H LE LI\RE
MADAME VERNET A MADAME DL RINCEAL
Orléans,
Accourez, ma chère tante, je vous en supplie ; mon père est bien malade ! Non pas qu'il soit alité, car chaque jour il se faitconduire dans son jardin : là il reste inerte, étendu dans son grand fauteuil, ne disant, n'entendant rien. Hier il était si faible que ma mère et moi n'avons pu le soutenir pour aller à cette place où il se trouve mieux qu'ailleurs ; il a fallu appeler un voisin qui l'a porté.
Nous le pressons en vain d'appeler un médecin; peut-être aurez-vous plus d'influence sur son esprit affaibli. Ma mère a passé la nuit en larmes, et vous lui serez d'un grand secours dans la crise douloureuse qui se prépare.
Connaissant tout votre dévouement, j'ose espérer que vous serez ici demain au soir. Dieu veuille qu'il ne soit pas trop tard !
Je suis avec une respectueuse affection.
Toute à vous, Georgine Vernet.
nKS .lEUNES FILLES.
LXXIIT