‹ Le livre des collectionneursChapitre 29 sur 94 · tome · texte numérisé non relu

tome

frontispice gravé.

petit in-octavo. pages, petit papier.

papier médium ou moyen.

feuillets,

cum figuris, avec figures, figures sur bois.

figures coloriées.

planches enluminées.

portrait, vignettes.

manuscrit.

manuscrits.

autographe, signé ou signature.

broché, cartonné.

demi-reliure, ancienne reliure.

tranche dorée.

tranche rouge.

tranche peigne.

tranche marbrée.

non rogné,

titre rouge et noir.

maroquin bleu, rouge, etc.

maroquin noir janséniste.

maroquin du Levant,

in. de HR ei rie maroquin doublé de maroquin. md Reset maroquin doublé de tabis.

pre te Su peau de truie de Russie.

CLR CRT cuir de Russie.

VD Me er veau brun, fauve, écaille.

NS 88e, ÉD vos eee veau jaspé, marbré, porphyre. vélide HR nr vélin de Hollande.

DOU Das eee ci basane.

PR ee ee filets dorés.

fo: S lD ENT 26 +7. filets d’or sur les plats. COMP: cher. ce filets à compartiments.

dent'inh eee tue dentelle intérieure.

D: L OM pet. Le » o 4 à petits fers.

GAL DREAM EN res à froid.

Hs nIq Mr M 0 quelques piqûres.

ag. mouill..: . . Lo quelques mouillures.

Donnons un exemple. Si nous trouvons : $. /. n. 4. Pet. in-À goth. de 4 ff., fig. s. b., mar. citr. mos. et p. f. s. l. p., dos orn., tr. dor.; q. q. pig. nous traduirons : Sans lieu ni date. Petit inquarto gothique de 4 feuilles, figures sur bois, maroquin citron à mosaïque et petits filets sur les plats, dos orné, tranche dorée; quelques piqûres.

Les curieux de livres sont plus favorisés que les autres collectionneurs, en ce qu’ils peuvent se contenter d'ouvrages modernes. Écoutons ces précieux conseils de M. Jules Richard : « Aux hommes qui veulent se former une bibliothèque, je recommande de s'imposer tout de suite une méthode pour relier et conserver les livres. Et d’abord, il faut adopter un modèle général de reliure qui peut varier de couleur suivant les branches des connaissances humaines auxquelles appartiennent les livres, mais qui donne par son ensemble à une collection une apparence de haut goût.

« La reliure en veau ou en maroquin plein avec nervures, petits fers, dentelle, etc., exécutée par Chambolle et Duru, est un luxe de millionnaire. Comme tous les grands artistes, les grands relieurs sont intraitables ; non seulement il faut couvrir d’or l’ouvrage de leurs mains, mais il faut l’attendre quinze, dix-huit mois et même deux ans, füt-on prince, Roi ou même chef de République.

«Une demi-reliure d’amateur bien conditionnée avec pièces au dos peut satisfaire les gens délicats. Aucun livre ne doit être rogné. Il doit être simplement ébarbé; la tête peut être peigne, mais je la préfère dorée. La peinture peigne se dénature assez vite, tandis que la dorure soigneusement exécutée traverse les siècles,

« IL faut toujours faire relier un volume avec sa couverture imprimée, même lorsque cette couverture est semblable au titre, Enfin, et c'est là Le grand art de tous les bibliophiles et de tous les libraires d'aujourd'hui, il convient d'ajouter à son volume tout ce qui peut en augmenter le prix. Si l’on n’a pas pu se procurer un exemplaire sur papier de luxe, on doit veiller à ce que l’exemplaire ordinaire que l'on veut faire relier soit exempt de ces tares ignominieuses qui souillent et maculent les feuilles à l'imprimerie. Puis on y joint un portrait de l’auteur, soit en gravure, soit en photographie ; s’il se peut, un autographe; des suites de gravures faites pour d’autres éditions, soit avant la lettre, soit en divers états. Du plus mince ragoût bibliophilique on arrive ainsi à faire un morceau recherché et délicat.

« J'affirme qu’une bibliothèque concue sur ce plan, commencée en 1882, composée uniquement de premiers tirages et continuée pendant vingt ans, à cent volumes par année, représenterait au bout de ce laps de temps, au moins une cinquantaine de mille francs ; et elle ne contiendrait que des livres absolument modernes, même contemporains. » (Jules Richard, l’Art de former uue bibliothèque, Rouveyre et Leblond, Paris, 1882.)

C’est surtout chez les amateurs de livres qu’il est utile d’être initié à la science héraldique. Autrefois, la plupart des ouvrages portaient sur les plats de la reliure les armoiries de leurs possesseurs ; quelques-unes de ces marques suffisent à faire monter dans des proportions considérables la valeur d’un livre.

Voici une liste de quelques-uns des plus célèbres bibliophiles, avec les armes, chiffres, devises qu'ils faisaient appliquer sur les volumes de leur bibliothèque.

Les d’AGuesseAU. D'azur à deux fasces d’or, accompagnées de sitæcoquilles d'argent 3,2 et 1.

La duchesse d’AIGUILLON, pairesse de France, connue sous le nom de Mme de Combalet (+ 1675.) £'cartelée au À et À d'argent à trois chevrons de queules, qui est de Ricuezreu ; au 2 et 3, d'or, à 3 hures de sanglier de sable, et À, qui est de \WNIGNEROT. L'écu en losange sur un manteau de pair, surmonté d’une couronne ducale.

Yves d’ALÈGRE, baron de Turnel (+ 1733). De queules, à la tour d'argent, crénelée de 3 pièces, maconnée de sable, accostée de G fleurs de lis d’or, mises en pal, 3 de chaque côté.

Les d’AuGRe. Burelé d'oret d'azur, chargés de 3 soleils d’or.

Le cardinal d’ALsACE, archevêque de Malines (1680411759). De gueules, à la bande d'or.

Le cardinal d’AmBoise, archevêque de Rouen (1469441510). Palé d’or et de queules de G pièces.

AMELOT DE BEAULIEU, président à la cour des Aides (1602+-1668). D'azur, à trois cœurs d'or, surmontés en chef d'un soleil de méme.

Charles ANGENNES, Mis de Rambouillet (1577411652). De sable, au sautoir d'argent.

ANGRAN Vie de Fonspertuis (1617041747). D’azur à 3 chevrons d'or ; accompagnés de trois étoiles à cinq raies, de même, 2 en chef, 1 en pointe.

Le prince d’ARENBERG, comte de la Marck (1833). De queules, à trois feuilles de néflier de cinq feuilles d'or, percées du champ, barbées de synople.

Francois Bernard ARTHAUD, conseiller au parlement de Bourgogne, vers 1743. De queules, à trois tours d'or.

Louis-Marie-Augustin, duc d'AUMONT (1709-1782). D’argent, au chevron de queules, à T merlettes de sable, 4 en chef posées 9, 2; et 3 en pointe posées À, 2.

BASSOMPIERRE (1579-1646). D'argent à 3 chevrons de queules.

Nicolas René BERRYER, garde des sceaux (41762). D'argent au chevron de queules, accompagnée en chef de deux quintefeuilles, elen pointe d'une aigle éployée, le tout d'azur.

Louis Antoine de Gontaut, duc de BiRON, (41793). É'cartelé d'or et de gueules.

Le duc de BLacas. D'argent à la comète de seize raies de gueules.

CHAMILLART. D'azur, à la levrette passante d'argent, accolée d'azur, au chef d'or chargé de trois molettes d'éperon du champ, alias de sable.

Michel Ferdinand d'Albert d’Aïlly, duc de CHAULNES (1717+- 1769). De gueules, l'écu diapré de deux rinceaux embranchés de laurier d'argent passés en sautoir, au chef échiqueté d'argent et d'azur de trois traits qui est d'Aïzrx ; sur le tout d'or, au lion de queules, armé, lampassé et couronné d'or qui est d'ALBERT.

Le duc de Cnoiseuz (1719-1785). D'azur, à la croix cantonnée de 20 billettes de même, qui est de OnoisEuL ; e{ portant en cœur, d'or à la croix ancrée de queules, qui est de STAINVILLE.

CocserT. D'or, à la couleuvre en pal, tortillée d'azur. 1 ne faut pas confondre les armes de Colbert avec celles d'un autre amateur Jean-Baptiste LANTIN, conseiller au parlemennt de Dijon : D'azur à la bisse d'or, au chef de même.

Joseph Antoine CRozaAT, Mis de Thugny (1699 + 1750). De queules, au chevron d'argent, accompagné de trois étoiles de même, deux en chef, une en pointe. |

La Comtesse Du Barry (1746 + 1793). Deux écus accolés. Le premier : De queules, à 3 jumelles d'argent. Le deuxième : D'azur, au chevron d'or, portant en cime un geai surmonté d'un G, et accompagné en chef de deux roses; en pointe, d’une main dextre en pal; le tout d'argent. Devise : Boulez en avant. Sur les porcelaines que la comtesse commandait à Sèvres, elle se contentait de son fameux chiffre : D. B., surmonté d’une couronne de roses.

Diane De Poitiers. Leslivres de l’inséparable amie de Henri IT présentent sur les plats les chiffres et emblèmes des deux amants composés de trois croissants, allusion à Diane, et d’un monogramme formé des lettres H. D. D. enlacées. :

Emmanuel de Durfort, duc de Duras (4745 + 1789). £'cartelé : au 4 et A, d'argent à la bande de queules qui est de Durrorr ; au 2 el 3, de queules au lion d'argent qui est de Duras.

Les d'EsrainG. D’azur à trois fleurs de lis d'or, 2 et À, au chef d'or pour brisure.

Les d'Esrrées. £cartelé : au À et 4, d'argent, fretté de sable de G pièces, au chef d'or chargé de 3 merlettes de sable, qui est d'Es- TRÉES; au 2 et 3 d'or, au lion d'azur couronné et lampassé de queules, qui est de la CAUCRIE, en Boulonnois.

Nicolas FouquEeT (+ 1680). D'argent à l'Écureuil rampant de gueules. Devise : Quo non ascendam ?

Louis Jean GaiGnaT (1697 + 1768). D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d’un cygne, le tout d'argent ; au chef du second, chargé de trois roses de queules. Les beaux livres de Gaignat, vendus à sa mort aux enchères publiques, montèrent à des prix très élevés.

GIRARDOT DE PRÉFONDS. Mort au commencement du XIX® siècle. Écartèlé : au À et 4, de sable, au chevron d'argent ; au 2 et3, d'argent au lion de sable.

Les Gonpi. D'or à ® masses d'armes de sable passés en sautoir, liées de queules par en bas.

Glaude Gourrier, Mis de Boissy (1519+ 1570). D'or, à 3 jumelles de sable.

Jean GrouIER Vte d'Aiguisy (1479 + 1565). D'azur, à 3 besants d'or, rangés en fasce en pointe, accompagnés d'autant d'étoiles d'argent rangées de même en chef. Après son mariage avec Anne Briçonnet, il écartela des armes de sa femme : D'azur, à la bande componnée d’or et de queules, le deuxième compon chargé d'une éloile d'or, accostée d'une autre étoile de même.

Nous avons dit que cet illustre bibliophile avait plusieurs devises dont la plus répandue est celle-ci : Mer Grolierii Lugdunens. el amicorum.

Les d'HARCOURT. De queules à 2 fasces d'or.

Achille de HarLay (1639 + 1712). D'argent, à 2 pals de sable. Autour de cet écusson, posé sur les plats, se trouvait répété aux angles du volume un monogramme formé des lettres 4. 1. H. C. D. B. (Achille de Harlay, comte de Beaumont.)

Charles Henri, comte de Hoym, mort vers 1736. Fascé d’argent et de sable de À pièces.

Henri IT. Les livres de Henri IT se confondent le plus souvent avec ceux de Diane de Poitiers. On y trouve presque toujours les chiffres et emblèmes des deux amants. Leur bibliothèque était commune et renfermée au château d’Anet.

HENRI IT. L'écu de France accolé de celui de Pologne parti de Lithuanie, les larmes et surtout les têtes de mort, sont des motifs particuliers aux livres ayant appartenu à Henri III. Il affectionnait aussi un cachet couronné (formé des initiales Henri, Louise, Lorraine) et l'estampille de la confrérie des capucins, dont il faisait partie, le Christ en croix.

Henri IV. Les écus accolés de France et de Navarre et au-dessus, un H couronné.

Les de LA MorGNox. Losangé d'argent et de sable, au franc quartier d'hermines.

Les La RocueroucauLp. Burelé d'argent et d'azur, à 3 chevrons de queules brochant sur le tout, le premier écimé.

Lous César de la Beaume Leblanc, duc de LA VALLIÈRE (1708- 113 0). Coupé d'or et de queules au léopard lionné, coupé de sable et d'argent, et brochant sur le tout. La bibliothèque de cet ardent amateur était considérable et magnifique.

Me Le Duc, Mise de Tourvoie. Gette danseuse, qui fut la maitresse, puis la femme de Louis de Bourbon-Condé, Cte de Clermont, avait pris les armes parlantes de la Mise de Tourvoie, une tour sur une voie: Une tour soutenue d'une terrasse ou d'une fasce abaïssée.

