Scènes galantes ou champêtres
Style rocaille . . . . . . À 2. Trophées, carquois, etc. 3. Corne d'abondance, fleurs isolées.
Imitation de Strasbourg et de Marseille.
Origines de la fabrication {
Style rayonnant. . . . .
Faïences-porcelaines . .
Depuis une dizaine d'années, les anciennes faïences arrivent à des prix très élevés ; celles de Rouen deviennent inabordables,
Une assiette à la corne vaut de 25 à 50 fr. selon la beauté de l'émail. Une assiette à décor rayonnant se paie volontiers de 300 à 400 fr, suivant sa richesse. L'assiette aux Amours dansant, à fond jaune ocré, et celle de même fond, aux armes du Mis de St-Évremont, sont montées graduellement, depuis vingt ans, à 2,500 fr. la pièce. En 1868, nous avons payé (à Rouen) l'assiette aux Amours, de notre collection, 375 fr. Le fameux plat de M. Périlleux, figurant une ronde d’Amours sur fond jaune d’ocre a été adjugé, à M. A. de Bellegarde, plus de 5,500 fr., ce qui le met à 6,000 fr. avec les frais. Ilirait bien ak delà aujourd’hui.
Parmi les raretés de la fabrication, n'oublions pas les assiettes à musique. On n’en connait que quatorze, d'après M. Gustave Gouellain, et toutes ont appartenu à M. André Pottier, le savant historien de la faïence de Rouen. Ces assiettes sont ainsi réparties : Deux au musée céramique de Rouen. — Une au musée de Bernay. — Une à M. A. de Bellegarde (Rouen). — Une à M. G. Gouellain (Rouen). — Une à M. A. Dupont-Auberville (Paris). — Une à M. F. Fétis (Bruxelles). — Une à M. de Liesville (Paris). — Deux au musée de Cluny. — Une au musée céramique de Sèvres. — Deux à M. Édouard Pascal, — La quatorzième échappe aux investigations de M. G. Gouellain. (La Céramique musicale au Trocadéro ét ailleurs.) La collection de M. Éd. Pascal est conservée dans sa famille. On se souvient que cet amateur distingué est mort d'une façon tragique, écrasé par une poutre, en passant dans son coupé devant les magasins du Printemps.
MARSEILLE. — En 1696, A. Clérissy probablement parent de ses homonymes de Moustiers, s'établit à Marseille. L'usine dut être abandonnée pendant quarante ans environ, car elle tomba dans l'oubli au commencement du XVIIIe siècle, pour ne reparaître qu'en 1749, sous la direction d'Honoré Savy. Au camaïeu bleu, accompagné de violet, succéda le décor polychrome.
En 1777, Honoré Savy eut l'honneur de recevoir la visite du comte de Provence, le futur Louis XVIII « Monsieur fut introduit dans la grande galerie de cette manufacture, où il vit une immensité de faïences de toute espèce, et dont il eut la
bonté de louer la perfection. Le prince parut si satisfait, qu'il permit au sieur Savy de mettre sa manufacture sous sa protection, d'y placer ses armes et d'élever au milieu de la galerie la statue du prince, qu'il se propose de fabriquer. En conséquence l'établissement prit le titre de Manufacture de Monsieur, frère du Roi, et adopta la marque à la fleur
de lis. Savy se servait fréquemment d’un beau vert uni, qu'il se vantait de savoir seul employer.
Josepn RoBerT, fabricant de porcelaine et de faïence des plus renommés, eut aussi la bonne fortune de recevoir le comte de Provence. Les travaux de Joseph Robert sont un type de cette belle poterie marseillaise, si riche en peinture, en reliefs variés, en dorure éclatante. Ce ne sont partout que fleurs, oiseaux, poissons, personnages, fruits, insectes, coquillages, bouquets de roses, etc., finement peints, pouvant quelquefois rivaliser avec Sèvres. N'oublions pas les imitations chinoises très répandues dans toute la Provence. MARQUE : R. ou J. R.
VEUVE PERRIN et ABELLARD. « Les produits de la veuve Perrin et Abellard ne sont pas moins variés que ceux de Robert. C’est sans doute à leur atelier qu'il faut attribuer ces soupières, écuelles, sucriers, etc., dont le couvercle est orné de poissons et de coquillages de la Méditerranée si bien imités en relief. Certains services à fond jaune, ornés de bouquets, d'emblèmes maconniques, etc., en réserve, portent la marque des mêmes fabricants. (V. P. en monogr.) (B°r Ch. Davillier, Histoire des faiences et porcelaines de Moustiers, Marseille... et autres fabriques méridionales, Paris, Castel, 1853.)
Au nombre des produits de Marseille, n'oublions pas de mentionner de belles faïences à reliefs tels que gibiers, volailles, poissons, fruits et légumes. Les terrines ou pièces à couvercles avaient aussi pour but de garnir les tables et de recevoir le mets dont elles représentaient l’image.
