BOULLE, dont une en cuivre et étain sur écaille, d'une valeur considérable.
VAN RAALTE (Paris), montres d’or du XVIIIes., ciselées, gravées, émaillées. Les mouvements signés : Matthey et Cie, — Chennevières, à Londres. — Greyson à Paris. — Hotwlett, à Londres. — Storm, à Amsterdam. — VAN DEN CORPUT (Belg.). — Cte DE VOGUÉ (Paris), pendule composée par BOULLE. Les figures sont la reproduction de celles qui ont été exécutées par Michel Ange pour le tombeau des Médicis à Florence.
WASSET (Paris), montres du XVIe s. et de diverses époques. Châtelaines. — Bo GUST. DE WOELMONT (Bels.), pendule provenant du château de Seneffe. Elle représente une urne, dont le couvercle est surmonté d'un Amour. Une femme assise à côté de l’urne lève le bras pour indiquer l'heure. Inscription : Ne la perdez jamais.
Gsse D’YVON (Paris), montres et pendules de diverses époques. Raretés.
L'invention du verre semble appartenir aux Égyptiens. Pline l’ancien l'attribue aux Phéniciens qui l’auraient découvert par hasard. Selon cet historien, des marchands phéniciens, ayant débarqué sur les bords du fleuve Bélus, se servirent de quelques
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Lampe arabe de mosquée, XVe s.
Collections de M. de Montgermon et de M. Edouard André.
blocs de natron pour soutenir le vase destiné à faire cuire leurs aliments ; l’action du feu fit fondre le natron, et transforma en verre le sable sur lequel il était placé. Le hasard, dit M. J. Girardin, fut sans doute pour beaucoup dans cette invention ; mais d’après la température nécessaire pour la fusion du verre le plus fusible, ce composé n'a pu prendre naissance dans la circonstance rapportée par Pline. (Leçons de chimie élémentaire
appliquées aux arts industriels, Paris, Fortin, 1846.) Les verreries de Sidon, de Tyr et d'Alexandre étaient renommées dans l’antiquité.
Les Égyptiens et les Phéniciens portèrent leur industrie dans les îles de l'archipel et en Etrurie. « C'est ainsi qu'on peut attribuer aux Etrusques ces vases de verre auxquels on a donné le nom de fioriti ou de millefiori et qui sont composés d’une mosaïique de tronçons de différentes cannes ou baguettes de verre, offrant les couleurs les plus variées sous forme de filets, de zigzags, d'ondes et d'étoiles qui s'unissent, se croisent et s’entrelacent. » (Jules Labarte, Histoire des arts industriels au moyen âge et à l'époque de la Renaissance, Paris, Morel, 1875.) Les anciens faconnaient le verre d’une manière remarquable; ils savaient le mouler, le souffler, le teindre, le tailler au tour; ils connaissaient l'emploi de la dorure, ainsi que du verre filigrané et de la peinture en couleurs vitrifiables, obtenues par des oxydes métalliques. Les Grecs se montrèrent des verriers de premier ordre; ils firent en verre coloré des vases admirables de forme, rehaussés d'applications d'or, d'émaux polychrômes et de filigranes de verre. Rome, sous les Empereurs, connaissait tous les secrets de l’art du verrier; ses artistes fabriquèrent des vases à boire tellement beaux, qu'on les préféra quelque temps aux vases d’or et d'argent. Pour satisfaire les goûts du peuple, on exécuta en pâte de verre beaucoup d’imitations de camées et d’entailles moulées sur les originaux, dont les prix étaient consirables. Le fameux vase de Portland offre le genre le plus curieux de la verrerie romaine; il est à deux couches superposées, semblable à un camée et présente sur un fond bleu foncé des figures ciselées en relief. Sa forme est celle d’une sorte d’urne à deux anses. La matière a longtemps passé pour une véritable sardoine. Le sujet rappelle, dit-on, le mariage de Thétis et de Pélée.
Lorsque Constantin eut transporté le siège de l'Empire à Byzance, il y appela de Grèce et d'Italie les premiers artistes en tous genres, notamment des verriers ; ceux-ci déployèrent toutes les ressources de leur art et formèrent des élèves dignes d'eux. Jusqu'à la fin du XII siècle la verrerie byzantine jouit d’une immense faveur; en Europe on la vit figurer chez les grands et dans les palais des rois. Tyr, Sidon et Alexandrie continuèrent à remplir le monde de leurs produits, bien des années après la conquête de l'Égypte et de la Syrie par les Arabes (VIT: siècle). Damas, capitale de la Syrie, dut avoir au moyen âge des ateliers célèbres. Pendant cette époque, toutes les verreries enrichies
d’or et d’émaux, qu’elles proviennent de Constantinople, de la Syrie ou de l'Asie, sont désignées dans les inventaires de nos rois, sous le nom de verreries de Damas.
On est étonné que les anciens, si habiles à travailler le verre, l'aient employé si tard pour éclairer leurs demeures : ils se servaient d’albâtre, ou de sulfate de chaux découpé en lames minces et transparentes. Ce n’est guère qu’au IT siècle, que l’on commença à vitrer les maisons et l’usage n’en devint général qu'au VE. L'industrie du verre à Venise remonte à la fondation de la ville, à l’époque où les populations fuyant les hordes d’Attila se réfugièrent sur les lagunes. Dès le VII siècle, Venise voyait déjà s'étendre sa renommée; en 680, des artistes vénitiens furent appelés en Angleterre par l’évêque saint Benoist, pour décorer les verrières du monastère de Yarmouth. En 1203, lorsque les croisés se furent emparés de Constantinople, les Vénitiens qui avaient participé à l'assaut, enlevèrent à la ville vaincue ses meilleurs ouvriers. La reine de l’Adriatique y trouva de grands avantages, mais elle ne fut bien en possession de tous les secrets des Grecs et n’eut complètement le monopole de la verrerie de luxe qu'après la prise de Constantinople par les Turcs (1453).