Michel de L'Horrrar, chancelier de France (+ 1573). D'azur, à la tour d'argent bâtie sur un roc de même, au chef cousu de gueules, chargé de trois mollettes d'or.

Louis XII. Un semis d’abeilles et la devise: Non utitur aculeo regina cui paremus. Après son mariage avec Anne de Bretagne, il adopta pour ses livres les armes de France, auxquelles il joignit l'hermine de Bretagne et fit mettre au-dessus des armoiries un hérisson, avec la devise : Cominus et eminus.

Louis XIII. Les écus de France et de Navarre, au-dessus d’un L couronné. Des L et des fleurs de lys surmontés de la couronne royale sont parfois semés autour de l’écusson.

Louis XVI, Dauphin. £'cartelé de France et de Dauphiné.

Le Ricue DE LA POUPELINIÈRE, fermier général sous Louis XV. De gueules, au coq perché sur une chaine, adestré en chef d'une étoile ; le tout d'or.

Les Le Tezuer. D'azur, à 3 lézards d'argent posés en pal, au chef cousu de gueules, chargé de 3 étoiles d'or.

Le Cardinal pe Loménie pe BRENNE (1737 + 1794). É'cartelé au À et 4, d'or à 2 vaches de queules accornées, accolées, clarinées et onglées d'azur, qui est de BÉon ; au 2 et 3, d'argent au lion de gueules lampassé d'azur, armé et couronné d'or, la queue nouée, fourchée et passée en sautoir, quiest de LUXEMBOURG; sur le tous DE LOMÉNIE : D'or à l'arbre de sinople, sur un tourteau de queules, au chef d'azur, chargé de trois losanges d'argent.

De LONGrÉRIER. D'azur, à trois macles d'or.

Charles d'Albert puc 8 Luynes (1620 + 1690). £'eartelé : au 4 et 4 d’or, au lion de queules armé, lampassé et couronné de même qui est d'ALBERT; au 2 et 3, de gueules, à 9 macles d'or, 3, 3 et 3 qui est de RonAN.

Françoise d’Aubigné, Mise DE MAINTENON (1625 + 1719). De queules, au lion d’hermine armé, lampassé et couronné d'or. Le lion était répété aux angles.

D. P. Thomas Marou. XVI siècle. Sur les plats de ses délicieuses reliures, ce célèbre amateur variait ses devises; mais la plus repandue est celle-ci: 7ho. Maioli et amicorum. Sur certains volumes, il fit mettre un chiffre compliqué, composé des lettres, A. E. H. I. L. M. O. P.S.T., que l’on traduit par E. P. Taomas MaioLr.

La Dsse pu Maine (1676 1753). Une ruche et des abeilles d’or, avec cette devise : Piccola. Si. Ma. Fa. Pur. Gravi. La Ferile. (Je suis petite, mais je fais pourtant de graves blessures). Get emblème faisait allusion à l'ordre de la Mouche à et fondé à Sceaux par la duchesse, en 1703.

MARGUERITE DE VALOIS (1492 + 1549), sœur de do I. Des marguerites aux angles ou en semis et parfois cette légende : Spes mea Deus.

Marie pe MÉpicis. Parti de France et de Toscane, et un chiffre formé des lettres M. M. H. (Marie, Médicis, Henri).

Manie LEczINsSKA (+ 1768), femme de Louis XV. L'écu de France, accolé à un écu compliqué renfermant les armes de Pologne, de Lithuanie et de Leczinski.

MARIE-ANTOINETTE (1755 — 1793). Les armes de France et d'Autriche, accolées.

Le chancelier Maupeou (1688 + 1775). D'argent, au porc-épic de sable.

MAZARIN (1602 + 1661). D'azur à un faisceau d'or, lié d'argent, du milieu duquel s'élève une hache consulaire de même ; à la fasce de gueules, chargée de trois étoiles d'or. Ges armes sont accompagnées, aux angles, d’un chiffre formé des lettres C. J.M. (cardinal Jules Mazarin) ou seulement des lettres J. M.

MESDAMES DE FRANCE, filles de Louis XV. Elles résidaient, en été, au château de Bellevue, où chacune d'elles avait sa bibliothèque. Leurs armes étaient les mêmes : De France, dans un écu en losange. La couleur des reliures servait à les faire distinguer. Les livres de MADAME ADÉLAÏDE, étaient habillés en maroquin rouge; ceux de MADAME SOPHIE, en maroquin citron et ceux de MaAnAME VICTOIRE, en maroquin vert.

MIRABEAU (1749 + 1791). D'azur, à la bande d'or, accompagnée en chef d’une demi-fleur de lis du même, défaillante à dextre, florencée d'argent, et en pointe de trois étoiles d'argent en orle.

Hue de MIRoMÉNIz, chancelier de France (1723 + 1796). Écartelé : au À et 4 de queules, au chevron d'or accompagné en chef de 2 étoiles de même, et en pointe d'un croissant d'argent; au 2 et 3, d'argent au lion de sable lampassé de queules. I avait aussi un chiffre composé des lettres : I. M. 0. L. E.

Les Monresquiou. D'or à deux tourteaux de queules.

Les MONTMORENCY. D'or, à La croix de queules, cantonée de 16 alérions d'azur. Devise: Dieu ayde au premier baron chrestien.

Les Noaïzzes. De queules à la bande d'or.

Charles Nopter (1780 + 1844). Les livres de sa bibliothèque, tout remplis de ses notes, avaient pour devise : Ex musæo Caroli Nodier.

Gaston d'ORLÉANS, frère de Louis XII, Un double G, avec ou sans couronne, cantonné de fleurs de lis sur les plats, aux angles et au dos du volume.

Pnitippe D'ORLÉANS, régent. De FRANCE, au lambel à trois pendants d'argent. Le prince employait aussi un monogramme, formé de deux P couronnés.

La M de Pomranour (1722+-1764). D'azur, à 3 tours d'argent maçonnées de sable.

Le comte de PROVENCE, depuis Louis XVIII (175 + 1824). Écartelé : au 4 et 4 de FRANCE, au® el 3 d'azur à la fleur de lys d'or surmontée d’un lambel de gueules qui est de PROVENCE.

Les RicneLiEU. D'argent à 3 chevrons de queules.

Charles de RounaAN, prince de Soubise (41715-41787). Sur le dos, entre les nervures, des macles et des moucheture d’hermine couronnées,

Le duc de SaINT-SImoN, l’auteur des mémoires (1675414755).

É'cartelé : au À et 4, échiqueté d'or et d'azur, au chef du second chargé de 3 fleurs de lis du premier qui est de SAINT-SIMON ; au 2 et 3 de sable, à la croix d'argent chargée de 5 coquilles de queules, qui est de ROUVROY.

J.-B. Sanreuiz, le poète (1630 + 1697). D'azur à À tête d'argus d'or; les yeux au naturel.

Gabriel de SARTINE (1729 + 1801). D'or, à la bande d'azur, chargée de trois sardines d'argent.

Pierre SEGUIER, chancelier de France (1588 + 1672). D'azur au chevron d’or, accompagné de deux étoiles d'or en chef, et d'un mouton passant d'argent en pointe.

Pierre Srrozzr, maréchal de France (+ 1558). D'or, à la fasce de gueules chargée de trois croissants d'argent, tournés à dextre dans le sens de la fasce.

Les TazzeyrAND-PÉRiGORD. De queules, à trois lionceaux d'er armés, lampassés et couronnés de même, posés 2 et 1.

Jacques Auguste pe Tnou (15531617). D'argent, au chevron de sable accompagné de 3 taons du même, 2 en chef, À en pornte. — Après son mariage avec Marie BARBANÇON, il accole les armes de sa femme aux siennes. En 1602, lors de son second mariage avec Gasparde de La Cnasrre, les armes de cette dernière remplacent celles de Marie Barbançon. De Thou eut aussi plusieurs chiffres.

Turçor (1727-4781). D'hermines frotté de gueules de A0 pièces.

Claude d'Urré, gouverneur des enfants de France sous Henri If. De vair, au chef de queules.

VauBan (1633-1707). D’azur au chevron d'or accompagné de même, 2 en chef et en pointe et surmonté d’un croissant montant d'argent.

La Css de Verrug. Jeanne d’Albert de Luynes (1670414736). D'argent à la croix de sable cantonnée de 4 losanges de même qui est de VERRUE ; accolé d'ALBERT DE LUYNES, qui porte écartelé de ROHAN.

Marc Laurin de WaATERYLIET, né à Bruges, mort vers 4610. Ces deux devises, dans une couronne de laurier : Virtus in arduo. M. Laurini et amicorum. Quelquefois, une autre devise était substituée à la première. (Joannis Guigard. Armorial du bibliophile. — Nous renvoyons les curieux de livres et de reliures, au précieux ouvrages de M. Guigard.)

Vente Sieurin 1879. — Suite d'eaux-fortes de Moreau pour les Lettres à Émilie, avec portraits de Dumoustiers, 1,005 fr. — Figures des Contes de La Fontaine, in-4°, d'après les dessins de H. Fragonard, par différents graveurs, destinés à orner l'édition

des contes en 2 vol. in-4°, imprimée par P. Didot l'aîné. 20,000 fr. — Suite complète de 34 gravures in-8° de Moreau pour l'édition des œuvres de Molière, par Bret, 1773, dont un beau portrait par Mignard, gravé par Cathelin, avant la lettre. 4,095 fr. — Les Baisers, précédés du Mois de Mai; poème par Dorat, 4,500 fr, — Les Amours pastorales de Daphnis et Chloé, dessins de Gérard et de Prud'hon, 3,000 fr.

LES RELIURES. — Pendant une grande partie du moyen âge, les somptueuses reliures réservées aux plus beaux manuscrits furent l'œuvre des orfèvres. Aux métaux précieux, ils joignirent des pierres gravées, camées et intailles, des rubis, des diamants. Par malheur, ces richesses tentèrent la cupidité des conquérants barbares, qui les brisèrent en se les appropriant, et les monuments de ce genre sont très rares aujourd’hui. Exécutés d’abord à Constantinople, ils furent imités dans la suite avec une égale perfection en Italie, en France, en Allemagne et en Angleterre.

Ces riches parures recouvraient des bibles, des évangéliaires, des livres d'heures ou d'office, que les Rois se plaisaient à offrir aux églises et aux corporations religieuses. L'invention de l’imprimerie arrêta tout à coup ce luxe éclatant.

Dans toutes les abbayes, où l'on s’occupait de composer des manuscrits, il y avait parmi les moines, non seulement des copistes et des enlumineurs, mais encore des relieurs rompus à toutes les pratiques du métier. La chasse leur procurait des peaux qu'ils surent utiliser. À une époque voisine de la Renaissance, ils les enjolivèrent, à l’aide des fers à gaufrer, d’ornements empruntés à l'architecture gothique. Ces reliures sévères, exemptes de dorures, reçurent le nom de « reliures monastiques ».

Les belles reliures monastiques se firent en France jusque dans les premières années du règne de François 1; elles trouvèrent en Allemagne de très habiles interprètes, qui en prolongèrent la mode en empruntant à Albert Dürer, à Hans Holbein et à quelques autres, des motifs de décoration.

Au commencement du XVIe siècle, l'Italie donna les premiers modèles de la belle reliure en maroquin gaufré et doré. On les faisait exécuter à la façon des manuscrits arabes, qu’on apportait d'Orient à Venise, et qui offraient dès lors comme aujourd'hui des couvertures de cuir de couleurs remarquables par leurs mosaïques et leurs dorures. (P. Lacroix, le Moyen Age et la Renaissance.)

« A la Renaissance, dit M. G. Libri, le sentiment du beau se développa avec une telle force, que les yeux ne semblaient plus pouvoir supporter la vue des objets qui n’eussent été embellis par la main d’un artiste. À une époque où les chaussures de luxe étaient de véritables objets d'art et où, aux diners d'apparat, on ne se servait guère de pâté qui n'eût été modelé par un sculpteur, la reliure des livres ne pouvait être négligée; aussi l'invention de l'imprimerie, en multipliant les livres, ne tarda pas à diminuer et à faire cesser graduellement l’emploi si coûteux de l’orfèvrerie dans la reliure.

« Lescollectionneurs les plus célèbres, portèrent bientôt le goût des ornements, dans la couverture de leurs volumes. Ils s'adressèrent à des artistes qui, d'abord par des impressions à froid, ensuite à l’aide de dorures et de différentes couleurs, tracèrent de charmants dessins, parfois même de véritables tableaux sur les plats et les tranches des livres. » (Monuments inédits ou peu connus faisant partie du cabinet de Guillaume Libri; Londres, 1864.)

Le fameux bibliophile Jean Grolier de Servier, Vte d'Aiguisy, nous a laissé les plus beaux types de reliure de cette brillante époque. Grolier naquit à Lyon en 1479 ; il fut sous Louis XII l'un des quatre trésoriers de France. Sa bibliothèque était admirable, ses livres sortaient des premières presses de l’Europe et le soin de les couvrir était confié à des hommes d'une habileté consommée. Pendant son séjour en Italie, il s'était approvisionné chez les Alde à Venise, qui lui avaient envoyé leurs ouvrages reliés avec art, suivant le goût italien.

