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par sa mauvaise vie, et fut une disgrâce à sa profession ; car il ne servit pas seulement le roi, mais il prit aussi part à ses plaisirs, et devint une proie aux maladies qui résultent d’une vie sensuelle, Il fut d’abord fait évêque de Tournay en Flandre, ensuite de Lincoln, après cela il fut promu au siège de York, et avait à la fois l’abbaye de St. Alban et l'évêché de Bath et de Wells en commande; ce dernier il échangea après pour Durham ; à la mort de Fox il quitta Durham pour prendre Winchester ; et outre tout cela, le roi, par un don spécial, lui accorda le pouvoir de disposer de toutes les promotions ecclésiastiques en Angleterre. Il avait toutes les qualités requises pour un grand ministre et tous les vices communs à un grand favori.
L'immunité des ecclésiastiques pour crimes, jusqu’à ce qu’ils fussent dégradés par le pouvoir spirituel, causa la seule lutte qui arriva au commencement de ce règne entre les cours séculières et ecclésiastiques. Henry VII. avait passé une loi que les clercs trouvés coupables devaient être marqués au fer chaud dans la main. L'abbé de Winchelsea prêcha sévèrement contre cela, comme étant contraire aux lois de Dieu et aux libertés de l’église. Après cela il publia un livre pour prouver que tous clercs, même des bas ordres, étant sacrés ne pouvaient être jugés par les cours temporelles. Les lords temporels et les communes désiraient, en conséquence, que le roi réprimât l’insolence du clergé. Dans ce but on appointa une audience devant sa majesté et les juges. Le docteur Standish, un Franciscain, parla contre l’immunité, et prouva que de tout temps les clercs avaient été jugés par les cours en Angleterre ; et qu'il était nécessaire, pour la paix et la sûreté du guerre humain, que tous les criminels périssent. L'abbé maintint l’autre côté et dit que cela était contraire à un décret de l’église et un péché en soi. Standish répondit que tous les décrets n'étaient pas observés ; car, malgré le décret sur résidence, les évêques ne demeuraient pas aux cathédrales. Après avoir discuté le cas, les laïques furent d'opinion que le moine avait le dessus et ils poussèrent le roi et les évêques à ordonner au moine de prêcher un sermon de rétractation. Mais ils refusèrent, disant qu’ils étaient liés par serment de maintenir ses opinions. Standish fut à cause de cela détesté du clergé, mais l'affaire en resta là, le clergé l’emportant.
Peu de temps après cela Richard Hunne, marchand de Londres
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étant poursuivi par son'curé dans la cour du légat, fut conseillé par
rilne ses amis de poursuivre le prêtre dans la cour civile pour citer un sirs, et sujet du roi devant une barre étrangère et illégale, Cela exaspéra le. Il tellement le clergé qu’il trama sa destruction. C'est pourquoi, incoln, apprenant qu’il avait la bible de Wickliffe dans sa maison, il fut mis abbaye dans la prison de l’évêque pour hérésie ; mais étant examiné sur de; ce divers articles il confessa certaines choses et se recommanda à leur quitta merci. Sur cela ils devaient, suivant la loi, lui avoir imposé pénipar un tence et l'avoir déchargé ; mais ils ne purent le convaincre d’abandonpromo- ner sa cause dans la cour civile ; une bonne nuit on lui cassa le cou qualités avec une chaîne et il fut blessé dans d’autres parties du corps et as à un puis on rapporta qu’il s'était pendu, mais l'enquête du procureur, en examinant le corps et par d’autres preuves surtout par la con- ) qu'ils fession de l'huissier, donna comme verdict, qu’il avait été mis à tte qui mort par le chancelier de l’évêque, le Dr. Horsey et le sonneur de ières et cloche. La cour spirituelle procéda contre le corps, et accusa s clercs Hunne de l’hérésie contenue dans la préface de Wickliffe à la Bible a main. parce qu’elle avait été en sa possession ; il fut ainsi condamné 1e étant comme hérétique et son corps fut brûlé, s cela il L'indignation du peuple fut portée au plus haut degré par ces ordres, procédés dans lesquels tout le clergé fut impliqué et qu’ils ne reorelles. gardaient plus comme leurs pasteurs mais comme des meurtriers ace, que barbares, Leur colère fut portée si loin que l’évêque de Londres se ta une plaignit qu’il n’était pas sûr dans sa propre maison. Les évêques, dish, un le chancelier et le sergent furent mis en accusation comme chefs emps les dans le meurtre. Au parlement on passa un acte pour rétablir les il était enfants de Hunne ; mais un bill envoyé par les communes contous les cernant le meurtre fut rejeté par les lords où le clergé était en ue cela majorité, Le clergé regarda l'opposition faite par Standish comme tandish ce qui avait causé la première poursuite contre Hunne ; et la con-
malgré x cathéopinion êques à Mais ils enir ses é, mais
vocation le cita pour répondre de sa conduite ; mais il réclama la | protection du roi puisqu'il n’avait rien fait si ce n’est qu'il avait plaidé au nom du roi. Le clergé prétendit qu’il ne le poursuivait pas pour son plaidoyer, mais pour quelques-unes de ses conférences de théologie qui étaient contraires à la liberté de l’église que le roi était obligé de maintenir par son serment lors de son couronnement ; mais les lords temporels, les juges et les communes prièrent aussi le roi de maintenir les lois suivant son serment de couronne-
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