Lors de la procession de tous les arts, qui eut lieu à l’avènement du doge Lorenzo Tiepolo (1268), on vit les verriers réunis en corporation faire montre de leurs produits. Les inconvénients de ces manufactures fonctionnant dans l’intérieur de la ville, et les craintes perpétuelles du feu, les firent transporter dans l'île de Murano. La fabrication des perles, des pierres fausses et des bijoux de verre, devint l’objet d’un important commerce d’exportation, en Orient et chez les sauvages.
Au XV: siècle, apparaît un homme illustre, Angelo Beroviero, régardé, à juste raison, comme ayant fait faire le plus grand pas à l’art du verrier, avec l’aide de Paolo Godi de Pergola, célèbre chimiste vénitien qui lui donna des formules relatives à la coloration du verre. Ces renseignements avaient une telle importance pour Beroviero, qu'il les portait seul; dans la crainte sans doute que sa mémoire ne le trompât, il les avait tous consignés dans un manuscrit qu'il tenait soigneusement caché à tous les yeux. « On n’est jamais trahi que par les siens », dit un vieux proverbe, et nous allons donner une nouvelle preuve de la triste vérité de cet adage. « Beroviero avait pour fille Marietta, et pour ouvrier, un jeune homme portant le nom de Giorgio, ou plutôt d’Z! Ballerino, par allusion à une difformité de ses pieds, diflormité, dit l'histoire, qui le rendait tellement gauche de toute
sa personne, que c'était à son air simple et candide, qu'il avait dû d'être agréé par Beroviero, presque aussi méfiant que la République. Giorgio aimait-il la jeune Marietta, ou Marietta fermaitelle les yeux sur la difformité du jeune ouvrier? La légende ne le dit pas, tout ce qu'elle nous apprend c’est que Il Ballerino s'empara un beau jour du volume manuscrit, qui, paraît-il, était confié à la garde de Marietta, et le copia en entier. Une fois ce travail terminé, et armé de ce second exemplaire, dont le trop confiant Beroviero était loin de soupconner l'existence, Giorgio, en échange du prix énorme ‘qu'il aurait, disait-il, retiré de la vente des recettes contenues dans le livre, en les cédant à un confrère, demanda et obtint la main de Marietta, avec une bonne dot, à l’aide de laquelle il construisit un four dont il tira de nombreux profits. »
Bientôt, la verrerie de Venise affecte les formes les plus gracieuses empruntées à l'antiquité et s'enrichit de dorures et d’émaux colorés. Pour conserver une industrie qui l'enrichissait, le gouvernement Vénitien lança un décret terrible, recourant jusqu'à l'assassinat, pour atteindre les coupables. Voici l'arrêté de l’inquisition d'Etat : « Si un ouvrier transporte son art dans un {pays étranger, au détriment de la République, il lui sera envoyé l’ordre de revenir. S'il n’obéit pas, on mettra en prison les personnes qui lui appartiennent de plus près. Si, malgré l'emprisonnement de ses parents, il s’obstinait à vouloir demeurer à l'étranger, on chargera quelque émissaire de le tuer. » Deux ouvriers verriers que l’empereur Léopold avait attirés dans ses États furent victimes de cette horrible loi. Mais, si l'autorité se montrait inflexible envers les récalcitrants, elle accordait aux autres de grands privilèges. Les maîtres verriers étaient déclarés citoyens de Venise, c’est-à-dire susceptibles d’aspirer à toutes les charges de l'État, et la noblesse pouvait, sans déroger, contracter alliance avec eux. Plusieurs de ces grands industriels occupèrent des emplois élevés, et leurs noms sont inscrits sur le livre d'or des patriciens.
En 1507, deux hommes intelligents, Andréa et Domenico, fils d'Angelo, trouvent le moyen de faire des miroirs de verre cristallin, ce qui leur permet de lutter avec une maison d'Allemagne qui réalisait déjà des bénéfices considérables dans l’exploitation de cette découverte. Un siècle plus tard, Girolamo Magnati parvient à colorer les émaux sans altérer leur transparence. En les taillant à facettes, il imite toutes les pierres précieuses. Magnati est le premier qui substitua les vitres de glace aux verres à vitre ordinaires. Les miroirs de glace, dont le succès augmen-
tait de jour en jour, furent perfectionnés par Liberale Motta, qui leur donna une dimension inconnue jusque-là (1680). Giuseppe Briati, après avec eu le courage de passer trois années comme ouvrier dans les cristalleries de la Bohème, rapporta dans sa patrie les connaissances pratiques qu’il avait si laborieusement acquises. C'est à Briati que revient l'honneur d’avoir fait progresser la verrerie, au siècle dernier.
Les produits de Murano se ressentirent du goût efféminé, mais gracieux, du XVIIIe siècle. On fit alors des miroirs aux formes capricieuses, décorés de travaux d’intailles et souvent chargés d’émaux et de fleurs en relief; on composa des lustres, des candélabres ornés de grappes de raisin, de feuillages et de fleurs multicolores ; on fit enfin des œuvres en filigrane d'une grâce et d’une légèreté incomparables.