Bonaventure d'Argonne, connaisseur du temps, disait des livres de Grolier : «Il semble à les voir que les muses qui ont tant contribué à la composition du dedans, se soient aussi appliquéesàles approprier au dehors, tant il paraît d'art et d'esprit dans leurs ornements. Il sont tous dorés avec une délicatesse inconnue aux doreurs d'aujourd'hui. Les compartiments sont peints de diverses couleurs, parfaitement bien dessinés et tous de différentes figures. Dans les cartouches se voient, d'un côté, en lettres d’or, le titre du livre, et au-dessous ces mots, qui marquent le caractère si honnète de M. Grolier : /o Grolieri et amicorum, et, de l’autre côté, cette devise, témoignage sincère de sa piété : Portio mea, Domine, sit in terra viventium. »

La bibliothèque de cet illustre curieux se composait d'environ trois mille volumes. Ce qu'il en reste s’enlève à des prix considérables. Chaque volume se paie de quatre à cinq mille francs.

Un autre amateur, un Italien, Thomas Maioli, que l'amour

des livres a rendu célèbre, se rapprochait par une de ses devises de son contemporain Grolier. Les exemplaires marqués : 7h. Maioli el amicorum, sont l’objet du même engouement que ceux de Jean Grolier.

Reliure du XVIe siècle, par Clovis Ève.

Collection de M. le baron Jérôme Pichon.

Henri HT aimait les livres. En 1583, il fit un édit par lequel il était défendu aux bourgeois de porter des pierreries, mais il leur permettait d’orner leurs livres d'heures de quelques diamants, quatre au plus. Les femmes nobles pouvaient en mettre cinq. Pour les plus grandes dames, lenombre était illimité.

Ce prince avait adopté un genre de reliure très célèbre aujourd'hui sous le nom de reliures à la tête de mort. Le funèbre emblème, multiplié sur le dos et sur le plat, était accompagné de cette devise : Spes mea Deus, ou parfois de celle-ci : Memento mor.

Aux savantes compositions symétriques et parfois architecturales de la Renaissance succédèrent, chez les derniers Valois, des entrelacs géométriques àcompartiments vides. Les compartiments furent bientôt remplis de chiffres, de fleurons, de fleurs comme dans les livres de Marguerite de Valois, sœur de Henri IH, où la marguerite est répétée nombre de fois. Ces reliures dites « à la Fanfare » se prolongèrent jusque sous Louis XIIL en subissant diverses modifications.

Les fers à dentelles s’imposèrent au X VIT siècle et les reliures rayonnantes de Le Gascon en sont les plus beaux types.

Sous Louis XIV, les larges dentelles régulières et monotones encadrent souvent de grands écussons et présentent des masses d’or qui visent à l'effet.

Les dentelles du XVIIe siècle s'éloignent des précédentes, en ce qu'elles ne sont pas à répétition, mais à combinaisons dont la variété est infinie; tous les spécimens offrent cette particularité que, malgré leur apparence similaire, ils diffèrent entre eux.

LISTE CHRONOLOGIQUE DES PRINCIPAUX RELIEURS FRANÇAIS ET DE QUELQUES ÉTRANGERS.

DAUBERVILLE, relieur du cardinal d'Amboise, travaillait en 14502 pour le château de Gaillon.

Denis, exécutait en 1502, pour le château de Gaillon, de belles reliures aux armes du cardinal d'Amboise,

GaLLer, relieur de Rouen, travaillait pour Georges d’Amboise dans le même temps que Denis et Dauberville.

Philippe Le Non, libraire imprimeur relieur du Roi, exerçait sous Louis XII et sous François I.

Clément Auisanpre, belge, reliait en 1510 pour le duc de Clèves. Il signait ses œuvres, satisfaction longtemps interdite aux relieurs français, par les imprimeurs à la solde desquels ils travaillaient. Dans les ouvrages des couvents, l’abstention des signatures provenait d'un sentiment d’humilité,

Pieter KEYsERE, imprimeur flamand, contemporain d'’Alisandre, signait les reliures faites chez lui, de son nom latinisé Petrus Ceraris.

TRIHOLLET florissait à Tours, où il se distinguait vers 15145, par ses belles reliures ornées de dessins dorés au pointillé.

John Gunpai,, relieur de Henri VIII, d'Angleterre, habilla pour ce prince de magnifiques volumes sur lesquels était représentée la rose des Tudors accompagnée de devises.

Pierre RorFET dit LE FAUCHEUX, travaillait pour François I et pour HenriIl.

Jehan Foucauzr et Jehan Louver, célèbres doreurs sur cuir sous Henri Il, ont vraisemblablement doré pour les libraires. (Ed. Fournier, Art de la reliure en France, Paris 1864.)

Claude Piqué, relieur de Charles IX, florissait en 1570.

Clovis Eve, aidé plus tard de Nicolas Eve, son fils, a longtemps relié pour Charles IX, Henri HIT et Henri IV. Il fit pour Marguerite de Valois, première femme de Henri IV, des couvertures semées de marguerites d’or et connues sous le nom de de reliures de la reine Margot.

Clovis Eve, fils de Nicolas, portait sous Louis XIII le titre de relieur du Roi.

Pierre GAILLARD, libraire-relieur, florissait de 1600 à 1615. D'après l'abbé de Marolles, il serait l'inventeur « de reliures à peu de frais qui font ressembler le parchemin à du veau, y mèlant des filets d’or sur le dos ».

Pierre PorRTIER exerçait au commencement du XVII siècle. L'abbé de Marolles nous fait encore l'éloge de « cet autre excellent relieur » auquel on devrait l'invention « du parchemin vert naissant. »

Macé RuETTE florissait en 1606. Il est, dit-on, l'inventeur du maroquin jaune marbré et du papier marbré.

Antoine RuETTE, « relieur du Roy, » obtint un brevet de logement au collège royal, le 3 juillet 1650. Il travailla un peu pour Louis XIII et beaucoup pour Louis XIV. Il a relié presque tous les livres du chancelier Seguier (+ 1672) en basane, pour les volumes ordinaires, en maroquin rouge, pour les exemplaires de choix.

PIGORREAU, florissait vers 1615. Très habile en son art, il appliquait les dorures en légères dentelles et au pointillé avec un incontestable talent.

Le Gascow, « le maître des maîtres, » florissait dans la première moitié du XVII siècle. Il exécutait toutes sortes de reliures selon les désirs de ses clients, mais son type préféré était le maroquin rouge avec des ornements à petits fers, entourant les initiales du possesseur. Ses reliures rayonnantes, ses dentelles, ses entrelacs géométriques empruntés aux fanfares, sont rendus

avec une finesse et une perfection inouïes. Des rivaux crurent limiter en copiant ses fers; mais il leur manquait la main du maitre et leurs dorures, plus lourdes et moins pures, sont facilement reconnaissables.

Le Gascon a relié pour Mazarin, Gaston d'Orléans, Fouquet, Condé, les Séguier, de Montausier, les du Puy, Antoine de Loménie, le président Molé, etc.

Les Boyer furent les continuateurs de Le Gascon; l’ainé travailla pour Colbert, pour Fléchier en 1696; le second était encore relieur du Roi, en 1733.

Guillaume Cornter florissait en 1680.

En 1691, suivant Abraham du Pradel, les sieurs BERNACHE et Nyon, « fameux relieurs et doreurs, près Saint-Hilaire, travaillaient pour la bibliothèque du Roi. »

Eloy LevasseUR, Guillaume GAVELIER et Martin MAuGRrAs étaient syndics de la corporation des relieurs-doreurs, en 1686.

Claude Le Mie relia pour Louis XIV, de 1664 à 1698.

Gilles Dugois travaillait pour Louis XIV, vers 1680.

Louis Dugois fut relieur du Roi de 1689 à 1728. IL compta aussi parmi ses clients le Régent et le fameux cardinal Dubois, lindigne prélat qui inspira cette épitaphe :

Rome rougit d’avoir rougi L'homme qui git ici.

Charles BRADEL était garde de la communauté, en 1720.

Pour l’année 1718, Ed. Fournier donne la liste des maitres relieurs et doreurs qui doivent payer la confrérie de Saint-Jean l'Évangéliste érigée en l'église des révérends frères Mathurins : on y trouve : 2 ANGUERAND, Ernest-Louis et Jacques ; 2 AuGé, Nicolas et Pierre; 2 Baïzzy, Jean et Martin; 2 Barircor, François et Lazarre; 2 BLacuer, Jacques et Jacques-Nicolas fils ; 2 BonNET, Michel et Jacques; 2 Boucuer, Laurent père et Charles, fils; 3% Boyer, Luc-Antoine père et Estienne fils; 2 Boyer, Estienne père et Bertrand fils ; 5 BRADEL, André; Charles, garde en 1710, Guillaume fils; Bradel Pierre, père; Pierre fils; 2 Bisser, Joseph et Pierre.

2 CHENU, Charles et Louis ; 2 CoreREL, Antoine et Jacques-Philippe; 2 DELATTE, Denis et Henry; 2 De ROME, Jacques et Louis; 3 DESLOUVIERS, Jean, Nicolas et Robert; 2 DETUNE, Guillaume père et Guillaume fils; 2 Douceur, Daniel et François; 2 Du

Buisson, Pierre et René ; Du PLANIz, Jean, garde en 1713; 3 GaiL- LARD, Charles, Guillaume et Louis; 5 Gamer, François, Francois

fils, Guillaume, Louis-Guillaume, Pierre l’ainé; 2 GirFarp François et Lambert; 2 GopREAU, Jean-Baptiste et Pierre ; 2 HAMMER- VILLE, Jacques et Jean; 3 Hocagreau, Charles, Estienne et Louis- Jacques ; LA FERTÉ, Pierre-Louis; 2 LA GRIvE, Pierre père et Pierre fils.

6 Le Monnier, Jacques, Jean, Jean-Louis, Laurent, Louis et Pierre; 3 LE PAGE, Jdan, Jacques et Michel; 2 Mayeur, Charles père et Charles fils; 2 MERGIER Guillaume et Pierre; 2 MicnoN, Jean-Louis et Pierre; 2 MoNGogerT, François et Jacques, fils de Pierre Mongobert, libraire en 1691 ; 2 Morez, l’un Jean, l’autre, dit DarLy, Pierre; 2 NorTiN, Renaud et Simon-Francois; 5 PADE- Lour, Antoine-Michel fils, Antoine-Silvestre, Michel père, Philippe garde de la communauté en 1726, doyen en 1729 année de sa mort (78 ans), et Philivpe fils.

2 Ponrier, Estienne et Nicolas; 2 RiBou, Antoine et Louis; 2 RoUEN, Jean père et Jean fils ; 6 SAUVAGE, Estienne, Jean, Jean- Nicolas, Michel, Michel jeune et Pierre Guillaume; presque tous furent gardes de leur communauté ; 2 TiGer, Guillaume et Pierre ; 2 TourING, François et Michel; 3 TRouvAIN, François, Jacques et Simon, etc.

Les DupLaniL exercèrent à Paris, depuis le XVI[° siècle, jusqu’au milieu du XIXe.

Les DuBuisson ont beaucoup employé les petits fers à dentelles.

René Dubuisson fut garde de la communauté en 1718. Pierre Dubuisson obtint la même distinction en 1726. Pierre- Paul Dubuisson, relieur du Roi en 1758, était en même temps dessinateur d’armoiries.

Augustin pu Suit, « relieur de Monseigneur et de Madame la duchesse de Berry, » florissait à la fin du règne de Louis XIV. En 1699, il épousa la fille de Philippe Padeloup et en eutsept enfants. (Jal.)

La famille des Papecour fournit une série de bons relieurs, dont le plus célèbre fut Antoine Michel (16854-1758), nommé « Relieur du Roi » en 4733. Il excellait dans les marqueteries et ‘les arabesques à petits fers. Jean Padeloup, fils d'Antoine Michel, fit aussi preuve d’habileté. La Mise de Pompadour fut leur cliente.

Le relieur LESNÉ, auteur d’un poème sur la reliure, Paris 1820, dit après avoir fait l'éloge de du Seuil :

Pasdeloup le suivit, puis le fameux Derome, Pasdeloup si connu, que partout on renomme, Et dont l'ouvrage, encore aujourd'hui si vanté, Par les grands amateurs sera toujours cité.

Depuis le milieu du XVIT siècle jusqu’à la fin du X VITE, les pe Rome comptèrent une lignée de relieurs. Jacques-Antoine, mort en 1761, âgé d'environ 65 ans, fut vraisemblablement celui qui illustra la famille. Sur des reliures pleines en maroquin, il guillochait d’élégantes dorures et appliquait sur le dos, entre les nervures son joli fer à l'oiseau royal aux ailes éployées. De Rome relia pour Mme de Pompadour.

En 1740, Cuexu, relieur des Menus-Plaisirs, touche 718 livres pour des reliures en maroquin de diverses couleurs avec dorures à grandes dentelles et les armes de Madame Première. Louis Chenu fils est inscrit sur les comptes des Menus en 1752 et en 1758. (Arch. Nat., 0' 2985, 0! 2002).