LILLE. 4696. — La première manufacture de faïence à émail stannifère fut établie par Jacques Febvrier et Jean Bossu. En 1732, l'usine, dirigée par la veuve Febvrier et son gendre Boussmaert, était une des plus considérables de l’Europe; elle complait trois fours, cuisant « au moins par an 1,287,600 pièces de faïence. » Malgré ce chiffre élevé, les faïences de Lille passent souvent inaperçues et sont difficiles à reconnaitre parce que leur décor se confond avec ceux de Delft et de Rouen.
M. Houdoy pense que les pièces à décor rayonnant, marquées d'une fleur de lis, et attribuées à Rouen, pourraient appartenir aux premiers temps de la fabrique de Febvrier en raison de ce que la ville de Lille, de 14667 à la Révolution avait pour armes une simple fleur de lis : de queules à la fleur de lys d'argent. » D'autres établissements se sont élevés à Lille, notamment celui de Barthélémy Dorez et Pélissier en 1711, puis un autre en 4755, dirigé par un sieur Masquelier.
VALENCIENNES. — Fabrique établie par Barthélémy Dorez père vers 1710, date de son privilège. Les produits, encore mal définis, ont d’étroites analogies avec ceux de Lille, de Delft et de Rouen. On a fait à Valenciennes de jolies figurines en terre de pipe.
MOUSTIERS. — Pierre Clérissy, chef d'une famille de potiers, s'établit à Moustiers en 1686. IL y acquit la fortune etla célébrité. Son neveu, nommé comme lui Pierre Clérissy, lui succéda en 4798 et fut anobli par Louis XV, vers 1743. Gaspard Viry et probablement son père Jean-Baptiste, étaient les habiles décorateurs de ces beaux plats à sujets de chasses, copiées pour la plupart d’après les gravures d'Antoine Tempesta,peintre et graveur florentin. Ces plats ont la bordure couverte de griffons, de têtes de lion, d’enroulements et de mascarons d’un style sévère.
A ces travaux de la première époque, il faut ajouter : de grands rafraichissoirs ovales, avec têtes de lion en mascarons et supportés par des pièces formant la griffe; certains plateaux à bords droits découpés à jour ; des vases de pharmacie, à anses de serpents enroulés; des vases de jardin, dans le style rouennais.
La seconde période de cette fabrication comprend ces élégantes compositions dont les maîtres sont le Bérain, Charles Boulle et du Cerceau. On retrouve les plats ornés de chasses, qu'on distingue des premiers en ce que la bordure à mascarons est remplacée par le décor à lambrequins.
Les plus belles pièces de Moustiers doivent être attribuées aux Clérissy; d’après la tradition, un service du prix de dix mille livres leur fut commandé par M%° de Pompadour. Parmi les autres fabricants qui ont tenu un rang distingué, on cite Pol Roux, Laugier et surtout Joseph Olery. Les faïences d’Olery sont le plus souvent polychromes. Elles sont décorées de guirlandes de fleurs et de fruits, de sujets mythologiques et de médaillons renfermant des bustes de guerriers et de déesses, des amours, des oiseaux, etc. La décadence est sensible avec les dessins à à caricatures. (Bon Ch. Daviller, Æistoire des faiences et porcelaines de Moustiers, Marseille et autres fabriques méridionales.)
Beaucoup de pièces d’Olery sont marquées du chiffre OL, en monogramme, souvent accompagné de signes ou de lettres.
Moustiers a produit des faïences à reliefs d’une excellente facture. Nous citerons entre autres une assiette de quatre pommes
de Calville et un cantaloup, modelés et peints au naturel. (Coll. A. M.-S.)
Dans le courant du XVIIIe siècle, le comte d’Aranda, ministre du Roi d'Espagne enleva à Moustiers une partie de ses meilleurs ouvriers et fonda dans son pays, à ALCORA, une manufacture dont les produits rappellent ceux des Basses-Alpes.
La fabrique d’Alcora doit être citée parmi celles qui ont modelé en relief des plats et des assiettes de fruits et de légumes avec le plus de vérité.
BORDEAUX. 1714. — Cette faïencerie, créée par Hutin, imitadès son début le genre rouennais ; plus tard elle fabriqua toutes sortes de terrines et autres vases à couvercle, représentant au naturel des légumes et des oiseaux de basse-cour, « Ces curieuses faïences, toujours admirablement modelées, avec une grande vérité et une certaine largeur artistique dans l’éxécution, sont peintes en couleur où le manganèse et le noir dominent. » (Ed. Garnier, Aistoire de la céramique, Tours, 1882.)
