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CURIEUX DE TIMBBES-POSTE

même, 300 reis, obl. 25 fr.;— de 600 reis, obl. 30 fr. — BuEnos- AYRES. bateau à vapeur, 1858, 3 pesos, vert, obl. 50 fr. — 4 pesos, rouge, obl. 100 fr. — 2p., jaune, obl. 60 fr. — GaBoux, 1872-74, 1 shahi, noir, neuf, 8 fr. — 5 abasi, noir, neuf, 30 fr. — 1 roupie, noir, neuf, 45 fr. — CANADA, 1851-52, 10 pence, bleu, neuf, 45 fr. — ESPAGNE, 1851, 2 reales, rouge, obl. 100 fr. — neuf, 950 fr. —1882, 2 reales, chair, obl. 70fr. — neuf, 150 fr. — 1853, 2 reales, vermillon, obl. 60 fr. — neuf, 100 fr. — FINLANDE, 1845, 10 kopecks, noir, enveloppe entière, obl. 75 fr.— France, 1849- 50, 10 cent. bistre, neuf, 3fr. — 15 cent., vert, neuf, 20 fr. —1 fr. vermillon vif, obl. 60 fr. — neuf, 200 fr. — 1 fr. rouge terne, obl. 30 fr. — neuf, 400 fr.

GRANDE-BRETAGNE, 1840, 1 penny noir V. T., neuf, 150 fr, — GUYANNE ANGLAISE, 4850, rond, 4 cents, noir sur jaune, obl. 330 fr. — 8 cents, noir sur vert, obl. 200 fr. — 12 cents, noir sur bleu, obl. 80 fr. — 1856, oblong, 4 cents, noir, sur carmin, obl. 200 fr. — Izx Maurice, 1852, efligie à bandeau, 2 pence, bleu, obl. 150 fr. — 1857, déesse assise, vert, four pence, noir, Obl. 90 fr. — MoLpavIE, 1858, rond, 27, noir sur rose, obl. 250 fr, .— 54, vert sur vert, obl. 400 fr. — 81, bleu sur bleu, obl. 200 fr. — 108, bleu sur rose, obl. 150 fr. — Pérou, 1858, 1/2 peso jaune, obl. 150 fr. — TERRE-NEUVE, 1857, rouge, 4 pence, obl. 80 fr. — 1 shilling, 80 fr. — Toscane, 1850, 2 soldi, brique, obl. 25 fr.—neuf, 50 fr.—60 crazie, brique, obl.75 fr.— neuf, 120 fr, — 1860, 3 lire, jaune, obl. 150fr.

MM. B° AYMAR DE S'-SAUD (Paris), — PH. DE BOSREDON (Paris), importante collection. — MARC CHALLANDES (Marseille), — YORICK CARRETON (Paris — W. COSSMANN (Paris) — CAMPBELL (Paris), raretés. — HORACE HUET (Paris). — DONA- TIS (Paris). — H. DURIEU (Paris). — PH. DE FERRARI (Paris), collection incomparable; elle a coûté, nous l'avons dit, 1,500,000 fr. L’auteur (le fils de la Dsse de Galliera) la continue à grands frais. — AL PH. DE MARTIN (Narbonne). — HENRI DE MARTIN (Narbonne). — S. KOPROWSKI (Russie). — LE COURT fils (Deauviile) — Dr LE- GRAND (Neuilly), collection de nlus de cent mille timbres, Raretés. — CH.MAKTEL (Paris), —L. MONNEROT (Paris). —- MONTAUBRY (Paris). — CH. NICOT (Paris), — PHILBRICK (Anglet.), cité plus haut; collection estimée 300,000 fr. — ARTHUR DE ROTHSCHILD (Paris), cité plus haut, cabinet estimé 300,000 fr. — SCHMIDT (Paris). — ALPH. TROPSCH (Paris), collection importante, très bien classée,

CH. ROUSSIN (Paris), proprietaire gérant de l’Ami des timbres, 9, boulevard Barbès, un des plus savants timbrophiles de Paris,