On appelle verres filigranés des väses formés de baguettes ou cannes de verre, préparées d'avance, ornées de filets blancs opaques ou colorés, soit unis, soit torsinés, soit à dessins variés. Quand le filet est blanc de lait il est nommé latticinio ; si le vase, au lieu d’un simple filet, présente une ornementation filigranique, il est dit vast a rilorti; toutefois, il devient vasti a reticelli lorsque les des- Vase à couvercle, en verre de Venise, Fur forment le réseau. Les plus
gravé et doré. XVIe s. jolis ouvrages en ce genre sont
Coll. de M. Edm. Bonnaffé. les vases à dessins de filigranes
blanc de lait, ou vast a retortr
di latticinio. Venise a fait aussi des verres mosaïques, imités de
certaines verrotteries antiques. Leur décor symétrique polychrôme a reçu le nom de millefiori.
Les vases émaillés du XV° siècle, Les aiguières, les verres, les coupes de toutes sortes, àailerons, à godrons, à mascarons et à ornementsfiligraniques, du XVIe siècle, peuvent rivaliser avec les
plus belles productions des Grecs. Citons aussi ces vases au galbe contourné, représentant des têtes humaines sur des corps de fantaisie, et des animaux de toutes sortes connus ou imaginaires.
VERRERIE ALLEMANDE. — Les Allemands cherchèrent à imiter les verres filigranés de Venise; leurs efforts n’ayant pas été heureux, ils firent des vases à boire, de forme cylindrique, qu'ils enjolivèrent de couleurs d'émail. Les peintures, plus curieuses qu'artistiques, offrent des écussons aux armes de l'Empire, des villes, des électeurs et des familles patriciennes. Certaines coupes, chargées des attributs d’une corporation, étaient à l'usage de bourgeois et d'artisans. A côté des armoiries, se trouvent des inscriptions, des sentences ou des poésies à l'adresse du vin et du charmant verre au fond duquel tant de mortels trouvent le bonheur de la gaîté. La plus ancienne date qu’on y ait trouvée, est celle de 1553. Dresde était, au XVI° siècle, un grand centre de fabrication pour les verres armoriés, mais ce genre paraît avoir été abandonné au commencement du XVIIIe siècle. |
Ces verres, aux vastes proportions, ont reçu le nom de vidrecome {wiederkommen, revenir). Dans les banquets, le président ou l’'amphytrion, auquel on le présentait rempli de liqueur, en buvait une gorgée, puis le passait à son voisin et chacun à son tour y trempait ses lèvres. Aujourd’hui que les empoisonnements ne sont plus à craindre, on goûterait peu cette façon de boire tous dans le mème verre ; d’ailleurs, l'usage en est abandonné depuis longtemps et ne se retrouve plus que chez les étudiants de l'Allemagne et des Pays-Bas.
Au commencement du XVIIe siècle, Gaspard Lehmann, valet de chambre de l’empereur Rodolphe IT (41612), était célèbre comme graveur en pierres fines. Vers 4609, il trouva un procédé de gravure sur verre assez rapide, permettant d'aborder les grands sujets. Lehmann obtint de Rodolphe IT un brevet pour exploiter sa découverte, et trouva danssonélève, GeorgesSchwanhard, un habile continuateur. Sur la fin du siècle, les cristalleries de la Bohème donnèrent à la fabrication des verres taillés et gravés une grande extension. Ces verres, un peu grisâtres au début, ne tardèrent pas à être perfectionnés. On les obtint d’une pureté qui permit de les confondre avec le cristal de roche. Des artistes de talent les enjolivèrent de portraits, d'écussons, de guirlandes, de compositions gracieuses tirées de la Bible, de la Fable ou de l'Histoire. On reproduisit encore des chasses ou quelques sujets comme l’Attaque du château d'Amour, empruntés aux romans de chevalerie.
Il n'est pas étonnant de voir les amateurs se passionner pour ces belles pièces dont le succès fut tel, qu'on leur donna longtemps la préférence sur les autres verreries d'Allemagne et de Murano. Les graveurs de la Bohème ne s’en sont pas tenus à leurs verres indigènes ; soit que ceux-ci leur fissent défaut, soit fantaisie, ils recueillirent une foule de coupes vénitiennes des XVe et XVI° siècles pour les orner de fines intailles exécutées à l’aide du touret et du diamant. Ges produits hybrides se reconnaissent à l'aspect et à la pesanteur. Le verre italien est très léger, souvent verdâtre, avec des bulles ; le verre de Bohème, au contraire, est lourd et limpide.
La chimie vint en aide aux verriers allemands. Jean Kunckel (1463041702), chimiste distingué, trouva un beau rouge rubis d'un séduisant effet. Les vases ainsi colorés obtinrent la vogue dès leur apparition. On n’en rencontre plus, que par hasard, dans le commerce dela curiosité. Nos voisins d’outre-Rhin les ont recueillis en grand nombre, dans leurs musées. Le cabinet de curiosités (Æunstkammer) de Berlin; les collections réunies (Vereënigten Sammlungen) de Munich et la Voüte-Verte (Grune-(rewolbe) de Dresde, en possèdent de très beaux spécimens. Les amateurs ne devront pas oublier que la Saxe et la Bohême imitent aujourd'hui leurs anciennes verreries. Venise fait de même.