STRASBOURG. — Gharles-François Hannong fonda cette usine en 1721, puis celle de Haguenau trois années plus tard. Son fils Paul lui succéda et ne tarda pas à conduire la fabrication à son apogée par l'emploi du pourpre de Cassius et l'application de la dorure. En 1744, il fut admis à présenter au Roi Louis XV, lors du passage de ce prince à Strasbourg, quelques beaux échantillons de sa nouvelle poterie dorée. Après avoir trouvé le moyen d'obtenir de la poreelaine dure, il fut amené à quitter la France, à la suite de démêélés avec Sèvres, et se retira dans le Palatinat, où il fonda la manufacture de Frankenthal.
A la mort de Paul Hannong, en 1760, les deux établissements du Bas-Rhin passèrent à son fils cadet Pierre-Antoine ; mais celui-ci, peu laborieux, les céda à son frère aîné, Joseph-Adam ; puis commença cette vie aventureuse qui devait le conduire à la ruine. Joseph-Adam vendit sa manufacture de Frankenthal à l'électeur Charles-Théodore et s’efforca de maintenir à leur niveau élevé ses usines de Strasbourg et de Haguenau. En 1766, il reprit avec succès la fabrication de la porcelaine dure.
La faïence de Strasbourg ressemble à celles de Niederwiller et de diverses localités, encore incomplètement connues des bords du Rhin. Elle consiste en services de table, assiettes et bannettes à jouer, soupières avec couvercles surmontés de fruits et de légumes en relief, bouquetières, consoles, fontaines, cartels, appliques, porte-montres, vases divers largement peints en émaux vifs où le rouge domine.
Cn coit crecie eux Berreng Ces services comrpesés de fruits
légumes, volailles, gibiers divers, modelés en relief et peints au naturel.
Les marques consistent dans les lettres suivantes, habituellement réunies en monogramme : G. H. (Ch.-Fr.
Hannong). — P. H.(Paul Hannong.) — P. I. H.
(Paul Hannong et son fils Joseph-Adam, 1754 à 1760 [?] — J. H. (Joseph- Adam, de 1760 à 1780.)
LUNÉVILLE. 1731. — La fabrique fondée par Jacques Ghambrette se rendit plus tard célèbre 4 sous le nom de Manufac- C2 ture de Stanislas, Roi de #7 Z. ) Pologne. C'est de Luné- WI ville que sont sorties ces charmantes jardinières semi-circulaires esquissées dans l'esprit deWatteau et de Boucher; ces corbeilles à jour, imitées de la Saxe; ces lions, ces chiens, parfois de grandeur naturelle, etc., mais les plus beaux produits sont dus à l’habile mode- Collection À M8. leur Paul- Louis Cy1né, établi à Lunéville en 1746, et auquel on doit des groupes et des statuettes en biscuit d'un goût délicieux. On cite surtout la statuette en pied de Stanislas, le groupe de Henri [IV et de Sully, la marquise du Chatelet, Bélisaire et le buste de Voltaire. Les œuvres de Cyfflé sont signées en toutes lettres : Cyfflé, à Lunéville, ou simplement estampillées : {erre de Lorraine. En 1768, Gyfflé s'établit à son compte et obtint un privilège pour faire des objets de sculpture en pâte perfectionnée, appelée pâte de marbre. Ses biscuitsont, en effet, le velouté et le poli du marbre. Avant d'aller à Niederwiller, Lemire, digne émule de Cyfflé se distingua à Lunéville dans la fabrication des groupes et figurines.
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SINCENY. 1734 (Aisne). — Cette fabrique a beaucoup imite le genre rouennais, et bien que les produits des deux ateliers soient assez faciles à distinguer, limitation est parfois complète. En général, les faïences rouennaises ont des émaux vifs, éclatants, tandis que ceux de Sinceny sont relativement pâles et gris.
Voici les trois périodes de fabrication indiquées par le docteur Warmont : La première comprend le décor bleu offrant des bannettes garnies de fleurs ; le décor bleu et rouge à lambrequins; le décor chinois aux quatre couleurs (bleu, jaune, vert et rouge); ce sont des paysages à fabriques, des promenades en barque, des courses sur des montures étranges; puis des pièces avec le nom et la profession du destinataire; des sujets rocailles et à la corne, enjolivés de perruches et de papillons.
Pendant la seconde époque, on fit des faïences au feu de réverbère, décorées de fleurs, de bergerades, de Ghinoïs, etc. La couleur rouge d'æillet est remplacée par le précipité d’or, connu sous le nom de pourpre de Gassius. Cette seconde période est difficile à décrire, « les artistes s'inspirant à la fois de toutes les écoles, imitant tout ce qui leur tombe sous la main. »
L'art et le style disparaissent avec la troisième période. « Le décor, quand il existe, n'est plus que la copie abâtardie de quelqu'un du temps passé. » Quelques assiettes présentent la couronne royale et des fleurs de lis, mais il en est peu s'il en est qui portent des emblèmes révolutionnaires. Les peintres Joseph Le Cerf, Bertrand et Claude Borne ont travaillé à Sinceny. (D' A. Warmont, Recherches historiques sur les faïences de Sinceny, Rouy et Ognes, Paris, Aubry, 1864.)