Au moyen âge et pendant la Renaissance, l’art du coutelier s’est élevé très haut. C’est surtout dans l'exécution des manches, que les habiles ouvriers des temps passés ont déployé un luxe, un talent, un goût, une élégance extrêmes. L'Italie, l'Allemagne et les Pays-Bas rivalisèrent avec la France, Dans Ja maison du Roi, les couteaux se distribuaient chaque année aux officiers de la bouche. Olivier de La Marche écrivait au XVe siècle : « L'écuyer tranchant doibt à ses dépens entretenir nets les couteaux, mais les couteaux se payent par l’argentier soubz la certification de l'écuyer tranchant. »

Ces couteaux, d'inégale grandeur, étaient livrés par trois, dans une gaine en cuir. Le plus grand. à large lame coupant des deux côtés, servait non seulement à découper, mais encore à présenter aux convives le morceau détaché. Un autre grand couteau servait aussi à trancher et le troisième, plus petit, nommé parepain, était réservé au prince. (De Laborde, Documents et Glossaire.)

L'habitude de faire marquer les couteaux à ses armes se généralisa. Prinitivement les couteliers formaient deux corporations, sans compter les orfèvres auxquels il fallait s’adresser pour les manches d'or ou d'argent. En dehors des couteliers forgerons, fabricant les lames, il y avait les couteliers faiseurs de manches. Le Livre des Mestiers.… d'Étienne Boileau les désigne sous l'appellation de « feseeurs de manches à coutiaux... emmancheurs de coutiaux...».

Au XVIe siècle, il n’y eut plus qu'une seule corporation de couteliers. Par leurs statuts de 1565, renouvelés sous Henri IIF, puis sous Henri IV, en 1608, il est dit qu'ils peuvent faire tous

Couteau à manche d argent, avec inscription. — Collection de M"° Jubinal de St-Albin.

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instruments de « chirurgie et barberie » comme aussi toute espèce de couteaux de poche ou de table, ciseaux, etc., « même des instruments d'astronomie, s'ils sont capables de les entreprendre ; le tout gravé, ciselé et damasquiné d'or et d'argentavec des manches de toutes sortes de matières comme bois, corne, ivoire, baleine, émail, écaille de tortue, etc., à la réserve néanmoins des manches d'or et d'argent, qu'ils peuvent, à la vérité, monter, mais qu'ils doivent se fournir chez les orfèvres. » (Savary desBrülons, Dictionnaire universel de commerce, Paris 1741.) « La plus belle et la plus fine coutellerie, ajoute Savary, se fait à Paris, à Moulins, à Châtellerault, à Cône et à Langres : celle de Paris est la plus estimée; il en vient aussi de très bonne d'Angleterre. »

En 1691, Abraham du Pradel écrivait : « On peut, par les messageries de Moulins et de Langres, tirer de bons cizeaux ; et par celui de Caen, des couteaux de poche d’une propreté et d’une bonté singulière. » Les couteaux de Langres n'étaient pas moins renommés que ses ciseaux. « Les voleurs leur avaient fait une réputation sinistre:le couteau, pour eux, était un lingre, et, pour assassiner, ils disaient lingrer.» (Le Livre commode, annoté par Ed. Fournier, Paris, 1878.)

Suivant du Pradel (édition de 14692), « entre les couteliers renommés pour les couteaux et les cizeaux, sont le maitre de l'église,rue Saint-Martin, et le maître du Coutelas, rue de la Coutellerie, qui a un talent particulier pour les lames de couteaux de table qui se montent sur des manches d'argent. »

Dans l'édition de 1691, le coutelier du « Trèfle » est indiqué comme étant en réputation. Le trèfle, à la fois la marque et l’enseigne du fabricant, se retrouve sur d'intéressants couteaux des XVII et XVIII: siècles.

Les couteliers étaient tenus d’avoir un poinçcon spécial pour marquer leurs ouvrages. Ce poinçon acquiérait parfois une grande célébrité. D’après Clicquot Blervache, on offrit à PALME, fabricant à Thiers, 22,000 livres pour sa marque. C'était la plus accréditée. (Considérations sur le commerce... Amsterdam, 1758, note de la page 165.)

En 1758, les maîtres couteliers BACQuET, DURAND, GALOIS et RicarD occupent les places d'honneur de leur corporation. Ils figurent comme jurés dans l'almanach des corps des marchands et communautés. Vers le même temps, pe BERGE était très renommé. L'Encylopédie en parle avec éloges et cite ses inventions. Mw° de Pompadour recherchait particulièrement ses ouvrages. Dans le Livre-journal de Lazare-Duvaux, fournisseur du

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