Fournier reliait pour les Menus-Plaisirs en 1754, mais son nom est éclipsé par celui de VENTE, artisan laborieux, qui, pendant de longues années et jusqu'en 1791, a beaucoup travaillé pour Louis XV, Louis XVI et la famille royale.

En 1753, Vente réclame 974 livres. Nous remarquons sur sa facture, trois exemplaires reliés en maroquin et doublés de tabis avec grande dentelle en dehors sur ie plat, à 24 livres chacun; un exemplaire relié en maroquin citron doublé de taffetas rose et doré en plein sur ie plat, avec les armes de M. le contrôleur général sur les deux côtés, 24 liv. — Huit exemplaires de l'Isis et d'Élie à 6 liv. 48 liv. (Arch. Nat., 0! 2993.) Son plus fort mcmoire est daté de 1766; il s'élève à 9,053 Liv. — La plupart des reliures de Vente sont en veau, ou bien en maroquin noir, rouge ou citron orné de dentelles, avec les armes du Roi. (0'3015...)

Le 19 novembre 1760, MERCIER présente une facture de 1,069 liv. pour la reliure de 24 volumes d'estampes du cabinet du Roi. Ces ouvages sont offerts, au nom de $. M., à M. Colloredo. (Arch. du min. des Aff. étr., Présents du Roi, 1759.)

MarrTez, reliait pour Voltaire.

Louis Douceur, relieur ordinaire du Roi, exerçait en 1755.

BiziAux, rue du Foin-Saint-Jacques, relia pour Mme de Pompadour et plus tard pour Voltaire.

REDOU, maître relieur, rue Chartrière, est cité comme possédant « les fers de Mme du Barry ».

CnaMoT et surtout La Ferté furent longtemps occupés par le due de la Vallière, dont la bibliothèque était remarquablement belle.

Hamrim reliait pour le cardinal de Loménie de Brienne, (1727414794).

TESSIER, à Paris, se dit sur sa carte d'adresse : « successeur du sieur Le Monnier, seul relieur doreur de livres de Mgr le duc d'Orléans et de sa maison... »

Si nous consultons l’'Almanach des corps des marchands et communautés, Paris, Duchesne, 4758, nous y trouvons à cette date les noms de LAPkRLE, DELATTE, AUBERT et GAMET, seuls cités, mais avec cette mention qui leur donne une certaine importance : relieurs, doreurs, jurés.

Par leurs statuts, datés de 1689, il était interdit aux relieurs «sous les peines portées par les ordonnances de relier aucuns livres défendus contrefaits, ou libelles diffamatoires composés contre la religion, l'État ou les bonnes mœurs... » L'apprentissage durait cinq ans et le compagnonnage trois ans. Le patron est saint Jean Porte-Latine.

Parmi les maîtres les plus connus à Paris, en 1777, l’Almanach Dauphin cite :

ANGUERAND, rue des Amandiers, relieur ordinaire du Roi.

BoismaRD, rue Saint-Jacques « un des plus renommés pour la dorure sur cuir et les reliures précieuses d’étrennes mignonnes et colombats ».

Cornu, rue des Amandiers, relieur ordinaire de M. le lieutenant général de police.

DELORMES, rue Saint Jacques. Il est mentionné dans les mêmes termes que Boismard.

Cosmans, relieur du Dauphin.

Duran», « relieur ordinaire du clergé. »

Gopreau, « relieur ordinaire de Madame la Dauphine. »

LAFERTÉ, « relieur chargé de l'entretien de la bibliothèque de M. le duc de la Vallière. » En 1758, ‘Laferté eut l'honneur d’être un des quatre jurés de sa corporation.

LEMONNIER, relieur ordinaire du duc d'Orléans.

LETELLIER, relieur du Roi.

PaprLour (veuve), relieur du Roi.

PonTHIER, relieur ordinaire de M. le duc d’Aiguillon.

Les Zablettes de Renommée, Paris, 1791, recommandent Gos- SELIN « un des plus habiles et des mieux assortis en fers pour la dorure sur cuir, avec armes chiffres, vignettes et miniatures ».

En 1798, le C*° pe GaumoNr, réfugié à Londres, faisait pour vivre de belles reliures dont il demandait jusqu’à 24 louis. Delille a écrit en faisant allusion à un livre splendidement habillé par son ami.

De son vêtement d’or, un Caumont l’embellit,. Et de son luxe heureux, mon art s'enorgueillit.

On rencontre parfois sur certains volumes l'adresse imprimée

du noble artisan. La voici : Caumont, relieur, 4, Fleet-Street Soho-Square.

L'Almanach du commerce de Paris et les diverses expositions nous renseigrent sur les plus habiles relieurs de Paris au XIXS siècle.

BrzouaRD était « relieur des bibliothèques de S.M. l'Empereur », en 1812.

DEBAUSSAUX, « relieur de la bibliothèque impériale, » demeurait rue du Mont-Saint-Hilaire.

PERTUISOT, rue de l'Odéon, reliait pour la Cour des comptes.

SIMIER, relieur de l’Impératrice Marie-Louise, en 1812, s’associa son fils sous la Restauration. En 1826, ils sont qualifiés : « relieurs du Roi, de Madame et du duc de Bordeaux. » Ils s’annoncent posséder une riche collection d’armoiries et en état d'exécuter dans le plus court délai tous les présents qui se font à la cour et dans les cours étrangères.

A l'exposition de 1834, Simier père avait épuisé toutes les récompenses. Il eut un rappel de médaille d'argent. Nous relevons ce passage du rapport de la Commission : «Il y a déjà 38 ans que les ateliers de M. Simier fournissent des reliures qui chaque année sont d’un travail plus exquis et d’un goût plus remarquable. Lorsque les Chambres des pairs et des députés échangèrent leurs collections avec celles du Parlement britannique, elles chargèrent M. Simier de les embellir par tout ce que leur art pouvait produire de plus parfait. »

Germain SIMIER se montra digne de son nom. Il exposa au Mans, sa vie natale, en 4836. A cette occasion, le rapport général s'exprime ainsi : « C’est bien à propos d'œuvres semblables qu’il faut parler d’art et non de métier. La richesse de ces dessins, la pureté de ces formes, l'éclat de ces couleurs et de ces dorures, font de la reliure ainsi traitée un art qui, grâce aux efforts des Thouvenin et des Simier père, ne le cède à un autre, pour l'imagination, la poésie et le goût. M. Germain Simier marche avec avantage sur les traces de ces noms célèbres ».

RiBoLET, élève de Simier père, rue de Grenelle-Saint-Germain, se dit, en 18926, « relieur du prince de Talleyrand. »

Dècze, rue du Roule, cité comme « relieur du Roi », en 1826, eut une mention honorable en 1893.

PurGozp, rue Cassette, obtint une mention en 1819 et une médaille de bronze en 1893.

BozérraAN eut la vogue sous la Restauration. Son fils lui fut supérieur pour le goût et pour l'habileté.

THOUVENIN (41834), rue Mazarine, amoureux de son art, s’ap-

pliqua sans cesse à le perfectionner et fut avec Simier à la tête de l’industrie de la reliure. Il reçut en 1823 la plus haute récompense accordée à son industrie, la médaille d'argent. Les ouvrages de ses dernières années sont les plus parfaits.

KŒuLER, florissait sous le règne de Louis-Philippe ; il exposa en 1834 et mérita ces louanges consignées dans le rapport du jury central : « Les reliures de M. Kœhler sont au rang des plus belles que l’on connaisse en Europe; il n'existe pas dix volumes qui disputeraient le prix aux quatre Évangiles dont la couverture est ornée par son art. »

Duprraniz, rue de Grenelle-Saint-Germain, obtint en 1834, comme son confrère Kæhler, la médaille d'argent. Laissons parler le rapporteur : « M. Duplanil ne se distikgue pas seulement par la richesse et l'élégance de ses reliures. Son art lui doit d'heureux perfectionnements, entre autres celui qu’il appelle le champ levé, qui consiste à laisser en certaines parties de la couverture selon les dessins à produire, beaucoup moins d'épaisseur que dans les autres parties sans nuire à la solidité de la reliure. Il obtient ainsi des effets pittoresques et nouveaux qui permettent de varier beaucoup les ornements.

Les reliures en satin blanc, à pièces de couleur rapportées, offrent des arabesques d’une légèreté charmante. Sur un exemplaire des Roses de Redouté, M. Duplanil a reproduit par la dorure et par des pièces de couleur sur la reliure les belles fleurs qu'on admire dans l'ouvrage.

Muzzer, rue Coquard, figura avec honneur à l'exposition de 1834. « Ses reliures sont caractérisées par un grand luxe d’ornements; on lui doit quelques applications nouvelles de la dorure sur le satin et le velours avec des nuances d’or et de couleurs assorties à la plus grande variété de dessins. Nous engageons cet artiste, ajoute le rapporteur, à ne pas prendre pour une perfection la surabondance des ornements et nous récompensons son habileté par une médaille de bronze. »

Lamé, l’auteur du poème sur la reliure, dont nous avons cité plus haut quelques vers, était « professeur de reliure à l’institution royale des sourds-muets ». Les guillochages et les petits fers n'étaient pas son genre. En 1834, le jury lui accorda une médaille de bronze pour ses cartonnages dits conservateurs « qui conservent en effet complètement les livres jusqu’à leur reliure définitive. »

Sous les règnes de Louis-Philippe et de Napoléon I, les plus fameux relieurs de Paris ont d’abord été TRAUTZ-BAUZONNET, Car, Duru, PETIT, OTTMAN-DupLaniz, etc. Ils refusèrent de par-

ticiper à l'Exposition universelle de 1855 et le rapporteur constate leur absence en ces termes élogieux, qui ne laissent aucun doute sur leur supériorité: «Bien que l’on aità regretter que les maîtres de l’art les Trautz-Bauzonnet, les Capé, les Duru, les Ottman-Duplanil, les Petit et autres habiles relieurs n'aient pas cru devoir apporter à ce concours universel leurs beaux ouvrages, si recherchés des vrais connaisseurs, il restait encore des travaux estimables à récompenser. »

GRUEL-ENGELMAN reçut à l'exposition universelle de 1855 une médaille de 4'e classe pour ses reliures de grand luxe. On y voyait figurer un petit volume d'heures, in-18, dont la couverture seule coûtait 16,000 francs. Le dos et les plats en or émaillé naccarat présentaient des applications d’or ciselé dans le goût gothique, encadrant deux miniatures en émail, la Belle Jardinière de Raphaël et l'£'nfant Jésus portant la croix.

Lorric. La grande réputation de ce maitre relieur date de 1855. Cette même année, à l'Exposition universelle de Paris, il remporta la médaïlle d’or. |

BRuYèRE aîné, habile relieur de Lyon, eut aussi l'honneur de recevoir une médaille d’or en 4855. Il s'est élevé par son talent, dit le rapport du jury, « au niveau des premiers exposants de la capitale. »

LENÈGRE obtint une médaille d'or en 1855 pour ses beaux cartonnages,.

Despierres dut se contenter d’une médaille de 2 classe. I] dépassa le but dans la recherche du beau et des difficultés vaincues ; ses reliures, œuvres de patience et d'habileté, parurent trop chargées d’ornements et d’un goût douteux.

Jean Simier et son confrère MAILLET figurent dans le! même rapport avec une mention honorable.

Francis BepForT, relieur à Londres. Médaille de 4° classe à l'exposition universelle de Paris, en 1855.

Hozcoway, à Londres. Médaille de 1"° classe, en 1855. Ses reliures sont en général excellentes, dit le rapport. «On y a remarqué entre autres une jolie mosaïque dessinée et exécutée avec un goût parfait sur un volume in-8°; d'autres petits volumes de cette vitrine ont reçu des jurés des louanges unanimes. »

Rivière, à Londres. Médaille de 1'e classe, à Paris, en 1855.

WaiGurs, à Londres. Médaille de 17° classe en 1855 à Paris. « Les reliures de M. Wrights sont remarquables par la bonne confection des volumes et par le bon marché auquel elles sont établies. »

Mentions honorables, RiPaMoNTI-CGARPANO, à Milan, pour une

reliure en velours brodé avec application de sculptures en bois, et en ivoire. B£ER, à Munich. Escnericu, idem. Nerrscu, à Eslang pour un album décoré de sculptures en ivoire, enlacées avec une guirlande de maroquin.

PERNOT, à Gand. — CLÉMENT, à Copenhague. — CHAUSSEN, idem. — Hemrirz, à Lubeck. — Micorer, à Hambourg. — Bous- CHOTT, à La Haye. — VANDER-HEUVEL frères, idem. — Rinck, idem. — ReGEr, à Rotterdam. — Kopre, à Christiania. — Jons, idem. — BEEKk, à Stockholm.

LES EX-LIBRIS. — Le mot £'x-libris exprime toute marque de propriété, chiffre, monogramme, armoirie, devise, appliquée soit à l’intérieur, soit à l'extérieur d’un livre. Les noms des grands bibliophiles depuis le XVI siècle nous sont ainsi parvenus grâce à ces marques, dont la présence sur un ouvrage est un attrait de plus.