La marque est un S entre deux points et parfois $. c. y.
VAUCOULEURS (Meuse). — Gette usine, fondée en 1738, par Giraud de Bérinqueville, a produit des jardinières, soupières, pots-pourris, urnes, coupes, etc., à ornements en relief. Le décor est celui de Strasbourg et Niederwiller. :
MONTAUBAN (Tarn-et-Garonne). — Les intéressantes faïences de Montauban et des localités environnantes, ARDUS, NÈGRE- PELISSE, AUVILLAR, etc., nous sont connues depuis peu, et nous le devons à M. Édouard Forestié. Son ouvrage, qu'il pourra compléter dans la suite, offre aux collectionneurs d'utiles renseignements ; c'est l'œuvre d'un chercheur, et nous n’hésitons pas à lui emprunter les notes suivantes :
4737 à 4739. — Le plus ancien atelier du groupe est celui d'AR- DUS, petit village sur l'Aveyron, à 7 kilomètres de Montauban
On peut diviser en trois périodes, les diverses phases de la fabrication.
La première, supérieure aux autres au point de vue de l'art, comprend les compositions du Bérain, les portraits, les sujets à figures. Les bons décorateurs se nommaient Dupré, Molinié, Rigal; ce dernier montra dans le portrait une certaine habileté.
Dans la seconde période, le décor devient polychrome; on y trouve l’imitation de Rouen, de Nevers, de Moustiers, avec les fleurs, les guirlandes et les grotesques à la façon de cette dernière fabrique. Les armoiries abondent.
La troisième période commence sous Louis XVI; c’est celle de la décadence. Quijou, directeur et peintre, s'efforce de la retarder ; il produit des pièces ornées de fleurs où domine une rose, une tulipe, un œ@&illet entourés de fleurettes et de pensées. « Les écuelles de cette époque sont garnies d’anses en torsade fort légères et le couvercle surmonté d’une cerise ou d’un fruit quelconque. » Quijou peignit aussi des Chinois et des grotesques un peu moins caricaturés que ceux de Moustiers. Parfois le violet, le jaune pâle ou orangé et le vert olive forment toute la palette. (Ed. Forestié, les Anciennes Faiïenceries de Montauban, Ardus, Négrepelisse, Auvillar, Bessols, Beaumont, etc.)
Les faïences montalbanaises et des environs ont un air de famille, avec celles d’Ardus des deuxième et troisième périodes.
APREY (Haute-Marne), 14740 à 1750. — On aime ses plats et assiettes décorés sur le marly de fleurs, de feuillages, de légumes en relief, ses sujets d'oiseaux en terrasse dus au pinceau de Jary. Get habile décorateur excellait à peindre les oiseaux et les fleurs; sa collaboration fut un coup de fortune pour l'établissement. Les premières faïences d’Aprey ne sont pas marquées. Ge sont cependant les plus parfaites.
Marque : A. P. (en monogr.), avec le sigle de Jary (J), ou d’un autre décorateur.
SAINT-AMAND (Nord). — Manufacture créée par PierreJoseph Fauquez, antérieurement à 1741, année de sa mort. Le docteur Lejeal rapporte à quatre types principaux les faïences de Saint- Amand. L'italien, l’alsacien, le picard et le rouennais.
4° Dans le {ype italien, elles imitent le sopra bianco de certaines fabriques italiennes, c’est-à-dire le blanc sur blanc; elles ont l'aspect bleu empois, parfois verdâtre ou gris perle et sont décorées en camaïeu bleu avec rehauts blanes. L’ornementation consiste en fleurs, en guirlandes, en personnages, en une den-
telle négligemment jetée. Un modèle de fontaine à dauphins en relief a été reproduit en ce genre.
2 Le type alsacien rappelle Strasbourg; il est remarquable par ses beaux rouges pourpres. Les assiettes et les plats ont les bords découpés; les soupières sont à côtes saiïllantes et portent un fruit sur le couvercle. Parmi les fleurs les plus répétées citons la rose, l’œillet, le narcisse, le volubilis.
Les belles pièces ornées de bouquets et d'oiseaux très étudiés sont du peintre Joseph Fernig, qui a travaillé aussi à Valenciennes. Les fleurs sont de Jean-Baptiste Desmuraille, artiste réputé.
30 Le type picard ou de Sinceny comprend surtout le décor dit aux Chinois.
40 Dans le 4° {ype, l'imitation rouennaise, les couleurs ne présentent ni la franchise ni la vivacité de celles de Rouen. Saint- Amand a fait en outre des faïences porcelaines dont le décor peut être classé ainsi: 4° Imitation japonaise ; 2 imitation de la porcelaine à la Reine; 30 imitation du Saxe. (D' Alfred Lejeal, Recherches historiques sur les manufactures de faïence et de porcelaine de l'arrondissement de Valenciennes.
