‹ Le livre des martyrs [microforme]Chapitre 24 sur 27 · AR A ARS ARE — OS SE A · texte numérisé non relu

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Pistoire des Martyrs, par Fowe. 160

Après que Bonner eut lu la lettre, il fit amener William dans une chambre où il commença à raisonner avec lui de la manière suivante: ‘J'apprends, William Hunter, par la lettre de Mr. Brown que vous avez nié le saint sacrement à l'autel : là-dessus Mr. Brown vous à envoyé chercher pour vous ramener à la foi catholique de laquelle, dit-il, vous vous êtes départi. Toutefois, si vous voulez vous laisser conduire par moi, il ne vous arrivera aucun mal pour ce qui a été fait ou dit dans cette affaire.” William lui répondit, — ‘Je ne suis pas départi de la foi catholique en Christ, très certainement ; mais j'y crois et je le confesse de tout mon cœur.

L'évêque lui dit, ‘ Que dis-t1 du saint sacrement de l'autel? Ne veux-tu pas rétracter ce que tu as dit devant Mr. Brown que le corps de Christ n’est pas dans le sacrement de l'autel, le même qui naquit de la Vierge Marie?” Nullement intimidé, William lui dit, ‘ My lord, je vois que Mr. Brown vous a informé de la conversation que lui et moi avons eue ensemble, et vous savez ainsi ce que je lui ai dit, ce que je ne puis rétracter avec l’aide de Dieu.” Alors dit l’évêque, ‘Je pense que tu as honte de porter un fagot, et te rétracter ouvertement ; mais si tu veux rétracter privément, je promets que tu ne seras pas exposé publiquement à la honte; même dis ici un mot, maintenant entre toi et moi et je te promets que cela n'ira pas plus loin, et tu t’en iras à la maison sans qu’on te touche.” A cette ruse, William répondit, ‘* My lord, si vous me laissez seul et me laissez avec ma conscience, j'irai chez mon père et je resterai avec lui, ou bien encore avec mon maître ; et si personne n’inquiète et ne trouble ma conscience je garderai ma conscience pour moi-même. ”

Alors l’évêque commanda à ses hommes de mettre William dans les ceps dans sa muison près de la barrière où il resta deux jours et deux nuits avec seulement une croute de pain et un verre d’eau. Au bout de deux jours l’évêque vint, et trouvant la croute et l’eau encore auprès de lui, il dit à ses hommes, ‘‘ Otez-le des ceps et qu’il déjeune avec vous.” Après le déjeuner Bonner envoya chercher William et lui demanda s’il voudrait se rétracter ou non. Mais il répondit, qu'il ne rétracterait jamais sa foi en Christ. Alors l'évêque dit qu'il n'était pas chrétien ; maïs reniait la foi dans laquelle il était baptisé. Mais William répondit, ‘‘ J'ai été baptisé dans la foi à la Sainte Trinité dont je ne me départirai point avee

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