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XXII. Toute la vie des saints a été une vie

de prière et d'oraison; et toutes les grâces au moyen desquelles ils sont parvenus à la sainteté, il les ont obtenues par la prière. Si nous voulons donc nous sauver et devenir des Saints, demeurons à la porte de la divine miséricorde et prions, demandons en aumône tout ce qui nous est nécessaire. Avons-nous besoin de l'humilité, demandons-la et nous serons humbles ; avons-nous besoin de la patience dans les tribulations, demandons-la et nous serons patiens ; désirons-nous l'amour divin, demandons-le et nous l'obtiendrons. Les promesses de Dieu reçoivent toujours leur effet; car Jésus -Christ, pour nous donner plus de confiance dans la prière, nous a promis de nous donner toutes les grâces que nous demanderions à son Père en son nom ; et son Père, soit par amour pour lui, soit à cause de ses mérites, nous accordera nos demandes. [Joan., XVI. 23.) Et quelqu' autre part il dit: Je ferai tout ce que vous me demanderez en mon nom. [Joan.y XIV. 14.) Cela est certain, car il est de foi que Jésus-Christ étant le Fils de Dieu, a autant de puissance que son Père.

XXIII. Qu'une âme soit aussi froide envers Dieu que vous le voudrez, si elle a la foi, je ne sais comment elle ne sera pas poussée à aimer Jésus-Christ, lorsqu'elle considérera, même en passant, ce que disent les Écritures de l'amour que Jésus-Christ a eu pour nous dans sa passion et dans le sacrement de l'Autel. Quant à sa passion: «il a pris sur lui nos langueurs, il a porté toutes nos douleurs, dit Isaïe. (Chap. LUI. 4.) Et dans le verset suivant: il a été blessé à cause de nos iniquités, il a été brisé pour

\ nos crimes.» Il est donc de foi que Jésus-Christ a voulu souffrir toutes sortes de peines et de dou-

! leurs pour nous en délivrer , nous, à qui elles étaient dues. Et ce sacrifice généreux , pourquoi l'a-t-il fait, si ce n'est par amour pour nous? comme dit S. Paul. (Eph., V. 2.) Il nous a aimés, dit S. Jean, et il nous a lavés dans son sang de tous nos péchés. (Apoc, I. 5.) Quant à Y Eucharistie, Jé-

! sus lui-même nous dit lorsqu'il l'institua : Prenez et

j mangez, ceci est mon corps. (I. Cor., XI. 24.) Et dans un autre endroit (Jean., VI. 55.) : Celui qui

j| mange ma chair et boit mon sang demeure en

I moi et je demeure en lui. Comment un homme qui a la foi peut-il lire ou entendre ces paroles sans se sentir comme contraint d'aimer ce Rédemp-

| teur qui , après avoir sacrifié sa vie et versé son sang pour l'amour de lui, lui a laissé en outre son corps dans le sacrement de l'Autel, afin que chaque fidèle nourrisse son âme et s'unisse tout

I entier à lui dans la sainte Communion.

XXIV. Faisons encore une autre réflexion sur la passion de Jésus-Christ. Le Sauveur se montre sur une croix, percé de clous ; il verse son sang et tombe dans l'agonie au milieu des angoisses de la mort. Je demande maintenant pourquoi Jésus- Christ se montre à nos yeux dans un état aussi digne de compassion? Est-ce seulement afin que nous en ayons pitié? Non, mais c'est surtout pour nous exciter à l'aimer qu'il s'est réduit à un état aussi pitoyable. Nous avions tous un motif assez suffisant pour l'aimer, puisqu'il nous a fait savoir

j qu'il nous aime de toute éternité. (Jer.\ XXXI. 3.)

1 Mais le Seigneur voyant que ce motif n'était pas assez fort pour réveiller notre tiédeur afin de nous

exciter à l'aimer comme il le désirait, a voulu nous montrer d'une manière pratique et par des faits quel était l'amour qu'il nous portait, en nous faisant voir les plaies qui l'ont fait mourir de douleur pour l'amour de nous; il a v valu nous faire comprendre par ses souffrances quelle est la tendresse et l'immensité de l'amour qu'il a pour nous. C'est ce que S. Paul explique par ces mots: 11 nous a aimés et il s'est livré pour nous.