La marque consiste en un chiffre un peu embrouillé, où l’on peut retrouver les lettres S. A. P. F.
RENNES. 1748. — Les produits rennais conservent longtemps le style Louis XV ; ils sont de forme contournée et décorés d’arabesques, de fleurs, de palmettes et d'ornements rocailles en relief. La palette comprend le bleu, le jaune, le vert rehaussé de noir, et surtout le violet manganèse, qui est la couleur dominante.
SCEAUX. 1751.— Cette usine doit sa prospérité au professeur de chimie Jacques Chapelle. Les produits en sont très soignés ; ce sont des plats à ornements coloriés en relief, des soupières dont le bouton du couvercle représente un fruit modelé au naturel avec son pédoncule, des services à décor d’oiseaux sur terrasse, des jardinières demi-circulaires ou à pans coupés, ornées d'enfants joufflus et gracieux, de pastorales, de chasses et d'animaux rendus avec un remarquable talent. On s'explique cette perfection, quand on sait que la manufacture de Sceaux a fourni à Sèvres des peintres distingués tels que Becquet et Taillandier. Aux pièces énumérées plus haut, il faut ajouter « des fruits de toute espèce et des figures propres à orner les desserts».
Les plus beaux ouvrages de Sceaux se firent sous la direction de Jacques Chapelle ; la décadence, commencée de son temps,
fut encore plus marquée à l’arrivée de Richard Glot, en 1772. Les services à bluets jetés remplacèrent les fines peintures de la période précédente. La flore décorative comprend la rose, la tulipe, la pensée, le bluet etl'œillet. Le duc de Penthièvre, grand
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Jardinière de Sceaux.
Collection A. M.-S.
amiral de France, se fitle protecteur de l'usine, dont les produits sont souvent désignés sous le nom de Sceaux-Penthièvre. Quelques belles pièces sont marquées d'une ancre ou des lettres S X, mais ces marques sont rares. (A. Maze, Recherches sur la céramique.)
BELLEVUE, près Toul. — Manufacture créée en 1758 par un sieur Lefrançois. En 1773, les nouveaux propriétaires, Charles Bayard et François Boyer, furent autorisés à donner à leur usine le titre de Manufacture royale ; il leur fut permis de « fabriquer, vendre et débiter pendant quinze ans toutes sortes d'ouvrages de fayance et terre de pipe fine et commune ». Cyfflé modela pour l'établissement de charmants modèles, Les produits de Bellevue, encore mal définis, ont peut-être une certaine analogie avec ceux de Lunéville ; en tout cas, il n’est pas inutile de dire que Charles Bayard est cité dans l'arrêt du 43 avril 1773 comme «ci-devant directeur de la manufacture royale de fayance et de terre de pipe à Lunéville... »
On est mieux renseigné pour ce qui concerne les pièces modelées. Voici une liste que les amateurs nous sauront gré de reproduire ; elle comprend les figures en biscuit de terre de pipe ou émaillée sur le biscuit et enluminées :
Bélisaire. — Henri IV et Sully. — Henri IV et Louis XVI, —
LA CÉRAMIQUE. &Al
Jardinier et jardinière. — L'Oiseau mort. — L'Oiseau vivant. — L'Agréable Leçon. — Le Chasseur regardant une fille qui lave sa jambe. — Le Paysan qui embrasse une fille qui porte des œufs. — Les Amants surpris par la mère. — La Chamaille pour un raisin. — Le Savetier et la Ravaudeuse. — Les Quatre Saisons. — La Prise des Cailletaux. — La Naissance du Sauveur. — Le Savetier sifflant son sansonnet. — La Ravaudeuse de bas. — Une Vieille Fileuse qui s'endort. — Un Jardinier appuyé sur sa bèche. — Une Jardinière désolée d’avoir cassé son pot aux roses. — Un Crieur de fraiche, assis sur une barre. — Une Poissarde, une carpe à la main, son éventaire devant elle. — Un Preneur de cailles, appuyé près de son filet. — Une Femme tenant des cailles dans son tablier, — Un Fauconnier tenant son faucon sur le doigt.