En dehors des fers apposés sur les plats ou entre les nervures, on trouve souvent à l'intérieur du volume une vignette au nom du possesseur ; c’est le genre d’ex-libris dont nous nous occupons. Certains amateurs recherchent aujourd'hui ces vignettes et les bouquinistes le savent si bien, qu'ils les détachent des vieux livres sans valeur, pour les vendre séparément. Les prix varient suivant la rareté des pièces.

Boucher, Gravelot, Gochin fils, Eisen, Pierre, Saint-Aubin, Moreau le ,eune, Choffard, Wille fils, Marillier, Monnet, Gaucher, et autres petits maîtres du XVIII siècle, ont dessiné ou gravé de charmants ex-libris. (Poulet-Malassis, es £x-libris francais, Paris, 1874.)

Citons de suite quelques curieux en ce genre, MM. Anglaüs, Bouvenne, Bilcio, Bracquemond, C!* de Douglas, Alcide Georgel, Edm. de Goncourt, Preux, Oct. de Rochebrune.

MM. LÉOP.DAIGREMONT (Versailles), dessins. — Bon D'ALBE- NAS (Montpellier), livres des premiers temps de l'imprimerie, Manuscrits. Magnifique collection de gravures du XVe au XVIIIe s.; estampes primitives, maîtres anonymes. — AGASSIS (Lyon), dessins estampes. — ALKAN aîné (Paris {?]), livres sur le papyrus, sur la fabrication du papier, sa découverte, ses variétés et sur les substances employées avant son invention, — ANDRÉ (Montauban), estampes. — D' ANQUETIL (Toulouse), des-

sins, estampes. — ARM. ANTICQ (Paris), gravures, portraits. — ARABÉ (Toulouse), estampes. — ARTH. D'ARGENCÉ (Mayenne), livres. — ARMAND (Paris), gravures. — ARONDEL (Paris), gravures. — J. AUDÉOUD (Paris), documents relatifs à l’inquisition; bulles des papes; divers. Suite de plus de quarante gravures de l’école française, imprimées en couleur, par Janinet, Debucourt, Bonnet, Descourtis, ete. — ALEX. AUGER (Reims), livres à figures du XVIIIe s — DUC D'AU- MALE (chât. de Chantilly), très érudit bibliophile, dont la magnifique et incomparable bibliothèque est remplie d'ouvrages rares et curieux de toutes les époques.— Gt À. D'AUXY DE LAUNOY {Bruxelles [?]) livres d'heures, dont un du XVes. et offrant sur la première miniature, l’image de sainte Waudru, patronne de Mons. — GAV. AVONDO {ltalie); reliures; couverture en émail de Limoges.

DE BADTS DE CUGNAC (Amiens), manuscrits. — BAGUEVILLE DE VIÉVILLE (Orléans), livres rares. Prières de la messe, manuscrit de Jarry; belles reliures. — GERMAIN BAPST (Paris), livres d'heures, sur vélin; livres à figures. Gravures, épreuves à l’eau-forte, avant et après la lettre. — Mme JULES BAPST (Paris), manuscrit sur vélin, du temps de Louis X[, avec miniatures; relié par Trautz-Bauzonnet, aux armes du duc d’Aumale, qui a donné ce volume à Armand Bertin. — BARDEAU (Issoudun), livres. — GÉDÉON BARIL (Amiens), livres à figures; collection de gravures contenant la série des costumes de théâtre et des costumes civils de toutes les époques. — BARKRÉ (Beauvais), livres. — VICT. BART (Versailles), gravures, dessins, aquarelles. — ANAT. BASSEVILLE (Orléans), livres rares; belles reliures. Histoire et chronique du très chrestien Roy $S. Loys..., exemplaire aux premières armes de de Thou. — Dr AUG. BAUDON (Mouy), bibliothèque de plus de 4,000 volumes ; livres à figures; série considérable de caricatures politiques et de pièces historiques, depuis 1789 jusqu'à nos jours. — BAUDRIER (Lyon), bibliophile; collection d'ouvrages héraldiques. — PAUL BAU- DRY (Rouen), livres et estampes se rattachant à l'histoire de la ville de Rouen. Dessins de Hyacinthe Langlois. — Mis DE LA BEAUME PLUVINEL (Paris), manuscrits, livres rares. — BÉHAUPRÉ (Nancy), estampes. — DE BEAUVILLÉ (Montdidier), livres et manuscrits sur la Picardie. — BÉGIS (Paris), livres rares: belles reliures du XVII s. — BÉRARD (Chinon), estampes. — G. BERGER (Paris), livres à figures. — BERNARD (Nantes), estampes. — PIERRE BERTRAND (Montdidier). — Mme BILLON (Lisieux), livres. — BIOGHET (Caudebec-en- Caux), livres rares, manuscrits. — MAURICE DE BOISSET (Lyon), livres. — ALPH. DE BOISSIEU (Lyon), collection unique des estampes et des dessins de G.-Z. Boissieu. — BOISSIN (Toulouse), belles éditions classiques et autres. — BONNAFOUS DE VERDALLE (Toulouse), bibliographie méridionale; ouvrages sur le blason. — H. BONNET (Mayenne), livres. — Gte DE BONNEVIE (Chât. d'Aubiat, Puy-de-Dôme), livres sur l'Auvergne ; bibliothèque héraldique; chartes du moyen âge. — A. DE LA BORDERIE (Rennes), impressions bretonnes. — HENRI BORDES (Bordeaux), exemplaires de Grolier, de J.-A. de Thou, de Durfort de Duras, du Ml de Saxe, etc. Volumes imprimés à Bordeaux par Millanges de 1574 à 1624.— BORTHON (Dijou),livres d'art; belles reliures, — BOUCHER DE MOLANDON (Orléans), manuscrits du XVIe s. — L'ABBÉ BOUFFLER (Clermont) livres. — FR. BOYER (Clermont- Ferrand), bibliothèque de premier ordre sur l'Auvergne. Iconographie de l'Auvergne, plus de 1,500 portraits; nombreux documents manuscrits sur la

province. — BRESSON (Lyon), bibliothèque concernant l'architecture. Gravures. — SOSTH. BRISMONTIER (Laon), éditions originales du XVIe au XVIIIe s.; ouvrages à figures; estampes. — ARTH. BRŒL- MAN (Lyon), manuscrits, livres divers. — L'ABBÉ BRUN (Lantriac), bibliothèque remarquable sur le Velay. — BRUYAS (Lyon), livres à figures ; estampes. — BUHET (St-Élienne), manuscrits sur vélin enrichis de belles miniatures; reliures d'amateur. — BUREL (Lyon, livres. — Me EUG. BURNOUF (Paris), livres; feuilles de manuscrits. — PH. BURTY (Paris), manuscrits persans, indous des XVIe et XVII s., livres, estampes et dessins japonais. Raretés.

M. CANAT DE CHIZY (Chalon-sur-Saône), documents sur l'histoire locale et sur la Bourgogne. — CHANOINE CANTILLON DE LA COUTURE (Toulouse), bibliothèque catholique — JULES CARRE (Paris,) alphabets par Théod. de Bry ; par Mitelli, Bologne, 1683 ; par J.- Chr. Albrecht, calligraphe de Nuremberg, XVII s., par Lucas Kilian d’Augsbourg, 1627; etc. Quantité considérable de titres d'ouvrages et de lettres ornées des XVe, XVIe et XVIIe s. Nombreux dessins, modèles d'objets d'art et sujets divers à l’aquarelle, à l'encre, au lavis, à la mine de plomb. — HYAC. CARRÈRE (Toulouse), bibliographie locale, archives nobiliaires. — Me DE CAULY (Paris), les Heures de Marguerite de Clèves. — GAU- VEL DE BEAUVILLÉ (Montdidier), livres, manuscrits. — RAOUL DE CAZENOVE (Lyon), livres — CHAIX-D'EST-ANGE (Paris), Demosthenis opera, 1670, avec notes manuscrites de Jean Racine. Jules César, Amsterdam Danœæl, 1665, avec la signature de J.-B.-P. MOLIÈRE. Cicéron, édit. des Alde, exemplaire annoté : etc. — CHALEYER (Firminy), bibliothèque forézienne; gravures et portraits. — CHAMBERT (Toulouse), dessins de l'ancien Toulouse. — CHAPÉLIER (Épinal), Bible ; lettres d’or carlovingiennes ; manuscritanglo-saxon,etc.— EUG.CHAPER (Grenoble), bibliographie dauphinoise. — LE GRAND RABBIN CHAR- LEVILLE (Paris), collection de Corans, de bibles hébraïques et orientales, de manuscrits et imprimés. — CHARVET (Alais), livres, estampes. — APH. CHASSAN (Évreux), livres. — CH. CHAULIAC (Bordeaux), livres, gravures, plans et dessins concernant l'histoire de Bordeaux. — CHAULIN SERVINIÈRE (Mayenne), livres. — JEAN CHAZIÈRE (Lyon) estampes, portraits. — LOUIS CHEDEAU (Mayenne), livres. — Mis DE CHENNEVIÈRES (Paris), gravures. — CHERVET (Alais), estampes. — CHEVREUL (Dijon), livres. — L’'ABBÉ COFFINET. (Troyes), livres, manuscrits. -—- MICHEL COHENDY (Clermont-Ferrand) bibliothèque sur l'Auvergne ; livres rares et curieux. — DE COM- BETTESLABOURÉLIE (Gaillac), livres. — LE CORNU (Valenciennes), gravures de Gillot, de Watteau, etc. Le Christ ramené du jardin des Oliviers, eau-forte très rare de W. Kersloot, 1624. — ARTHUR COSTE (chât. d’Andas), manuscrits, livres curieux. — COSTE RE- BOULH (Carcassonne), bibliothèque de plus de 4,000 volames sur l'histoire, les arts et la liltérature ; éditions de grand luxe, dessins, estampes. — AUG. COSTER (Bruxelles), manuscrits ; missel in-fo, du XVe s. avec miniatures. — COTTIGNY (Montreuil-sur-Mer) gravures. — HENRI COUREL (Lisieux), livres. — LÉONCE COUTURE (Toulouse), bibliothèque religieuse de Gascogne cet de Béarn. — JULES COUSIN (Paris), très remarquable bibliothèque; livres, estampes, plans et documents de toutes sortes relatifs à la Ville de Paris. Cette belle collection, donnée à la ville, forme le fond de la bibliothèque de l'hôte Carnavalet, dont M. Cousin est le conservateur. — J. DE COUSSEMAKER (Bailleul), pré-

cieux manuscrits; livres d’'Heures du XIVe au XVIe s. — PRINCE CZAR- TORISKI (Paris), éditions gothiques, manuscrits, livres à figures, riches reliures. Ouvrages polonais,

DANCOISNE (Saint-Omer), livres. — Born DARD fAie-sur-la-Lys),bibliographie arlésienne. — DARDEAU (Issoudun). — DARGENCE (Pont-l'Évêque), livres. — AD. DAUPHINOT (Reims), livres et reliures de prix; gravures — EM. DAVOUST (Orléans), gravures. — ERN. DECAMPS (Toulouse), ouvrages et gravures sur les armes et la chevalerie. — DECLOUX, beaux manuscrits du XVIe s. — DECOMBLE (Toulouse), dessins, aquarelles. — ALEX. DELAHERCHE (Beauvais), manuscrits, raretés. — ÆE. DELABY (Courcelles-les-Lens), gravures et dessins. — VICT. DELATTRE (Paris{?)}}, bibliothèque cambraisienne. Gravures diverses; plus de 30 portraits de Fénelon. — DELCAMBRE- DUBRON (Cambrai). livres. — DELIGNIÈRES (Abbeville), gravures diverses et particulièrement des maitres abbevillois.— LÉOP. DELISLE (Paris), manuscrits, reliures, livres rares. — DELORME (Orléans), manuscrits; livres rares aux armes de De Thou, de Colbert, de Mme de Maintenon, du Cte d'Hoym, de Machault, de Miromesnil, de Luynes, de Marie- Antoinette, etc, — DEMARQUETTE (Harnes), documents historiques sur la Flandre — AUG. DEMEUNYNCK (Lille), collections lilloises importantes; manuscrits, livres, brochures diverses, gravures, dessins et tous objets se rapportant à l'histoire de la ville de Lille. — G. DENIS (Mayenne), livres en langues étrangères. — LOUIS DESGRAND (Paris{?]}, estampes, — A. DESMOTTES (Paris), reliures du XVIIL-e, — JULES DESNOYERS (Paris), fragments d'Eugippius, manuscriis sur parchemin, in-fo, de l'époque mérovingienne. — Manuscrits des VIII, IXe, Xcet XIIIe s. — G. DESPIERES (Alençon), gravures. — EUG. DEUIL.- LIN (Épernay), livres. — DEVILLER-VANDEY (Versailles), dessins et gravures des écoles flamande et hollandaise. — REYNOLD DEZEI- MERIS (Bordeaux), livres du XVIe s.; raretés, belles reliures, exemplaires de De Thou. — DIANGOURT (Reims), livres à figures. — DIDOT (Paris), collection considérable de raretés et de merveilles, depuis les premiers temps de l'imprimerie jusqu'à nos jours. — JULES DIEUSY (Rouen), importante bibliothèque; ouvrages sur la Normandie; livres à vignettes du XVIIe s. —THOMAS DOBREE (Nantes), livres, estampes. — FÉLIX DOISTEAU ?), collection de gravures en couleur du XVIILSs.; école anglaise, en couleur. — DOMIS DE SEMERPONT (Belgique), Heures sur vélin du XV? siècle, p. in-4, l'une des 14 miniatures est historiée d’un chevalier de la Toison d'or et desa femme, —Gt°DE DOUGLAS (chât. de Montréal), manuscrits, livres sur le blason, raretés, reliures; plus de 4,000 ex-libriss — CH. DOULÉ (Lieurey), estampes. — AUG. DRUELLE (Douai), livres à vignettes et petits romans du XVIIe 8. — D: DUBOURG (Mayenne), livres. — DUCOIN (Lyon), livres, manuscrits sur vélin. — DUGAST-MATIFEUX (Montaigu), livres rares. — EUG. DUILLIN (Épernay), livres. — DUMESNIL (Rouen), collection de gravures. — DUMESNIL (Paris), gravures et dessins de maîtres anciens. — ALPH. DUPONT DE SAINT-OUEN (Valenciennes), manuscrits, livres, — JULIEN DUPRESSOIR (Clermont), gravures anciennes. — HONORÉ DUPREZ (Neuville-Saint-Remi), livres curieux, gravures. — DURRIEU (Paris), Pentateuque hébreu, rouleau en peau de mouton, missel deDeThou, imprimé à Paris par Pierre le Rouge, en 1492, vélin. — EG. DUTUIT (Rouen), collection hors ligne; manuscrits, impressions xylographiques des premiers temps de l'imprimerie; raretés

