‹ Le livre des légendesChapitre 6 sur 32 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

en langue française depuis le commencement du xir siècle jusqu'à la fin du xvr : chansons de gestes et chroniques, romans d'amour ou de chevalerie, fables, fabliaux et lais; poésies dévotes, galantes ou satiriques; compositions en prose ou en vers sur les sciences morales et physiques, nous ne devions rien négliger, car tous nous offraient quelques passages à recueillir, quelques traits à citer. Comme on le voit, cette première source est féconde, et tout au plus pouvons-nous espérer d'en effleurer quelques parties : pour en épuiser une seule il faudrait beaucoup d'années, et d'ailleurs tel n'a pas été notre but. Voulant mettre chacun à même de juger de l'étendue et du nombre des monuments que le moyenàge a laissés sur certains sujets, nous avons eu soin d'en donner la bibliographie manuscrite.

Nous avons dû encore consulter tous les ouvrages latins composés à la même époque. Ce fut, dans les premiers siècles du moyen-âge, la seule langue dans laquelle on écrivit les livres de hautes sciences, et d'ailleurs un grand nombre d'entre eux furent traduits, imités, et servirent de base aux monuments de notre première littérature.

Nous ne pouvons ici analyser ni même énumérer tous ces écrits. Pour le faire convenablement , il faudrait les avoir lus tous, et nous sommes loin d'une telle érudition. C'est donc à mesure que nous publierons quelques légendes appartenant à l'un d'eux , que nous ferons précéder cette légende de l'examen des ouvrages qui nous l'auront donnée. Nous nous attacherons à l'analyse des monuments, non pas à leur critique, car en publiant ce

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