‹ Le livre des légendesChapitre 7 sur 32 · X- PRÉFACE · texte numérisé non relu

X- PRÉFACE

livre, nous nous sommes fait riiistorien du mensonge, et non l'arislarque de ces bons et naïfs écrivains qui enregistraient sans les commenter ces pieuses et brillantes fictions.

La seconde source à laquelle nous avons eu recours, ce sont les livres de littérature primitive ; nous allons expliquer cette dénomination. Chaque peuple, aux premiers temps de son histoire, a résumé, recueilli les pensées qui lui étaient propres, ou qu'il avait reçues des autres peuples dont il provenait. Ces idées, le plus souvent mises en vers, ont formé ces premières œuvres vraiment originales qui résument parfaitement l'homme et son génie tels que Dieu les a créés. Ainsi , pour l'ancien monde, nous nous contenterons de citer deux de ces monuments les plus beaux , les plus complets dans leur forme et leur exécution : la Bible et les poèmes d'Homère, l'Iliade et l'Odyssée. Ils sont de parfaits modèles de ces livres qui contiennent toujours ce qu'il est important aux hommes de bien savoir et d'observer. Les doctrines religieuses et morales, les lois civiles ou militaires, les proverbes, les apologues chez les peuples de l'Orient, chez ceux du iNord les chants de guerre, tels sont les sujets qui composent habituellement ces premières œuvres de l'imagination.

Quant aux peuples modernes, à ceux de l'Europe, qui doivent principalement fixer notre attention , ils ont aussi leurs livres primitifs; dans ces livres, avec les pensées et les croyances qui leur étaient particulières, on retrouve les usages, les mœurs que ces peuples avaient adoptes ; on y trouve encore le récit des actions de leurs

Page 1