de toutes sortes. Adonis, poème de La Fontaine, manuscrit exécuté par Jarry en 1658, dédié à Fouquet et relié par le Gascon; reliures au porcépic, de Louis XIT; à la salamandre, de François I, au chiffre de Henri Il et de Diane de Poitiers; à l'emblème de Charles IX : deux colonnes surmontées d'une couronneetla devise : Pietate et justicia ; reliures à la tête de mort et la devise : Spes mea Deus, de Henri III; type au semis de marguerites, armes parlantes de Marguerite de Valois, première femme de Henri IV; spécimens aux chiffre et armes de Henri IV ; de Marie de Médicis; de Louis XHI: d'Anne d'Autriche ; de Louis XIV; de Marie-Thérèse sa femme; de Marie- Antoinette (France et Autriche), etc. Exemplaires de Grolier; de Thomas Maïoli; de De Thou; de Ph. du Plessis Mornay ; du connétable Anne de Montmorency; du cardinal de Richelieu; de Paule de Gondi; de la Dsse de Lesdiguières; de Colbert; du chancelier Séguier ; de du Fresnoy; de Mme de Chamillard, etc. Collection de gravures des plus rares. Eau-forte de Rembrandt, exemplaire de premier état, de « l'avocat Tolling » ou « Petrus Van Tol », adjugée eu 1883, à la vente du Dr Griffith, 37,750 fr. Il n'y a que 4 ou 5 exemplaires de cet état, dont 3 appartiennent à des collections publiques.

H. D'ESCAMEPS (Paris\, livres,, — Cte D'ESCLAIBES (Douai), livres rares et curieux. — D'ESTREUX DE BEAUGRENIER |Valenciennes), Missel incunable ; manuscrits du XVe s., ornés de superbes miniatures. — PAUL EUDEL (Paris), raretés. Livres à figures, reliures. — EVENS (Condé-sur-l'Escaut), livres.

FABRE (Royat), livres curieux. — A. FAVIER (Douai), manuscrits, livres rares. — FAYET, (Paris), gravures. — FÉRET (Clermont), manuscrits, livres rares, gravures anciennes. — GÉDÉON FEUILLY (Sénarpont) estampes. — FIERLANTS (Bruxelles), Heures sur vélin, du XVes., enrichies de belles miniatures. — FINET (Arras), livres. — FORAY (Lyon), livres. — FORESTIÉ neveu (Montauban), livres à figures ; iconographie locale. — CH. FOUQUE (Toulouse), livres rares et curieux. — DE FROBERVILLE (Chailles, par Blois), livres curieux, reliures armoriées. — L.-CH. FROSSARD (Paris), livres et gravures sur le protestantisme français. — FUSTER (Bordeaux), livres des premiers temps de l'imprimerie, raretés.

GAIFFE (Paris), livres sur la réforme. — PAUL GALY (Périgeux), livres, dessins. — Mis DE GANAY (Paris), livres rares, reliures. — G. GARNIER (Bayeux),livres rares et curieux. — ED. GARNIER gravures; série d'images coloriées. — OCT. GAUDECHON (Péronne), manuscrits, livres à figures. — VICTOR GAY (Paris), bibliothèque du moyen âge. — GEELHAND (Bruxelles), Album amicorum d’Otho Venius, p. in-8, rel..mar., XVIe s. Ce précieux volume renferme des aquarelles originales du maître de Rubens, ainsi que des pièces de vers ou de prose des célébrités du temps. — ÉM. GÉNIN (Lyon), livres. — GERBU (Paris), Heures à l'usage de Rome, Elzévirs, livres rares. — GERMON (Orléans), livre d'heures imprimé par Geoffroi de Marnef, en n 1488. — GENTIL (Lille), livres, dessins. — ALCIDE GEORGEL (Elbeuf), ex-libriss — GIA- COMELLI (Versailles), gravures, vignettes. — J. GIELEN (Maeseyck), Preces missae, in-4° sur vélin, du XVIIIe s. avec fermoirs en or incrustés de 8 diamants. Ce manuscrit a été peint et calligraphié par Jean-Pierre Rousselet, en 1723. Il appartenait, en 1725, au prince de Windisgraetz et a été offert, dit-on, à Marie Leczinska, lors de son mariage avec Louis XV. Reliure en vélin du XVes., figurant saint Pierre et saint Paul. — GLUCK (Paris), lettres initiales des XVe et XVIe s, — EDMOND DE GON-

COURT (Paris), bibliothèque, livres à vignettes, gravures, dessins gouaches, autographes, documents et souvenirs de toutes sortes sur le XVIII Ss. Innombrables objets précieux. — LOUIS GONSE (Paris), livres à figures des XVe,XVIe, XVIIe et XVIIIe 6. ; collection considérable et splendide ; exemplaires des plus heaux et des plusrares. — LÉON GOUPY Mayenne), livres. — Ct® GUÉRIN (Paris), manuscrits, livres à figures, raretés ; estampes, portraits ; 25 vues de Paris, 1802. — RAOUL GUÉRIN (Paris), Dioscoride, 1500. — RAYMONDE DE GRIMBY (Lille), livres sur la législation, l'histoire et lathéologie, — LÉON GUÉNARD (Amiens), livres à figures, éditions rares; collections de gravures de presque tous les maîtres et de toutes les époques; spécialité concernant la Picardie. — Cte D'HAUSSONVILLE (Paris), manuscrits et imprimés des XVe et XVIes. Livre d'heures du connétable Anne de Montmorency, 1549, — Css DE HAMEL BELLENGLISE (Lille), série de beaux manucrits des XVe et XVIe s — HÉNIN-LIÉTARDE (St-Omer), livres, — L. HÉRARD (Paris), livres sur l'architecture, plans d'anciens édifices, tombeaux, etc.— JULES HÉDOU (Rouen), ouvrages sur les beaux-arts, livres à figures ; nombreuses collections d'estampes de l’école française et notamment du XVIII s. — Vte DE HILLERIN (Paris), l'Apocalypse. fragment d'une Bible allégorique qui porait avoir été faite pour saint Louis et dont les autres débris sont à la bibliothèque nationale, au musée britannique et à la bibliothèque bodléenne, — Bo D'HOMBRES (Alais), livres. — HONORÉ DUPREZ (Neuville-St-Remi), livres curieux. — HOUDMOND (Mayenne), livres. — HOURDEQUIN DE BEAUPRÉ (Montdidier), manuscrits, raretés, reliures; livres, diplômes, ornements hijoux, sceaux et cachets se rapportant à la franc-maçonnerie de Montdidier). — E. HOUSSARD (Cambrai), livres, gravures. — EUG. HUE (Lieuray), livres.

HUGUES IMBERT (Thouars), livres, documents historiques sur les Deux-Sèvres,

Cte DE JALLERANGE (chât. de Jallerange), bibliothèque concernant la Franche-Comté, — CLÉM.JANIN (Dijon), livres sur la Bourgogne. — JARRI (Mayennes), livres. — LOUIS JARRY (Orléans), livres et reliures très rares, du XVIe au XVII s., exemplaires de Balzac d’Entragues, gouverneur d'Orléans; de Grolier; de Th. Maïoli; de Marguerite de Valois; de D. Ruggieri; de Mle de Montpensier ; de Marie-Antoinette, dauphine, etc. — JARRY-LEMAIRE (Orléans), manuscrits, livres d'heures, Office de la Vierge, manuscrit sur vélin, signé : N. JARRY PARISINUS, 1661. — JOLIBOIS (Albi, manuscrits, livres curieux. — HENRI JOLIET (Dijon), livres sur la Bourgogne. — Dr JOLY (Clermont), gravures, — H. JOIRE-TRINQUET (Douai) gravures, dessins.

RENÉ KERVILER (S:-Nazaire), bibliothèque académique, plus de 5,000 volumes. Collection des œuvres des académiciens et de tout ce qui a été imprimé à leur sujet. Bibliographie bretonne.

GUST. LABAT (Bordeaux), collection de gravures, dont une partie est relative à l'histoire de Bordeaux. — ADRIEN LACROIX (Toulouse), bibliographie locale, — LAMARY (Vannes), manuscrits sur vélin, livres d'heures gothiques. — EU G. DE LANNEAU (Paris), bibliothèque choisie où la quantité est remplacée par la qualité, Éditions rares, Délicieuses reliures des plus habiles maîtres français du XIXe s, — CLÉMENT LANNES (Lectoure), gravures uoires et en couleur. — LAPERSONNE.- BAZIN (Festieux), gravures, cartes géographiques et historiques. — CHARLES LAPIERRE (Rouen), livre d'heures sur vélin, orné de

miniatures remarquables.’ — LARANGOT-WAVRIN (Amiens), livre de prières du prince de Bavière, archevêque de Cologne, daté de 1729. — D' LAUNAY (Rueil), gravures et dessins des anciens maitres, vues. — Mis DE LAURISTON (Fréchines), aquarelles, gouaches par Carle et H. Vernet. — LE BARBIER DE TINAN (Paris), livres rares et précieux; superbes reliures Henri INT; de J.-A. de Thou; de Hue de Miromesanil ; du Ct° d'Hoym; de Montmorency-Luxembourg; de la Csse de Verrue; de Mme de Pompadour; de la Csse d'Artois, etc. Livres à vignettes du XVIII 8. — Dr LEBERT (Alençon), manuscrits — LE BLANC (Mayenne), livres. — CHier LE BOUCQ DE TERNAS (Valenciennes), manuscrits par Pierre et Henri Le Boucq, gentilshommes valenciennois; documents héraldiques sur la Flandre. —

GAST. LE BRETON (Rouen), reliures aux armes de Colbert, du Cte d’Hoym, de la Csse de Verrue, de Marie Leczinska, de Mme Adélaïde, de Richelieu, de Mme de Pompadour, etc. Dessins des maîtres français du XVIIe s. — HENRI LE CHARPENTIER (Pontoise), collection historique sur Pontoise, comprenant une suite de portraits, estampes, livres, plans, cartes, autographes, manuscrits, et souvenirs divers se rapportant à la ville et à ses environs. — GEORGES LEGOCQ (Amiens), livres à figures ; bibliothèque d'histoire locale; ouvrages sur le théâtre; reliures armoriées ; gravures, iconographie de la Picardie. — LE COURT (Deauville-sur-Mer), bibliographie normande.—Mne LE COURT\(Pont-l'Évêque) gravures. — MAURICE LEENDERS (Tournai), album calligraphique in-40 sur vélin, orné de pièces de vers, de chansons et de dessins à la plume, du XVIIe s. Ce volume parait avoir été fait pour une demoiselle Pétronelle de Caverson, de Bruxelles. — LÉON LEFEBVRE (Lille), ouvrages édités à Lille, dont une partie ayant rapport au théâtre de cette ville. — Mue LE MÉTAYER (Bolbec), livres, papiers historiques. — LEMPEREUR (Lyon), gravures. — Dr LÉPINE (Dijon), livres sur la Bourgogne. — LEROY (Raisme), manuscrits ; livres d'heures du XVe s. ornés de magnifiques miniatures dont plusieurs sont attribuées à Jean Fouquet. — LEROY-LATTEUX (Amiens), livres à figures ; très belle collection de {gravures anciennes ; raretés. — À. DE LÉRUE (Rouen), gravures. — LESOUFACHÉ (Paris), manuscrits des XIVe, XVe, XVE s., série de livres d'heures imprimés, gothiques et renaissance ; ouvrages illustrés en tous genres, architecture, décoration, orfèvrerie, serrurerie, broderie, histoire, voyages, fêtes. — ÉM. LEVASSEUR (Carcassonne) livres rares, belles éditions ; gravures. — CH. LEVÉ (Orléans), livre d'heures de Catherine de Luc (1553). — L'ÉVÊÉQUE BEAURAIN (Beauvais), livres. —LÉZIAN-LESTOURNELLE (Ste-Foi-la-Grande-Gironde) livres, manuscrits, histoire locale. — D' LIBERT (Alençon), manuscrits, livres rares. — DE LIESVILLE (Paris), bibliothèque sur l’art et la curiosité, livres à figures ; série complète de tous les ouvrages parus sur la céramique. Plus de 200 bois originaux ayant trait à l'imagerie populaire aux cartes à jouer, aux papiers et aux étoffes du XVIe au XIXe s. Suite considérable d'images populaires du XVIIIe s. Collection unique de gravures sur la révolution, donnée à la ville de Paris et déposée au musée Carnavalet, dont M. de Liesville est le second conservateur.— CH. LIOTARD (Nimes), livres. — LIVET (Lyon), manuscrits, livres à figures. — ÉM. LORIN (Auxerre), livres locaux. — CH. LORMIER (Rouen), nombreuse et riche bibliothèque composée surtout d'ouvrages sur la Normandie ; longue suite des meilleures éditions de Pierre Corneille ; quantité de reliures en maroquin plein aux armes des plus grands personnages et des fameux biblio-

philes ; sceaux, dessins de H. Langlois. — LURIA (Italie), couvertures à . broderies du XVII s. — LUZZI (Mayenne),livres.

