CONSERVES D’ŒUFS ET DE LAIT
résultat, mais il a dû renoncer à ce procédé, d’une exécution difficile.
Gay-Lussac faisait bouillir le lait en y ajoutant du bicarbonate de soude.
11 répétait cette opération tous les deux jours dans les temps frais, et tous les jours dans les grandes chaleurs, pendant plusieurs mois.
Ce procédé avait l’inconvénient d’exiger de 15 à 20 litres de lait pour en conserver 5 litres au bout de deux mois.
M. de Lignac a été plus heureux dans ses expériences :
Il a évaporé à une douce chaleur le lait, en ajoutant 50 grammes de sucre en poudre pour 1 litre de lait.
Il a ainsi obtenu un extrait consistant semblable au miel, et l’a enfermé dans des boîtes soudées et soumises à l’ébullition au bain-marie, pendant une heure.
Une cuillerée à bouche de celte conserve de lait, étendue de cinq cuillerées d’eau, donne un très-bon résultat.
Ce procédé me paraît donc devoir être recommandé.