VERRERIE DES PAYS-BAS. — La fabrication artistique du verre, dans les Pays-Bas, est restée longtemps confondue avec les produits vénitiens et allemands. Les auteurs qui ont éerit sur la curiosité n'en parlent pas, bien qu’elle remonte à une époque reculée; son importance mérite une étude particulière et l’on commence à la connaître depuis la grande exposition nationale belge de 4880. Dès le XIVe siècle, les inventaires de nos rois font mention des gobelets et autres ustensiles « en voirre blant de Flandre ». La réputation des miroirs flamands, au moyen âge s’'étendait au loin, puisque nous voyons les Vénitiens créer à Murano une fabrique de miroirs, «à l’imitation de ceux qu’on faisait en Flandre. »
C'est surtout dans la fabrication des verres à boire que les Flamands se sont le plus distingués, Afin de perfectionner les procédés, Charles-Quint fit venir à Anvers Pasquetti de Brescia, pour y travailler à l'instar de Venise. L'usine prospéra, ainsi qu'une autre établie à Liège, et, pendant longtemps, les directeurs qui se succédèrent furent tous italiens,
Un siècle plus tard, vers 1650, apparait la famille Bonhomme, d'origine liégeoise, en possession des verreries de Bruxelles, de
Liège et d'Anvers. Les meilleurs ouvriers continuèrent à venir d'Italie ; ils se qualifiaient de gentilshommes vénitiens et s’engageaient, pour un temps déterminé, à fabriquer des verres « à boutons, à haulte olive, à serpent, à buck, à chaisnette, à branches, à ondes, à escarbotte, à fleurs, à pilliers », et de faire « émail, matière de pierrerie, ete. »
Les verreries de Huy, de Maestricht, de Bois-le-Duc, appartenaient aussi à la famille Bonhomme, maison puissante, qui fonda dans la suite, à Liège, une manufacture de verres, à la facon d'Allemagne et de Bohême.
En étudiant sur le Catalogue la description des pièces flamandes et hollandaises exposées à Bruxelles en 1880, on remarque que tous les verres émaillés, torsinés, filigranés, en /aticinio (à filet blanc de lait), ou à reticelli (à filets disposés en réseau), datent des XVI° et XVIIe siècles, tandis que les verres taillés et gravés sont du XVIIIe. Distinguer les produits flamands de leurs similaires d'Italie et d'Allemagne n’est pas chose facile ; une suite d'observations et de remarques peuvent aider à la solution du problème, Écartons d'abord toutes les pièces qui affirment leur nationalité par une inscription flamande, ou le portrait de quelque personnage connu des Pays-Bas.
Nous touchons à la difficulté. Au XVIe siècle, quand les Italiens vinrent travailler en Flandre, ils durent, en raison des habitudes et du climat, modifier les formes vénitiennes. Les méridionaux sont sobres et boivent peu ; dans le nord, au contraire, on mange copieusement, on boit la bière à profusion et l'usage des vins capiteux est presque une nécessité sous un ciel froid et brumeux. C’est ainsi que les coupes prirent un grand développement et s'écartèrent des formes primitives.
Les peintres de l'école flamande ont reproduit dans leurs scènes de buveurs les verres qu’ils avaient sous les yeux, et l’on trouvera dans l'étude de leurs tableaux les types des verres à boire originaires des Pays-Bas.
M. Génard et M. D. van de Casteele, dont l'exposition ne comptait pas moins de 140 numéros, font de minutieuses recherches sur celte belle fabrication. L'ouvrage de M. Génard doit bientôt paraître. Nous souhaitons trouver dans ces publications de nombreuses vignettes; c’est par les yeux que se forment les connaisseurs. (Notice de M. H. Schuermans. Zxposition nationale, Bruxelles, 1880.)
VERRERIE FRANÇAISE. — La Gaule, sous la domination romaine, occupait de nombreuses verreries, dont les produits
des plus variés pouvaient souffrir la comparaison avec ceux qu’on exécutait à Rome. La chute de l'empire romain leur porta un coup funeste, mais elles se relevèrent peu à peu. Fortunat (530 + 609), devenu, sur la fin de sa vie, évèque de Poitiers, décrit un festin où les mets étaient servis dans des plats de matières différentes : les viandes sur des plats d'argent, les légumes sur des plats de marbre, la volaille sur des plats de verre, etc. Parmi les présents offerts à l’abbaye de Saint-Wandrille, fondée près de Caudebec, en 648, il est fait mention d'un hanap en verre et de deux coupes de verre enrichies d'or. De saints personnages se servaient de calices en verre, pour dire la messe.
Au XIVe siècle, la fabrication des objets usuels se faisait sur une grande échelle. Une concession accordée à Guionet, en 1338, par Humbert Dauphin de Viennois, nous renseigne sur les produits de cette époque. « Le Dauphin abandonne à Guionet une partie de la forêt de Chambarant pour y établir une verrerie, à condition que celui-ci fournira tous les ans, pour sa maison, cent douzaines de verres en forme de cloches, douze douzaines de petits verres évasés, vingt douzaines de hanaps ou coupes à pied, douze amphores, trente-six douzaines d'urinals; douze grandes écuelles, six plats, six plats sans bords, douze pots, douze aiguières, cinq petits vaisseaux nommés gottèfles, une douzaine de salières, vingt douzaines de lampes, six douzaines de chandeliers, une douzaine de larges tasses, une douzaine de petits barils, et enfin six grandes bottes pour transporter le vin. Total, pour Monseigneur, deux mille quatre cent trentecinq objets tous les ans! (A. Sauzay, la Verrerie depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours ; Paris, Hachette, 1868.)