JULES MACIET (Paris), miniatures provenant de manuscrits. — EDMOND MAIGNIEN (Grenoble), ex-libris. — D MALDAN (Reims), bibliophile. — MALLET-GUY (Lyon), livres, manuscrits, gravures. — ALFRED MAME, (Tours), livres rares et précieux ; ouvrages illustrés ; belles éditions ; gravures. — D' MARCHAND (Dijon), estampes intéressant la Bourgogne. — FE. MARCILLE (Paris), dessins de Prud'hon : berceau du Roi de Rome, la Seine et le Tibre, etc, — ARISTIDE MARRE (Paris), anciens imprimés des XVe et XVIe s.; manuscrits orientaux. — MASSON (Paris), belles éditions. — MATET (Toulouse), collection de gravures de toutes les époques. — D' MAUGIN (Douai), livres et ouvrages imprimés à Douai; documents relatifs à l'histoire locale. — A, M-S., livres à figures ; dessins de maitres italiens et français. Album in-80 de 132 feuillets ornés de dessins au crayon, à la plume, à la sépia, par « HYA- CINTHE LANGLOIS, DU PONT DE L'ARCHE, 1795 »; la reliure en maroquin rouge, de Lortic. — MÉNARD (Nantes), livres, gravures. — CH. DE MEIMORON DE DOMBASLE (Nancy), gravures. — MENNE- CHET (Amiens), livres. — EUG. MERLIN (Orléans), livres. — PH. MILSAND (Dijon), bibliographie locale. — HENI MONCEAUX Auxerre), livres et gravures relatifs au département de l'Yonne et aux personnages nés dans la contrée. — DE MONTSABER (Toulouse), bibliographie locale. — Miie MONTPELLIER (Paris), livre de prières arabes, ayant appartenu à Abd-el-Kader. — Br TH. DE MORGAN (Amiens), manuscrits français et flamands du XVe au XVIISs., raretés; reliures armoriées. — MORIZET (Reims), bibliophile. Livres à figures. — DE MOR- TARIEU (Toulouse), gravures Louis XVI.

NADAULT DE BUFFON (Paris), bibliothèque de Buffon. — NA- VARRE (Auxerre), livres. — Cte L. DE NÉDONCHEL (Bruxelles), Horace, iu-8, sur vélin, du XVes. — Li. NEYRON DES GRANGES (Lyon) livres à figures et autres. — NIEPCE (Lyon), livres — NOU- LET (Toulouse), livres patois toulousains. — NOURY (Chartres), livres rares. — ODIER (Lyon), dessins.

EUG. PAILLET (Paris), livres et reliures d'amateur, raretés. Reliures de Le Gascon, de Padeloup, etc. ; exemplaires de Maioli; de Grolier; de Ch. d'Auvergne, duc d'Angoulème, bâtard de Charles IX et de Marie Touchet ; de Henri IT ; de la Mise de Pompadour; de Marie-Antoinette, etc. — Gte DE PALYS (Rennes), livres anciens, reliures. — ISID. PANUIFOUS (Carbonne), livres curieux. — PAPILLON (Vervins), bibliographie locale. — LOUIS PARIS (Limours), manuscrits du moyen âge; spécimen du XIIes. — Mre PATRICE-SALIN (Paris), échantillons de papiers fabriqués à la fin du XVII-s. — ED. PELAY (Rouen), collection importante d'ouvrages et d’estampes se rattachant à l'histoire de Rouen et de la Normandie; reliures armoriées. —PELLOUIN (Mayenne), livres. — DU PÉLOUX (Bourg), livres. — PÉRIN (Soissons), bibliographie locale; documents historiques sur le Soissonnais. — PERREAU-PINGAUD (Dijon), livres. — PERRIN-GILARDIN (Lyon), livres rares et curieux, — EM. CONSTANT PERROT (Paris), gravures. — R. TH. PHÉLI- POT DE LA BÉNATIÈRE (Bois, île de Ré) livres, plus de 3,000 ; gravures, médailles, monnaies, sceaux, parchemins, autographes et documents de toutes sortes sur la Charente-Inférieure. — PIGAKD (St-Sulpice) livres. — Bon J. PICHON ({chàt. de Montessart). La bibliothèque de ce fin connaisseur de livres et d'orfèvrerie est admirable. Manuscrits, livres

rares, et précieuses reliures des XVIe, XVIIe et XVIIIe s.; gravures en couleur du XVIII s. — Mme PIERRE (Orléans), livres d'heures avec miniatures, du XVe s., dont un aux armes de Catherine de Navarre. — PIET (Paris), reliures allemandes, françaises, italiennes, persanes, du XVIe au XVIII s. — ED. PIETTE (Vervins), livres et gravures sur le département de l'Aisne. — ABEL PILON (Beauvais), livres, gravures. — PIN- GUET (St-Quentin), livres. — EUG. PIOT (Paris), livre d'Anne de Danemark, électrice de Saxe, reliure allemande; reliure aux armes du sénat romain ; reliures italiennes et françaises gothiques et Renaissance; série de titres, d’alphabets, de frontispices, de portraits et de vignettes, tirés de manuscrits et d'imprimés des XVe et XVIe s.; estampes d'après Rubens. — Mi: DE PLINVAL DE MAULE (Noisy-le-Roy), dessins. — POISSON (Pithiviers), livres rares, manuscrits du XVe s — A. PONCELET (Douai), processionnal avec plain-chant, reliure ancienne avec coins et fermoirs, XVIe s. — H. PONS MORIN (Lyon), manuscrits, livres rares, vieux titres sur parchemin. — EUG. POSWICK (Belgique), livres d'heures en flamand, in-16 du XVe s. avec grandes et petites miniatures. — POUY (Amiens), livres, gravures. — DE PRINS (Lille), livres et objet divers relatifs à la franc-maçonnerie. — THOMAS POWEL (Rouen), manuscrits raretés, nombreuses éditions princeps; toute la série des plus beaux livres à vignettes du XVIIe s., les Baisers, de Dorat; les Contes de La Fontaine, édition des fermiers généraux, etc.; reliures d’amateur.

L. QUARRÉ (Lille), collection considérable de livres imprimés à Lille ; manuscrits, gravures, plans, dessins et documents de toutes sortes sur la Flandre. — Ct: DE QUINSONAS (Paris), manuscrits et imprimés des XVe et XVIe 5, Le Livre de chasse de Gaston Phébus, manuscrit du commencement du XVIe s., avec miniatures.

RABOURDIN (Orléans), gravures. — RABUT (Dijon), livres; estampes du XVIIe s. — Vte DE RAINNEVILLE (Paris), livres rares et curieux. — D' AUG. RANDON (Mouy), gravures. — JULES RAULIN (Mayenne), livres, gravures — HENRI RAVAULT (Mayenne), très belle bibliothèque. — GH. READ (Paris), raretés; reliure en maroquin rouge, in-#°, aux armes de Mme de Pompadour, avec la suscription : Marches et positions des armées. — ÉTIENNE RÉCAMIER (Paris), raretés ; reliures anciennes. — ERNEST REGNAULT (Joigny), livres curieux; le Coran, manuscrit sur vélin, avec miniatures. Estampes. — D' REMILLY (Versailles), gravures. — G. REMY (Lille), livres. — J. RENAUD (Lyon), manuscrits, incunables, éditions lyonnaises des XVe et XVIe s., etc., suite de belles reliures, depuis la Renaissance jusqu'à nos jours. — D' RESSEGUET (Toulouse), bibliothèque médicale ancienne, aquarelles. — REVOIL (Nimes), livres anciens; belles reliures. — LOUIS REVON (Annecy), gravures. — REYNAUD (Valenciennes). livres, gravures. — RIANDIÈRE-LAROCHE(Mayenne),livres.—RIS-PAQUOT (Abbeville), auteur d'importants travaux sur la céramique et de l’Annuaire artistique des collectionneurs, dans lequel tous les amateurs Français peuvent se faire inscrire gratuitement, et joindre à leur nom le résumé succinct de leurs collections. Bibliothèque sur les arts et la céramique ; gravures. — DUC DE RIVOLI (Paris), livres à figures, belles reliures. — L'ABBÉ CH. ROBERT (Le Mans), documents, manuscrits et imprimés relatifs au Maine. — L. ROBOREL DE CLIMENS (Bordeaux), livres et reliures; ouvrages rares sur Bordeaux. — Mis DE ROCHAM- BEAU (Thoré), livres, estampes. — DE LA ROCHELLERIE (Toulouse), bibliographie politique. — Gt*° DE ROHAN-CHABOT (Paris),

livres, gravures et dessins. — CH. DE ROLLAND (Carcassonne), bibliothèque musicale. — AD. ROUVEZ (Mons,) livres d'heures avec miniatures sur vélin et reliures, du XVe s. Prières de la messe, in-8, calligraphié, orné de fines miniatures hautes en couleur; œuvre de Rousselet ou de son école, XVIIIe s.

SAGAZE (Toulouse), bibliographie, jurisprudence locale ancienne. — Me H. DE St-LAURENS (chât. de Mont), belle bibliothèque. RAOUL DE SAINT-SEINE (Dijon), livres, reliures. — Cte DE SALABERRY (Fossé, près Blois), manuscrits, livres d'heures, reliures anciennes. — VIC- TORIEN SARDOU (Marly-le-Roy) bibliothèque classique et théâtrale, livres à figures, raretés. Suite d'estampes Louis XIII, d’après Abraham Bosse; plus de 50 pièces du règne de Louis XIV ; série de belles estampes d’après les petits maîtres du XVIII s,; nombreuses gravures de la Révolution, du Consulat, de l'Empire et de la Restauration ; portraits historiques; costumes de théâtre; gravures anglaises de la fin du XVII s. Gouaches, aquarelles, dessins. Cette ravissante collection fait le plus grand honneur à son auteur et prouve surabondamment qu'il a autant de goût que d'esprit. — SCHEFER (Paris), manuscrits arabes, indous, persans ornés de peintures; XVe, XVIe, XVIIe 5. — SCOTÉ (Clermont), gravures anciennes. —Bo R. SEILLIÈRE (Paris), magnifiques manuscrits, raretés en tous genres ; très curieuses reliures anciennes. Chansons et mottets composés pour Henri II et Diane de Poitiers, manuscrit aux armes et chiffres des deux amants. — Ce DE SERAINCOURT (La Bohardière) œuvres de Thomas ; lettres de Cicéron; analyse de Sénèque ; Phèdre et Entretiens de Cicéron, aux armes de Louis XVI, de Marie- Antoinette et de Madame Élisabeth. Ces précieux volumes ont appartenu, au Temple, à la famille royale prisonnière. — EMILE SIOU (Paris), gravures. — CÉSAR SNOECK (Renaix), documents relatifs à l'histoire de la musique et à la fabrication des instruments. — SOLEIL (St-Brieuc) manuscrits, incunables, éditions princeps.— SPITZER (Paris), manuscrits, livres et reliures splendides. Evangéliaire dit de Charlemagne, X° s., payé 30,100 fr. à la vente du Cte de Ganay, en 1881. — CH. STEIN (Paris), rarissime manuscrit, in-4° de la bibliothèque du duc de La Vallière : Épîtres d'Ovide, translatées en français, ornées de huit grandes miniatures où l’on voit le portrait d'Anne de Bretagne entourée de Jehanne de Chabot, de la dane de Monsoreau, Blanche de Montheron et de Françoise de Talaru, ses dames d'honneur, — ANDRÉ STEYERT (Lyon) livres rares et curieux; gravures en noir et en couleur.