Une femme tenant un héron dans ses bras, — Les Quatre Saisons vêtues, ou moitié nues et plus grandes. — Un petit Savoyard debout. — Une petite Savoyarde avec sa marmotte
dans une boîte devant elle. — Un Boucher prêt à égorger un bélier. — Une Vendeuse de tripes avec une hotte. — Un grand Amour silencieux. — Une grande Vénus pour pendant, — Un petit Amour silencieux. — Une petite Bergère filant sa quenouille. — Un Petit Garçon qui va prendre un lapin derrière un arbre. — Une Petite Joueuse de tambour de basque. — Un Petit Joueur de flûte. — Le Roi Louis XVI, dans son costume du sacre. — Marie-Antoinette, de même. — Le Buste de Voltaire. — Une Sainte Madeleine repentante, sur un petit piédestal. — Un Saint Bruno en prière, sur piédestal. — Une Sainte Thérèse, idem. — Un Saint Antoine de Padoue, idem. — Un Saint François d'Assise, idem. — Une petite Vierge droite tenant l'Enfant. — Un Saint Joseph pour pendant à la Vierge,
Selon l'importance des sujets, les prix varient de 2 à 20 livres. Les figures émaillées et enluminées sont du même prix que celles en biscuit. Citons encore quelques grandes figures pour mettre dans les jardins, exécutées en biscuit de terre à faïence : Un Savoyard ramoneur. — Une Savoyarde jouant de la vielle, — Un Jardinier appuyé sur sa bèche. — Une Jardinière. —Un Abbé assis, lisant, — Une Demoiselle assise, l’'éventail à la main. Ces grandes terres cuites se vendaient 12 livres.
TOUL (Meurthe). — «Les ouvrages qui sortent de cette manufacture consistent en tout ce qu'il est possible de fabriquer en faïence fine et commune, en faïence blanche et peinte à l'instar du Japon, en terre de pipe émaillée et blanc de porcelaine, tant
en uni, en blanc doré qu'en peinture fine aussi à l'instar des porcelaines de France. On y fait encore des vases antiques richement dorés ; différents ouvrages en beau biscuit, tels que groupes, figures, bustes, vases, médaillons d'hommes illustres, ete., d’après les dessins des plus grands maîtres. » (Almanach général du commerce.)
NIEDERWILLER. — Manufacture établie par le baron de Beyerlé en 1754 ou 1755. Quelque vingt ans plus tard, AA elle devint la propriété du général de Custine, qui en confia la direction à François Lanfrey. Après la fin tra- Ü gique du général (mort sur l’échafaud en 1793) l’usine passa à Lanfrey et resta sous son intelligente gestion jusqu’en 1827, époque de son décès. Les faïences et porcelaines de Niederwiller jouissent d’une réputation méritée. Le décor consiste en fleurs, en camaïeux roses ou bistres et en imitations de bois de sapin avec reserves de médaillons roses ou de sujets à trompe-l'œil. Cyfflé travailla quelque temps pour l'établissement. Charles Sauvage, dit Lemire, eut pendantplus de vingt années la direction des ateliers de moulages et contribua pour une bonne part au succès de l’entreprise.
Du temps de Gustine, la marque consistait en deux C croisés, avec ou sans couronne.
Sujets exécutés à Niederwiller par Jean Cyfflé: Ramoneurs. — Chanteurs et pendants. — Savoyards et pendants. — Pâtissiers et autres marchands. —Mendiants et pendants. — Chaudronniers, cris de Paris et autres. — Chasseurs avec chiens et pendants. Haut., 6 pouces ; la pièce, 7 fr. 50.— Baiser de sifflet avec chien. 20 fr. — Le Printemps. 2 p. 1/2, 7 fr. — Alliance de sifflet. 72 fr. — Savetier et pendant. 27 fr. — Ravaudeuse et pendant. 27 fr. la pièce.
Sujets exécutés par Lemire : Petits Amours, 3 pouces, 2fr. 50.— Marchand d’oublies, ete., 5 pouces, 5fr. 50.— Muses et Apollon, ete. 12p., 21 fr. — Académies assises. 12 p.,21 fr. — La Peinture, la Sculpture. 12 p., 30 fr. — Méditation et fileuse assises. 45 fr. — Bacchus et Bacchante. 18 p., 51 fr. — Apollon et Vénus, idem. — Jupiter et Junon. 24 p., 72 fr. — Génie avec vase. 90 fr. — Grand Berger et pendant. 24 p., 200 tr. — Vénus agenouillée. Grande. 400 fr. — Christ. 9 p., 15 fr. ; 2 grandeur. 12 fr. — Enlèvement d'Hélène. 4° grandeur. 90 fr. ; 2° gr. 36 fr. — Vénuset Adonis ou la Mort d’Adonis. 84 fr. — Berger et bergère. 36 fr. — Le jugement de Pâris. 300 fr. — Vénus et Bacchus. 200 fr. — Bacchante avec piédestal. 66 fr. — Grande Bacchanale, 140 fr.