La Normandie possédait de nombreuses verreries dont le privilège fut accordé aux familles nobles de Bongars, de Brossard, de Caqueray et le Vaillant, appelées les familles verrières. Ces quatre maisons pouvaient seules fabriquer Le verre à vitre, désigné sous le nom de plast de verre ou de verre à férule. Les usines d'où sortait le verre à vitre étaient appelées grosses verreries. On y faisait aussi des bouteilles, mais elles n'étaient pas soufflées par des gentilshommes. D'autres familles nobles obtinrent des concessions de petites verreries, dont les produits consistaient en verres à boire, coupes, carafes, aiguières, etc. Le plus ancien document remonte à 1330; toutefois la fabrication est bien antérieure à cette époque. « En l’année 1330, fut donné pouvoir par le Roy Philippe VI, à Philippe de Cacqueray, écuyer, sieur de Saint-Immes, premier inventeur du plast de verre,
appelé verre de France, comme portant son nom, de faire establir une verrerie proche Bezu, en Normandie, qui fut nommée la Haye, en payant, par chacun an, à Sa Majesté, la somme de trois livres ou vingt boisseaux d'avoine. » (0. Le Vaillant de la Fieffe, Les Verreries de la Normandie, les gentilshommes et artistes verriers normands ; Lanctin, Rouen, 1873.)
Depuis le XIV® siècle, plusieurs tentatives furent faites pour enlever à Venise, le monopole de sa riche verrerie, mais elles restèrent infructueuses. Au temps de Louis XI, il y avait à Goult, en Provence, une fabrique où les plus grands seigneurs se fournissaient de verres « moult bien variolés et bien peints ».
Henri IL établit un four à Saint-Germain, sous la direction de l'Italien Theseo Mutio. Il obtint passagèrement quelques bons résultats. L'inventaire de Catherine de Médicis mentionne treize pièces, facon de Saint-Germain-en-Laye (n° 262) et deux petit vases de verre peints, de Montpellier (n° 323). Charles IX attira en France le Vénitien Fabriano Salviati. Plus tard Henri IV accorda des privilèges pour élever des usines à Rouen, à Paris, à Nevers. Il nous est resté de ces divers essais quelques beaux vases décorés de peintures en couleurs d'émail. Par malheur, ces établissements durent bientôt fermer. Les frais et les guerres intestines contribuèrent à leur abandon; cependant, le plus grand obstacle nous paraît avoir consisté dont la difficulté de se procurer des ouvriers ilaliens, dont les exigences et le mauvais vouloir n'avaient pas de limites. Ils prétendaient travailler sans témoin et ne faire d'apprentis qu'entre eux.
En 1598, Vincent Busson et Thomas Bartholus gentilshommes verriers, nalifs du duché de Mantoue, furent autorisés par lettres patentes et privilège exclusif d'Henri IV à établir une usine à Rouen. C'était pour y fabriquer « verre de cristail, verres dorez esmaulx etaulires ouvraiges qui se font à Venise et aultreslieux et pays étrangers, et aultres qu’ils pourront de nouveau inventer ». L'établissement fonctionna-t-il? C'est douteux ; dans tous les cas, il eut une courte durée. En 1605, François de Garsonnet, gentilhomme provençal, obtenait le même privilège exclusif, s’étendant à toute la Normandie, de construire à Rouen une verrerie de cristal pour y faire travailler «toultes sortes d'ouvriers estrangers. » Il s'installa dans le faubourg Saint-Sever en « la rue tendant à Bonne-Nouvelle ».
Un incendie, la rareté des ouvriers, des difficultés de toutes sortes entravèrent la marche de la fabrique. En 1613, Garsonnet vit son privilège prolongé de dix ans. L'acte royal reconnaissait qu'on ne pouvait choisir un homme ni plus intelligent ni plus
capable «tant en l'art de la dicte manufacture de verre de cristal ordinaire et raffiné que aussi aux ouvrages de canons et esmaulx de verres de belles et riches couleurs non encore usitées ». Le 17 janvier, Garsonnet céda son privilège aux frères Jean et Pierre d'Azémar. Ceux-ci, ayant peu de fortune, s’associèrent à Antoine Girard, bourgeois de Rouen, et l'usine fut transférée dans la propriété de ce dernier, rue du Pré, en 1631.
Cette verrerie fonctionna longtemps et changea de main plusieurs fois. Oursel, dans son Æistoire de Rouen, mentionne qu'elle était désignée, en 1739, sous Le titre de manufacture royale de cristaux. En 1759, elle était encore en activité, mais elle avait éteint ses feux avant l’année 1768, « après avoir existé pendant environ 160 ans, » (Le Vaillant de la Fieffe.)
Notre ami, M. Gaston Le Breton, conservateur du musée céramique de Rouen prépare un travail sur la fabrication des frères Azémar. Son riche cabinet en possède de beaux spécimens aux formes élégantes et solides; ce sont des aiguières, des pichets, des carafons, des burettes, des flambeaux, des verres à boire, des verres à liqueurs et à fruits, etc.
