T£HM£S DE M£D£C1N
Les organes de la digestion forment dans leur ensemble Tappiu^eil digestif.
L'appareil digestif comprend l'ensemble des organes qui concourent à l'accomplissement de la digestion.
Chez rbomme,cet appareil comprend, nous le répétons, la bouche, le pharynx, Tobsophage, l'estomac, l'intestin grêle, le gros intestin, les divers corps glandulaires, comme les parotides, les amygdales, le foie, le pancréas.
Chacune de ces parties est appelée organe.
L'estomac est un organe, I mtestin est un organe, etc.
Comme ou le voit, ou donne le nom d'organe à des subdivisions des appai-eils dont chacune est divisible eu pai ties divems.
Les maladies organiques sont celles qui
T£RM£S DE MEDECINE aS
changent les éléments anatomigues d'un organe.
Uanalyse anatomique, ceUe qui agit sans décomposition chimique, par simple dédoublement successif, ne peut plus reconnaître ni ramener les tissus et les humeurs à leurs caractères normaux.
Catarrhe
le malade — Qu'est-ce que le catarrhe f * L$ médecin — Les mm^)T€mei muqueuses tapissent la face interne de tous les organes
creux et communiquent à Textérieur par les diverses ouvertures du corps.
Elles se trouvent en contact avec les subs-
ai fSlIU» D£ MÉraoïiix
lanoM étranglM à rofgtmtatioii el sont humectées d'un liquide muqueux.
Le catarrhe eelA^ânflawjimrtaa dee muqueutee, jgflmnaafieB aigué ou chiwique, avec augmaolatieiide laséorétion hahitueile de ses nMDbiaaeB ) de là, le catarrhe pulmonaire, vésical, intestlDal, uazal.
Le nom de catarrhe se trouve aussi réservé à la tupersécrétion de la muqueuse.
Leoatarrhe pulmonaire est donc toujours accompagné de sécrétion^ muqueuses, séreu* ses, glaireuses, de même celui de la vessie, ce|u4 du rectum, eiu.
gliures, dans le premier cas, sont dans les ccactuUs, et dans les deux auU'es, dans Tprine et les (Motions alvinas.
xmcBs DE MÉsascsHR m
XU ' Calcul
Le malade, — Qu'est-ce qu'un calcul ?
Le médecin. — On donne ce ncnn aux concrétions qui se fonnent accidenteUement dans le corps.
Ces corps étrangers sont inorganique);, se développent dans les conduits ou réservoirs tapissés pai* une membrane muqueuse.
Il se rencontre des calculs dans les articulations, les voies biliaires, les intestins, les poumons, la prostate, la vésicule séminale, les voies salivaires, les organes génito-minaires.
TBBIf£S fi£ MÉ1>£GIM£
Hjdropiti*
he tnalade. — Qu'est-ce que Thydropisie?
Le médecin. — La sérosité ou l'eau du sang est un liquide qui est habituellement exhalé par les membranes séi'euses. C'est de la sérosité qui sort d un vésicatoire qui a pris.
Or,rhydropisie est constituée par tout épanchement de sérosité dans une cavité quelconque du corps de l'homme ou dans le tissu cellulaii*e.
L'hydropisie du ventre ou ascite est un épanchement de sérosité dans le péritoine.
L'hydropisie de poitrine ou hydiothorax est
Oigitized
répanchement de sérosité dans l'enveloppe des poumons ou la plèvre.
L*(Bdème des jambes est Tépanchement de sérosité dans le tissu cellulaire ou graisse, depuis les pieds jusqu'aux genoux.'
L'anasaïqiie est l'épanchement général de sérosité dans tout le corps ; cette, infiltration conunènce ordinairement par les jambes, les cuisses, le ventre; gagne la poitrine, les bras et la tête.
Tumeur
Le malade, — • Qu'est-ce qu'une tumeur?
Le médecin. — Une tumeur est toute éminenœ circonscrite, d'un certain volume, développée dans une partie quelconque du corps.
as TERMES DE MÉDEUNE
On confond ainsi sous la dénomination de tumeur la simplo ex|>an8ion, la tuméÊu^tion»
soit inflammatoire^ soit de toutautre nature; la distension d'un organe par Taccumulation des matières qui, dans l'état normal, n'y sont contenues (xu'en petite quantité; la tuméflEiction produite par le déplacement d'un oigane qui vient fiedre saillie dans sa nouvelle place.
On entend aussi par tumeur des productions nouvelles morbides persistantes; des collections liquides circonscrites; des polypes, des condylomes, des fongus, des kystes, des abcès, des cancers.
TBRMES DE MEDECINE
DiatlièM
Le malade, — Qu'est-ce qu'une diathèse ?
Le médecin. — Le mot diâthèse siguiiie disposition générale en vertu de laquelle un individu est atteint de plusiem^s ailections locales de même nature.
La diathèse tuberculeuse, cancéi*euse, purulente, syphilitique.
Chacune de ces diathèses peut se montrer sur plusieurs organes à la fois.
Dans les diathèses, le sang est altéré.
Le sang renferme à l état de dissolution tous les principes immédiats qui forment les tissus et humeurs de Torganisme. De là une
40 TERMAS DK M£D£CIN£
solidarité complète entre ces parties et le sang qui représente le tout.
Si un tissu est primitivement altéré, le sang auquel il emprunte et dans lequel il rejette ses principes le serabientôt, et vice versa; m, le sang est altéré le premier, il ne tarde pas à rejeter ses principes morbigènes dans un organe ordinairement le plus Mble.
Cachexie
Le malade. — Qu'est-ce qu'une cachexie ?
Lemédecin. Dans la cachexie, ilyaune altération profonde de la nutrition.
Cette mauyaise disposition du corps se retrouve dans la suite des knaladies longues ou d'une gravité incontestable.
Le teint des cachectiques est jaune plombé.
Les tissus sont bouf^, le sang est presque séreux et tous les tissus sont frappés de langueur.
On dit la cachexie cancéreuse, tuberculeuse, saturnine, paludéenne, lorsque ces maladies sont à leur dernière période.
Ces préliminaires ont formé la première conversation du malade avec son médecin ordinaire.
La définition et l'explicaLion des termes que nous venons de passer en revue étaient nécessaires pour entrer en matière et comprendre le langage médical.
Nous arrivons ainsi au deuxième chapitre, qui doit contenir la description abrégée de la
li TERMES DE MÉDSaNE
classe des malaidies et des aifections contre laquelle, épuisant les ressources d'un traitement à sa portée, le médecin se trouve, à fin de compte, obligé de recourir aux Eaux minérales alcalines et d'envoyer son malade à la station de Vichy.