HOLLANDE. — FAIENCE DE DELFT. — Jusqu’à ces derniers temps, tous les auteurs qui ont écrit sur la faïence de Delft se sont trompés. M. Demmin, dans son Guide ; M. Jacquemart, dans son {listoire de la céramique, et jusqu'au savant M. J. Labarte, dans son Histoire des arts industriels, tous ont faits des erreurs de noms, de dates, d’attributions. Avant M. Labarte, le Mariette du XIXe siècle, nous avions aussi commis les mêmes erreurs en écrivant nos /echerches sur la céramique. L'ouvrage à consulter aujourd'hui est celui de M. Henry Havard: Æistoire de la faïence de Delft, Paris, 1878. Ce consciencieux travail nous servira de guide dans cette étude.
D'après les textes, c’estentre les années 1596 et 1611, époque à laquelle se fonde la gilde de Saint-Luc, qu’on peut faire remonter avec certitude, l’origine de la faïence de Delft. La gilde de Saint- Luc est cette corporation delftoise où se réunissaient toutes les industries touchant aux arts du dessin de loin ou de près. Pendant les quarante premières années environ, on voit apparaître des plats et des plaques chargés d’une infinité de personnages; ce sont des batailles, des kermesses, des scènes religieuses ou mythologiques. La seconde moitié du XVII siècle est l’époque de splendeur. Abraham de Cooge ou de Kooge, et Frédéric Van Frytom, peintres céramistes hors ligne, exécutent sur des plaques et sur des services des vues admirables et des portraits en camaïeu bleu. Aelbrecht de Keiser, le premier, imite, à s'y méprendre, la porcelaine du Japon. Gerrit Pietersz Kam et ses deux fils continuent la série des belles imitations japonaises, chinoises et indiennes; on cite du père d'immenses potiches en ce genre.
Samuel Van Eenhoorn, dont le monogrammeS V E a été attribué à Suter Van der Even, nom inconnu en Hollande, a peint de beaux décors de fleurs et d’animauxen camaïeu bleu. Lambartus Van Eenhoorn mérite une mention particulière pour ses splendides potiches cannelées décorées en camaïeu bleu de dessins cachemire, mélange de riches lambrequins, de fleurs naturelles ou de fantaisie et d'oiseaux fantastiques. C’est chez Lambartus que s'adressait le « magistrat » de Delft pour les dons officiels de faïence.
Cornelis Aelbrechtsz de Keiïser, qui travailla pendant quelque temps avec ses deux beaux-frères, Jacobus et Adrien Pynacker, sut, le premier, appliquer ces belles couleurs bleu, rouge et or, dont la vogue fut immense. Jacobus Wemmersz Hoppestein, Willem Kleftijus, Arendt Cosijn et quelques autres firent aussi de belles applications du décor rouge et or, souvent additionné de bleu.
Ar LA CÉRAMIQUE.
Louwys Fictoor, reçu maitre peintre (plaleelschilder) en 1689, brille par l’admirable exécution de ses dessins à guirlandes avec lambrequins imités de l'Orient. Ses belles potiches polychromes cotelées, selon la mode du temps, ont droit de cité dans les plus riches collections. Dirck Van der Kest aimait les scènes religieuses et D. J. Van Schie, les sujets de genre tels que des artisans à leur travail. Jean Sicktis Van den Houk livrait à la consommation des pièces à relief figurant au naturel des poulets, canards, dindons, légumes, etc.
Lucas Van Dale et David Kam, au Paon, produisaient ces curieuses pièces à engobe olivâtre ou mordoré, dont les amateurs belges et hollandais font beaucoup de cas. On doit à Adrien Pynacker et à Pieter Poulisse, ces rarissimes imitations japonaises à dessins polychromes, sur fond noir.
Pour éviter la contrefaçon, une ordonnance du Magistrat de Delft, datée de 1680, obligea les maitres faïenciers à signer leurs ouvrages et à faire le dépôt de leur marque à la Gilde de Saint-Luc. Il est à croire que cette obligation ne fut pas régulièrement remplie dans la suite, car, en 1764, un nouvel arrêté exigea pour tous, le dépôt des marques.
Au XVIII siècle la fabrication perd peu à peu de sa richesse pour devenir surtout industrielle. La vaisselle de terre va bientôt détrôner la vaisselle d’étain. Pendant cette période de décadence artistique, quatre grands noms dominent ; ce sont ceux de Van der Haagen, des Dextra, des G. Verhaast et de Piet-Vizeer. Johannes Pennis, surnommé le Vieux (1759), avait la spécialité des pièces à musique, Gerrit Brouwer (1764) imitait en trompel'œil des fruits, des cartes à jouer et Jacobus Halder Adriaens, (1765) modelait des figurines et surtout des animaux. Sur la fin du XVIIT siècle, on fit à profusion des services communs de façon anglaise, offrant les portraits de Guillaume V et de la princesse d'Orange.