Dans un autre faubourg de la ville, existait, au XVII siècle, une verrerie qualifiée : Verrerie de Saint-Paul-lès-Rouen. Le Flambeau astronomique ou Calendrier de l'année 1725, en parle en ces termes : « La Manufacture Royale des Cristaux, Agates, Jaspes, - Lapis, Porcelaines et Bouteilles de toutes grandeurs est établie à Eauplet. Outre les ouvrages ordinaires qui s'y trouveront, les personnes curieuses pourront en leur présence faire mettre en exécution leurs dessins tels qu'ils puissent être, soit pour les services de table complets, comme bassins, plats, assiettes, sucriers, souscoupes, éguères, drageoirs, pots à nège, goblets à blanc manger; enfin tout ce qu'il faut pour les tables réglées, bouteilles de toutes manières, caraffes et caraffons, rafraichissoirs pour la glace, flambeaux de toutes facons, binets et martinets, boëtes et flacons à essence pour la toilette; ornements de chapelle, comme lampes, plaques, bénitiers, chandeliers, croix, lavabo et burettes, toutes sortes de garnitures de cheminées et de cabinets, etc... » Malgré sa réclame, l'établissement ne devait pas être en mesure de tenir longtemps ses promesses; en 1735, il était complètement abandonné.
En 1652, la verrerie de Tourlaville, près Cherbourg, perdait son directeur Antoine de Caqueray. L'année suivante, en vertu d’un privilège royal, elle eut pour chef Richard Lucas, sieur de Nehou, qui s’adjoignit son neveu Louis Lucas de Nehou. Le nom de ces deux hommes est resté célèbre. Le premier, peu de temps
après son installation, en 1653, trouva le secret du verre blanc et des glaces à miroirs; le second inventa, en 1688, le procédé de coulage, qui permit de donner aux glaces, des dimensions exceptionnelles.
Pour enlever à Venise le monopole de cette riche industrie, Colbert autorisa la formation d’une grande compagnie avec la faculté d'élever dans le royaume diverses manufactures (1665). Les résultats nese firent pasattendre, etdès 4672, le grand ministre put interdire l'entrée des glaces vénitiennes. La compagnie des glaces s'était contentée d’abord de deux établissements; l’un à Tourlaville, pour la fabrication proprement dite; l’autre à Paris, pour le polissage des glaces. En 1693, une troisième usine fut installée à Saint-Gobain, dans un ancien théâtre des sires de Coucy (Aisne). Cette usine, aujourd'hui, montée sur un capital considérable, est plus prospère que jamais ; c'est une des gloires de l’industrie française.
Richelet dans son grand dictionnaire (Paris, 1728) cite cette épigramme du poëte Maynard, contre S' Amand (1582416406), fils d'un gentilhomme verrier, de très petite noblesse :
Votre noblesse est mince, Car ce n’est pas d’un prince, Daphnis que vous sortez; Gentilhomme de verre,
Si vous tombez à terre, Adieu vos qualitez.
En France, comme à Venise, la noblesse ne dérogeait pas en exerçant l'état de verrier, mais ce serait une erreur de croire que tous les verriers fussent nobles, en vertu de leur profession.
Citons d’après M. Le Vaillant de la Fieffe, quelques lettres patentes accordant des privilèges :
1616. David de Bongars est autorisé à rebâtir au Landel, la verrerie de la Groix « pour y exercer son art de verrerie à faire vitres et verre de fougère..….. »
1623. Lettres permettant à Damien le Vaillant, sieur du Clos, de rebâtir une verrerie à Beauvoir-en-Lyons « pour y exercer son art de verrier et y faire de grands verres et de touttes autres sortes de verres de feugerre.. »
1656. Autorisation à Pierre de Masquerel, Br de Boscgeffroy, d'établir, sur les dépendances de sa baronnie, une verrerie pour y fabriquer « toultes sortes de verres et verreryes, mesme verre de crystal, vitres, esmaux et glaces à miroirs et toutes sortes d’autres ouvraiges... »
1664. Lettre permettant à Charles de la Porte de monter une usine, à la Ferté-Fresnel, afin de produire « toute sorte de verre et verreries, mesme verre de cristal, viltres, esmaux et glaces à mirouers et toutes autres sortes d'ouvrages... »
1680. La dame veuve Ribaude est autorisée à faire fabriquer dans la verrerie de Romesnil « toutes sortes d'ouvrages de cristal, verres de fougère, verres fins et communs, caraffons et autres sortes d'ouvrages vitrifiés et en telles figures, façons et grandeurs qu'il conviendra pour la commodité du publie. » (Les Verreries de la Normandie, les gentilshommes el artistes verriers normands.) Les amateurs qui voudront étudier l'histoire des verreries normandes trouveront dans l'ouvrage de M. Le Vaillant de la Fieffe la longue énumération des privilèges accordés depuis le XIVe siècle jusqu’à nos jours, avec d'intéressants détails sur chaque fabrication et sur les grandes familles verrières.
En 1735, Lille possédait une verrerie artistique. Le 5 avril de cette même année, la veuve Febvrier et Joseph François Boussemart obtenaient une concession de vingt ans pour fabriquer « des ouvrages de verre et des cristaux et émaux, à l'exception néanmoins des verres à vitres et des bouteilles qu'ils ne pourraient y fabriquer, sous peine de confiscation et de 1000 livres d'amende. (J. Houdoy, Histoire de la céramique lilloise ; Paris, Aubry, 1879.) Bien d’autres établissement du mêmegenre étaient répandus sur le sol français; espérons que des monographies locales nous les feront bientôt connaître. Geux du Poitou ne sont pas les moins intéressants.