TAILHADE (Toulouse), livres en patois. — AMBROISE TARDIEU (Herment, Puy-de-Dôme), livres et manuscrits sur les arts, l'archéologie, l'histoire locale ; collection de plus de 7.000 portraits gravés ou lithographiés, de personnages nés à Paris. — TESTENOIRE-LAFAYETTE (St-Étienne), bibliophile érudit. — THÉVENOT (Dijon), estampes. — Ce THIERRY DE LIMBURG-STIRUM (Gand), registre et cens de la seigneurie de Morchain, in-40, avec miniatures du XVIIe 5. — TISSOT (Paris), série de portraits historiques.— JOSEPH TOINOT (Tulle), gravures. — L'ABBÉ TOURNEUR (Reims), livres liturgiques et livres imprimés à Reims. — Cte DE TOUSTAIN (Vaux-sur-Aure), livres rares et curieux. — TROUILLARD (Mayenne), livres. — DE TROUSSU- RES (chât. de Troussures), livres à figures et autres.

Dsse D'UZÈS (Paris), manuscrit de Nicolas Jarry, fait pour Julie d'Angennes, Dsse de Montausier, 1648 ; les miniatures de Nicolas Robert.

VALLENTIN (Montélimar), bibliothèque dauphinoise. — ANT. VAN

BELLINGEN (Anvers), livres flamands des premiers temps de l'imprimerie. — Gte VAN DER CUISSE DE VAZIERS (chât. de Flers), superbes manuscrits, missel de 1506; belles reliures. — GUST. VAN HAVRE (Bruxelles), livres d'heures en flamand, avec miniatures du XVe s. Registres de la confrérie du Scapulaire à Anvers, in-f° sur vélin, avecminiatures, XVII s.; armoiries de Jean de Gaverelle.— VAN UXEM (Bruxelles) Heures avec miniatures, du XVes. — FERD. VERGUES (Carcassonne), collection de dessins de maîtres du XVIHes. — VERMEERSCH (Bruxelles), livres d'heures sur vélin, XVe s. — JOSEPH VERNON (Lyon), livres rares et curieux, gravures anciennes et modernes. — Gite DE VES- VROTTE (Dijon), bibliothèque sur la Bourgogne. — CL. TH. VIBERT (Mer), livres rares et curieux; élzévirs; reliuress — JULES DE VICQ (Lille), beaux manuscrits gothiques et Renaissance. — VIDAL (Cordes), manuscrits, — ARSÈNE VIGEANT (Paris), collection très remarquable presque unique, de livres sur les armes. Belles reliures. — G. VILLERS

(Bayeux), bibliographie locale. — VITRY (Toulouse), bibliographie ancienne ; livres de cuisine. — VOILLIARD (Dijon), estampes. DE WARENGHEIN (Douai), livres — Cte DE WAREEN

(Nancy), livre de prières ayant appartenu à Marie Leczinska. — Gte LOUIS DE WAZIERS (Lille), l'Art au morier, traduction de l’ars moriendi ; impression xylographique du XVe s., seul exemplaire connu du plus ancien livre imprimé en francais. Vie de saint Adrien, translatée du latin en français par Jean Miclot, pour Philippe le Bon, en 1458; miniatures en camaïeu. — WEISSGERBER (Montbelliard), livres. — Cte DE WIDRANGES (Bar-le-Duc), livres. — Bo DE WISMES (Nantes), livres. — Mme WYNANTS (Bruxelles), Heures sur vélin du XVe s.; in-16, orné de jolies miniatures.

= Le

Harpe, aux armes de France, ayant appartenu à Marie-Antoinette.

Collection de Mme la Csse d'Yvon.

On divise les instruments de musique en trois grandes classes :

{49 les instruments à vent ; 2° Îles instruments à percussion ; 3° les instruments à cordes. Nous nous occuperons surtout de ces derniers ; ils offrent plus d'intérètque les autres, par les grands perfectionnements dont ils furent l’objet et qui donnèrent à leurs auteurs une impérissable célébrité.

Le rebec, originaire d'Orient, trèsrépandu au moyen âge, avait trois cordes et affectait la forme d’une poire coupée verticalement par le milieu.

La frompetle marine, sorte de pochette très allongée, à une seule corde, remonte au XIIIe siècle. Elle n’a rien de commun avec la trompette, ni par l'aspect, ni parle son, « plus agréable de loin que de près. »

Les mendiants en faisaient usage. Le théorbe à le manche recourbé d’une façon

particulière, et la moitié de ses cordes disposées sur le côté. La vielle à archet était l'instrument des trouvères au XII° siècle ; ils s’en servaient pour accompagner leurs chants. Le nombre de ses cordes variait de 2 à 5. En se modifiant peu à peu jusqu'au X V: siècle, elle a produit les violes, nom générique donné aux instruments à archet de toutes grandeurs et dont la forme changeait suivant les pays. La vielle à roue n'est pas moins ancienne que la vielle à archet; elle dura plus longtemps et finit par devenir l'instrument favori des petits Savoyards.

Les violesitaliennes, composées habituellement de six cordes, se divisent en 2 classes : 1° Za viola di braccio, qui se jouait à l'épaule ou sur le genou. Elle comprenait le violon, l’alto, la viole d'amour, ete.; 20 la viola da gamba, quise jouait entre les jambes ; c'était la basse dans un quatuor. La viole d'amour avait six ou sept cordes. Meyebeer l'a fait revivre quelque temps, en l’em- ‘ployant pour accompagner la romance du premier acte des Huguenots, lorsque Raoul chante : «Ah ! quel spectacle enchanteur! »

ANDRÉ AmaTi, mort vers 1580, est le chef de cette famille de luthiers en renom, dont les membres s'illustrèrent pendant près d’un siècle et demi. Les fils d'André, ANTOINE et JÉRÔME AMATI, le premier mort vers 1635, l’autre en 1638, travaillèrent longtemps ensemble. Voici leurs étiquettes : Antonius et Hyeronym. Fr. Amati. Andrex fil. Fr. 16.. — Antonius et Hieronimus Fr. Amati Cremonem Andrex F.

NicoLAS AMATI, né à Crémone en 1596, mort en 1684, doit être cité comme le premier luthier italien qui apporta dans ses produits une véritable perfection. Il existe, dit M. Antoine Vidal, un assez grand nombre de violons de sa main, dont quelques-uns sont des chefs-d'œuvre et rivalisent de prix avec ceux de A. Stradivari et de Joseph Guarneri del Jesü. Il signait ses étiquettes : Nicolaus Amatus Cremonem Hieronymi fil. ac Antonij nepos fecit 16.

JéROME AMaAïT1, fils de Nicolas, né à Crémone en 1649, travailla chez son père dont il suivit les errements. Étiquette : Hieronimus Amati Cremonensis fecit anno salutis 4697.0n ignore l'époque de sa mort.

J.-P. MaG@ni occupe la première place parmi les luthiers de Brescia. Ses altos et ses violons sont très recherchés. Étiquette: Paolo Magini in Brescia.

JavieTra Buprant et MATTEO BENDE, contemporains de Magini, occupent après lui un rang honorable.

ce

GASPARD DA SALO, né à Brescia, florissait de 1560 à 1610. Ses produits sont réputés, mais peu connus. Étiquette : Gaspard da Salo, in Brescia.

ANDREAS GUARNERI, et quatre de ses descendants, se distinguèrent à Crémone pendant un siècle. Andreas, élève de Nicolas Amati, florissait de 4660 à 1695. Etiquette : Andreas Guarnerius fecit Cremone sub titulo sanctæ Teresiæ.

Joserx GUARNERI, fils d'André, exerçait de 1680 à 1730. Étiquette : Joseph Guarnerius filius Andræ fecit Cremone sub titulo S. Teresiæ.

PIETRO GUARNERI, frère de Joseph et second fils d'André, travailla à Crémone et à Mantoue de 1690 à 1725. Ses violons sont peu estimés. Étiquette : Petrus Guarnerius Cremonensis fecit Mantuæ sub tit. sanctæ Teresiæ.

PIETRO GUARNERI, fils de Joseph et petit-fils d'André, exerça à Crémone et à Venise de 1730 à 1759. Produits de bonne qualité.

JosEPH ANTOINE GUARNERI, né à Crémone le 8 janvier 1683, fils de Jean-Baptiste Guarneri et neveu d'André, est le plus célèbre de cette famille distinguée. Il ajoutait à sa signature le monogramme du Christ, ce qui l’a fait surnommer Josepn DEL Jesu. Ses violons n’ont pas tous le même mérite ; chez quelquesuns, les épaisseurs des tables sont mal combinées et souvent trop fortes. Les pièces exemptes de ce défaut atteignent à peu près les prix des Stradivari. Étiquette : Joseph Gouarneri fecit Cremone anno 17.. IHS.

ANTOINE STRADIVARI, plus connu sous le nom latinisé de STRA- DIVARIUS, naquit à Crémone en 1644 et mourut en 1737. Il étudia chez Nicolas Amati, et ses premiers violons faits sous l'influence de ce maître, ont les voûtes bombées et hautes ; les amateurs les désignent sous le nom de Séradivarius amatisés. I chercha longtemps les formes et les meilleures conditions acoustiques. Vers 1700, le problème était résolu ; à dater de cette époque, il adopte un type unique et ne varie plus dans les inclinaisons des voûtes, les épaisseurs des tables, le dessin des contours et des S$, etc. Antoine Stradivari surpassa tous ses rivaux et fit des instruments parfaits qu'on a vainement cherché à imiter. Get artiste incomparable à beaucoup travaillé ; son œuvre comprend non seulement des violons, mais encore des altos, des violes, des violoncelles, des pochettes, des cistres. Tous joignent à des formes admirables une sonorité extraordinaire, inconnue avant et après lui, Il signait : Antonius Stradivarius Cremonensis Faciebat anno 17.. Un violon de Stradivarius se paie de 40,000 à 45,000 fr. ; un violoncelle vaut le double.

Stradivari eut deux fils OMoBox0 ( + 1742) et FRANCESCO STRA- DIVARI (+ 4743), qui firent preuve de talent et travaillèrent avec leur père.

CARLO BERGONZ1, le plus brillant élève d'Antoine Stradivari, florissait à Crémone de 1720 à 1730. Les violoncelles de ce maître sont supérieurs à ses violons. Etiquette : Anno 17. Carlo Bergonzi fece in Cremona ou Anno 17. Reuisto et corretto da me Carlo Bergonzi in Cremona.

Domenico MoNTAGNANA, autre élève d'Antoine Stradivari, exerça sa profession à Crémone et à Venise, de 1700 à 1740. Il a laissé surtout des violoncelles d'une grande sonorité, mais dont les voûtes, souvent trop bombées, ontnécessité le recoupage, opération toujours très délicate. Ces beaux instruments se vendent de 3,000 à 5,000 fr., comme ceux de son camarade Bergonzi. Etiquette : Dominicus Montagnana sub Signum Cremonæ Venetiis 47. (Antoine Vidal, les Instruments à archet, Paris, Claye, 1876. Voir aussi de Fétis, Biographie des musiciens et l’Aistoire de la musique.)

La renommée des luthiers italiens s’étendit au loin, et l’on vit de jeunes compagnons allemands, flamands, hollandais aller étudier leur art à Crémone, chez les maîtres eux-mêmes.

JACOB STAINER, célèbre luthier allemand, exerçait dans le Tyrol, vers le milieu du XVIIe siècle. Il fit son apprentissage à Crémone, chez Nicolas Amati, et ses ouvrages sont, après ceux des maîtres italiens, les seuls qui soient sérieusement recherchés. Maruias Kiorz, élève de Stainer, l’imita de 1675 à 1696. Klotz eut trois fils, luthiers comme lui, et qui s’appliquèrent surtout à contrefaire les produits de Jacob Stainer.

Les flamands firent de bonne lutherie, mais sans arriver à la célébrité. Parmi les maîtres auxquels on doit des violons et des violoncelles estimés, nous citerons : à Bruxelles, GASPAR BORBoN. 1689. — Scanœcx. RoTTENBROUCk, de 1700 à 1730. Ils prirent tous deux pour modèles les Amati. — A Liège, PALATE, XVIII s. — À Tournay, AMBROISE DE COMBLE, de 1720 à 1750. Il étudia à Crémone, chez A. Stradivari. — A Anvers, THÉODORE VERBRUGGEN et PIERRE BORLON, vers 1640. JEAN BORLON, FRANCOIS BoRLON et d’autres membres de cette famille se distinguèrent dans la suite. HorFMANN, de 1700 à 1720 ; genre Amati et Guarnéri del Jesü; vernis rouge brun. WILLEMS, de 1730 à 1760.

C'est à Anvers, dans la fabrication des clavecins que les Flamands se firent une grande réputation. Leurs produits, supérieurement exécutés furent recherchés dans toute l'Europe, dès le XVIe siècle, et cette vogue, pleinement justifiée, se continua

jusqu’au XVIIT siècle. Aujourd'hui les collectionneurs recherchent plus que jamais ces précieux objets où le peintre et le sculpteur ont déployé toutes les élégances de leur talent. L'obligation du chef-d'œuvre pour obtenir la maitrise a produit ces superbes pièces qu'on admire dans diverses collections. Toutes sont signées. À Anvers, chaque facteur était tenu d’apposer sa marque particulière, signature ou écusson, sur chacun de ses instruments « à l'endroit le plus apparent ».

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