Les marques si nombreuses et si intéressantes ont un aspect particulier qui indique tout d’abord leur nationalité ; elles présentent les initiales du maître faïencier ; à l’occasion, près de celles-ci, se trouve le chiffre d’un contre-maître ; parfois la marque est le nom de la fabrique, comme dans les exemples suivants : «Au Paon, » D. Paauw ; « Au Cerf, » Thart ; « Au Pot de métal, » De metaale pot ; « Aux trois tonneaux de cendre, » 3 Astonnedjes ; « À la Rose, » Roos ; « Au Pot de fleurs, » Blompot; « A la Fortune, » Forluyn.
Enfin certains spécimens portent une figure allusive à l’enseigne, une sorte d'arme parlante ; ainsi : À la Griffe, marque
vent d’une griffe ; Aux trois Cloches, de trois cloches ; À /a Bouteille de porcelaine, d'une bouteille ; À {a Rose, d'une rose ; À la Hache de porcelaine, d'une hache ; À l'Étoile, d'une étoile. Tous ces beaux établissements ont vu s’éteindre leurs fourneaux ; aujourd’hui, des trente usines, il n'en reste plus qu’une, dont les produits, du reste, n’offrent aucune ressemblance, comme pâte ni comme aspect, avec ce qu'on est convenu d'appeler la faïence de Delft.
Faïence de Bruxelles.
Collections de MM. A. Evenepoel et A. M.-$.
BELGIQUE. — FAIENCE DE BRUXELLES. — Cette intéressante fabrication remonte au milieu du XVIIe siècle. Jacques Van Haute et Jean Symonet figurent parmi les premiers fabricants, vers 1654. En 1705, Corneille Mombaerts et Thierry Witsenbergh établirent une manufacture hors de la Porte dite du Rivage ou du Canal. Au bout de peu de temps, Witsenbergh se retira. Corneille Mombaerts et ses descendants firent prospérer l'établissement dont la vogue dura plus d’un siècle. En 1761, le Journal du commerce de Bruxelles, publie la réclame suivante : « P. Mombaerts, manufacturier de fayance de Son Altesse Royale, fabrique à Bruxelles toutes sortes de fayances, consistant en plats d'épargne, terrines ovales et rondes, terrines en forme de choux, melons, artichauts, asperges, pigeons, dindons, coqs, poules, anguilles, pots à beurre, services de table, etc., le tout à l'épreuve du feu. »
A HOCHST-SUR-LE-MEIN, près Mayence, on a fabriqué aussi de beaux services de table composés de plats, vases, terrines, compotiers, légumiers représentant avec la forme et la couleur les fruits, les légumes, poissons, gibiers, volailles, qu'ils devaient contenir. Le palais de la Favorite, à Bade, conserve un service complet de ce genre. Autrefois, dans les châteaux allemands, on avait coutume de réserver à la céramique une grande salle où les poteries d'art étaient rangées avec symétrie sur les tables et les dressoirs.
1726. — La faïence de RORSTRAND ou de STOCKHOLM, comme on la désigne indistinctement est souvent décorée de bouquets soit en camaïeu bleu, soit au manganèse rehaussé de jaune citrin. « On aime surtout les pièces à reliefs ornées de fleurs, genre Saxe, où domine le violet manganèse et certains services imitant au naturel des fruits et des légumes ». (Alph. Maze, Recherches sur la céramique.)
1756. — Les plus intéressants spécimens de la fabrique de MARIEBERG, près Stockolm, comprennent : les plats et assiettes à bords ajourés et à bouquets dans le genre de Strasbourg et de
Soupière en forme de mitre.
Collection A. M.-$.
Niederwiller ; les vases, potiches, soupières, à paroi extérieures réticulée souvent avec réserve de médaillons renfermant des fleurs et des fruits. Les couvercles de ces vases sont surmontés de
V7 V7, roses où de’branchesifeuillues, peintes au viodd let manganèse. Quant aux porcelaines, elles sont AB B très estimées, mais on en rencontre rarement. Ne Les; marques de Marieberg sont variées. La plus fréquente est celle aux trois couronnes, 1/2 63 Parfois elle se résume à trois croissants, à la
à à lettre M, ou au chiffre M. B. (le B lié à l'M).
Les faïences d'ARNHEIM sont d’une extrème rareté; on les compte par unités. Elles ont été jusqu'ici attribuées par erreur à Amsterdam, et leur marque consiste en un coq. La première période comprend les pièces polychromes et dorées, décorées de motifs chinois qui s’enlèvent en un léger relief sur un engobe d'un beau blanc laiteux; sans leur marque, fait observer M. Henry Havard on attribuerait ces poteries à Zachari Dextra, à Jacobus Haïlder ou à quelque autre maître de Delft de la même époque. La seconde pé- -riode, la plus intéressante et la plus féconde de cettebelle fabrication, offre un changement complet. Le genre Delft est abandonné, la polychromie et les imitations chinoises sont remplacées par le camaïeu et les scènes galantes et pastorales. Quant'à la forme des vases, elle est des plus gracieuses et semble copiée sur les modèles de l’orfèvrerie de l’époque.