Savary des Brulons écrivait, en 1750 : «La Normandie, la Lorraine, le Hainault, l'Anjou, le Maine, la Champagne et quelques endroits de Picardie, sont les provinces de France où il ya le plus de verreries. Il n'y en a dans une si grande quantité guères que neuf où il se fasse du verre rond pour les vitres et du verre en table pour les portières de carrosses ; dans les autres, il ne se travaille que des verres à boire, des bouteilles et d’autres ouvrages moins importants. » (Dictionnaire du commerce.)
Autrefois on employait dans la fabrication du verre des cendres de végétaux, et surtout de fougères qui croissent en abondance dans nos forêts. De là est venue l'expression : verre de fougère. Les poètes se sont servis du mot comme synonyme de verre à boire, Roucher a écrit :
Vois-tu de main en main passer rapidement La fougère, où pétille un breuvage écumant,
Le verre à vitre et à glace se compose de silice (pour les deux tiers au moins), de soude et de chaux. « Ajoutez de l’oxyde de fer, vous avez le verre à bouteille; substituez de l’oxyde de plomb, vous obtenez le cristal; remplacez par l'oxyde d'étain, vous produisez l'émail. » (Péligot.)
MM. G. ALLARD DANSAERT (Bels.), grands gobelets gravés. — ÉDOUARD ANDRÉ (Paris), vase à parfums antique, en forme d’amphore. Deux grandes coupes en verre antique jaspé, de la plus grande rareté. Lampes de mosquée, ornées d'inscriptions arabes. — Cte ED. D'ASSCHE (Belg.), verre gravé, offrant les armes et le portrait de Hantje Van der Noot.
ALFR. BAAR (Bels.), coupe à pied torsiné; série de verres couverts, gravés; l'un d'eux présente le buste de Charles VI. — J. ANT. BAMPS (Belg.), flacons, canettes, carafons; verres façon de Venise, en laticinio, du XVII &.; verres gravés du XVIIe. — BARRY, verreries arabes des XVe et XVIes. — BASILE WSKI (Paris), raretés diverses. Superbe collection. —BAUDUIN (Bels.).— LÉON BERLEMONT (Bels.), service de voyage en cristal de Bohème, gravé. — BELLON (Rouen), importante collection de verreries antiques de la Syrie, de l'Asie mineure, de la Grèce. Raretés. — EDM. BONNAFFÉ (Paris), verrerie de Venise du XVI s.; verres, coupes, aiguières, assiette opale à arabesques dorées. Buire ovoïde à couvercle et à anses, en verre gravé et doré, avec armoirie, — Mue BRAUD- BOUVY (Belg.). — Le vicaire DE BRUYN {Belg.), collection de plus de 130 verres du XVII s.
DE CANNART D'HAMALE (Bels.), verres gravés : Intérieur hollandais. Armes des Provinces-Unies. Portrait de Marie-Thérèse. — PeeEUG. DE CARAMAN-CHIMAY (Belg.), grand verre gravé, avec couvercle : Vues d'Anvers. — FR. CARCENAC (Toulouse). — P. CHARDIN, rares et belles pièces de Venise des XVIeet XVIIe s. — CHARVET (Paris), collection de verreries recueillies en Auvergne et provenant, selon M. Charvet, de fabriques établies dans la forêt de pins de Margeride (Cantal). Ces fabriques n'auraient cessé de fonctionner que vers le commencement du XIXe s. — D' CLOSMADEUC (Vannes), verroterie franque. — Gts CORNET DE GREZ (Belg.). — Pc CZARTORYSKI (Paris).
ED. DE DEYN (Bels.). — DESCAMPS (Belg.), verres à couvercle et autres, du XVIIIe s. — A, DESMOTTES (Paris), série de coupes vénitiennes, armoriées, XVIes. — DUQUÉNELLE (Reims), verrerie galloromaine. — EUG. DUTUIT (Rouen), verrerie vénitienne du XVIe s.; verres filigranés; pièces figurant des espèces de dragons ailés, etc.
ENSCHEDÉ (Hollande); verrerie des Pays-Bas, riche collection. — Mu: EVANS LACOMBE, coupe hémisphérique gallo-romaine, avec inscriptions en pâte de verre, formant des astérisques jaunes et violettes.
J. FAU (Paris), très belle collection, vendue en 1884. — Bor DE FAVEREAU DE JENNERET (Belg.), verres gravés du XVII s. Sur l’un, décoré d’une double armoirie, on lit: VivE SON ALT. ROYALE, VIVE S. AL. EL PALATINE. Verre à pied, en forme de tricorne, bordé de verre bleu.
Fabrication liégeoise, — FR. FÉTIS (Belz.), verrerie d'Anvers: verres à pied; coupe évasée reposant sur une tige en balustre ornée de mufles de lion, XVIe s. — GABR. DE FONTAINE (Funtenay-le-Comte), verre conique à boire, émaillé de trois hallebardiers, séparés par trois colonnes de feuillages symétriques. Légende :EN LA SEVVR DE TON VISAGE TV MANGERAS LE PAIN. Fabrique poitevine, XVe s. Verre à boire en cône tronqué, sur piédouche, jaspé bleu et violet. Trouvé dans le bas Poitou, XVI s. — JULES FRÉSART (Belg.), série de verres et de gobelets vénitiens, flamands, hollandais, du XVI s. — DE FROBERVILLE (Chorilles, par Blois); verrerie de Venise et de Bohème.
PAUL GASNAULT (Paris), collection de verreries, à fond coloré et peintes. — GAVET, superbe collection de Venise ; pièces variées, remarquables par leur goût, leur forme et leur richesse. — VICTOR GAY (Paris), verrerie du moyen âge. Echantillons français, allemands, flamands, arabes et persans. — GEELHAND (Bels.). — GOUPIL (Paris), verreries arabes des XVeet XVIe s. — JULIEN GRÉAU (Paris), magnifique collection de verrerie antique, orientale, romaine, gauloise, mérovingienne.
HOURDEQUIN (Montdidier). — HOUYET (Bels.), verres et flacons liégeois du XVIII s. — Mne JUBINAL DE SAINT-ALBIN (Paris), série de vidrecomes allemands. — W. KUHNEN (Belg.).
LAUMONT LAGASSE (Belg.), pipe en verre, de fabrication liégeoise XVIII s. — GAST. LE BRETON (Rouen), environ cent pièces de verreries rouennaises, de la fabrique d’Azémar, des XVII et XVII s. M. Le Breton a l'intention de léguer cette précieuse collection au musée de Rouen. — DE LIESVILLE (Paris), fabriques diverses. — Gte THIERRI DE LIMBURG STIRUM (Belg.), verres gravés; gobelets du XVIIe s. — LUZANNI, verres gallo-romains.
ALFR. MAME (Tours), verrerie de Venise et d'Allemagne, — MA- QUET, urnes, vases, biberons, verres à pied en vieux Venise; ornementation de mascarons et de dessins à filigranes des plus variés. — MAR- TIN, idem. — F. MASKENS (Bels.), verre gravé au diamant, signé : A. SCHEIMAN, 1782. Fabrication hollandaise. — A. M.-S., types divers, italiens, français, allemands. — Mune DE MEESTER DE BOCHT (Belg.), buire en verre gravé, avec Ces mots : VIVE LE PRINCE CHARLE. — RAOUL MELLIER (Abbeville). — DE MONTGERMON (Paris), verreries de Venise et autres. Lampe arabe de mosquée, XVe s,
CH.-L.-A. NICAISE, (Reims), verrerie gallo-romaine.
C't FERD. D'OULTREMONT DE WARFUSÉE (Belg.), grand calice couvert, dit d’accouchée. Fabrique hollandaise du XVII s.
PATRICE-SALIN (Paris), verrerie vénitienne. — JOHN PINSON (Belg.), verre filigrané, façon de Venise, de fabrication anversoise, XVILes. Verre gravé au diamant par le chanoine Schuman de la cathédrale d'Anvers. Le sujet : coq, poule et poussins, est accompagné d'une longue inscription. Dans le pied, on lit : A. F. A. SCHUMAN cANONIGUS SANCTÆ MARIA SCULPSIT 1757. B DE PITTEURS-HIEGAERTS D'ORDANGE (Belg.), verre cylindrique émaillé, du XVIe s., représentant le Sauveur. Légende : Salvator, 1596. — DU PLESSIS (Blois), verrerie de Bohème. — POSNO. — EUG. POSWICK (Belg.), collection de gobelets, verres, canettes, etc., de fabrication flamande, hollandaise et allemande. .
D:' REUSENS (Belg.), grand gobelet de corporation, gravé. — E.-TH. ROGERS, verrerie égyptienne, époque des khalifes. — Br AD. DE ROTHSCHILD (Paris), très rares types vénitiens du XVe et du XVIes. Lampe arabe de mosquée.
D'SALMON, verrotériefranque. — SCHÉFER (Paris). — NICOLAS SIMONON (Belg.). — Bo SNOY (Belg.). — SPITZER (Paris), collection hors de pair, Coupes, vases, cornets, calices, ampoules, bouteilles, en verre de Venise, des XVe, XVIcet XVIIe s. Spécimens de toutes beautés. — CH. STEIN (Paris), série de vieux Venise. Verres filigranés à ailerons et torsades. Rarissime coupe en verre bleu émaillé, décorée d’une frise d'enfants ailés, bordée d’un galon d'or denté, XVes.— G. DE TRÉ- MONT, verreries de Vendôme (1624) etde Plessis-Dorin.
VAN DE CASTEELE (Belg.), collection de verres liégeois renfermant plus de 150 spécimens divisés en trois séries : 10 Facon vénitienne ; 20 façon allemande, 3° façon liégeoise. — LÉOP. VAN HOLLEBEKE (Belg.). — J. VAN MANSFELD (Bels.), album de dessins de verres, copiés en Belgique, en Hollande et dans la Flandre francaise, sur les tableaux peints aux Pays-Bas, pendant le XVeetleXVICs. — Bon VAN DER STICHELE DE MAUBUS (Belg.). — C: FR. VAN DER STATEN PONTHOZ (Belg.), garniture de treize pièces en verre de Bohème, rouge rubis. — VENTRILLON (Blois), coupes de Venise et autres.
A. WILLET (Amsterdam), verreries de Venise, d'Allemagne et des Pays-Bas. — LÉOPOLD DE WAEL (Bels.), calice aux armes du princeévèque de Liège, Maximilien de Bavière. Verre émaillé, avec personnages et enseigue de verriers. Ce beau spécimen de la fabrication d'Anvers porte une inscription et la date de 1602. — WUILLOT-WARIN (Belg.).