PRIÈRE

Mon amour crucifié, mon très-aimable Jésus, ■"■je crois, et je confesse que vous êtes véritablement le Fils de Dieu et le Sauveur du monde ; c'est pourquoi de l'abîme de mon néant je vous adore et vous remercie de la mort que vous avez bien voulu souffrir pour m'obtenir la vie de la grâce. 0 le plus fidèle de tous les amis ! ô le plus tendre de tous les pères î ô le I plus aimable de tous les maîtres , mon bienaimé Rédempteur, je vous dois tout, mon salut, mon âme, mon corps et tout ce que je ' suis. Par vous, j'ai été délivré de l'enfer, par vous , j'ai reçu le pardon de mes péchés; par vous, il m'a été donné d'espérer le paradis; mais , quelle est mon ingratitude ! au lieu de vous aimer, après tant de miséricordes, et de i gages particuliers d'amour, je vous ai de nou- \ veau offensé. Je vois que je mériterais d'être j j condamné à ne pouvoir plus vous aimer. Mais c non, mon Jésus , choisissez pour moi tous les c autres châtimens, et épargnez-moi celui-là: ei

Si par le passé je vous ai méprisé, maintenant je vous aime et désire vous aimer de tout mon cœur. Je sais que je ne puis rien sans votre secours, puis donc, ô mon Dieu, que vous m'offrez toutes les grâces, pourvu que je les demande à votre Père en votre nom, plein de confiance en votre bonté et en la promesse que vous m'avez faite en disant : Si vous demandez à mon Père quelque chose en mon nom, je la ferai. (Joan. XIV. 14,) Je me présente, tout pauvre que je suis, devant le trône de votre miséricorde, et par les mérites de votre passion, je vous demande en premier lieu le pardon de tous mes péchés, desquels je me repens de toute mon âme, parce qu'en péchant, je vous ai offensé, bonté infinie ; pardonnez-moi donc , et avec le pardon, donnez-moi aussi la grâce et le saint amour de la persévérance finale.

Mon Jésus , mon espérance et mon unique amour , ma vie , mon trésor, mon tout , réj pandez sur mon âme cette lumière de vérité et ce feu d'amour, que vous êtes venu apporter dans le monde. Eclairez-moi, afin que je connaisse toujours davantage les précieux titres que vous avez à notre amour , et l'amour immense que vous m'avez montré, en mourant pour moi ; ah ! faites que l'amour que vous porte votre Père éternel, se trouve en moi. Et comme votre Père est en vous et qu'il est une même chose avec vous, faites aussi que je sois en vous par un véritable amour, et que je de-

vienne une même chose avec vous par l'union parfaite de ma volonté avec la vôtre. Accordezmoi donc, ô mon Jésus, la grâce de vous aimer de tout mon cœur, et de vous aimer toujours, et de vous demander toujours la grâce de vous aimer davantage, afin que finissant ma vie dans votre amour, j'aille au ciel vous aimer d'un amour plus pur et plus parfait, pour ne plus cesser de vous aimer en vous possédant pendant toute l'éternité.

0 Mère du bel amour , Vierge très-sainte, mon avocate, ma mère , mon espérance après Jésus, vous qui êtes la créature la plus remplie d'amour pour Dieu et qui ne désirez que de le voir aimé ! Ah ! pour l'amour de ce Fils qui mourut sous vos yeux pour mon salut, priez pour moi, et obtenez-moi la grâce de l'aimer toujours et de tout mon cœur. C'est à vous que je la demande, et c'est de vous que je l'espère.

SIGNES CERTAINS POUR RECONNAITRE SI LE SAINT AMOUR DE DIEU EST EN NOUS.

L'amour divin est comparé au feu dans l'Écriture pour nous apprendre que Jésus-Christ était venu sur la terre pour y allumer l'amour divin. Voici en quels termes il s'exprime dans l'Évangile : Je suis venu sur la terre pour y apporter le feu. Ignem veni mittere in terram. {Luc. XII. 49.) y et Dieu même, dans l'Apocalypse (III. 13.), conseille à une âme de se pourvoir d'or en ignition. Suadeo tibi, je te conseille, emere aurum ignitum, de te pourvoir d'or embrasé, c'est-à-dire du saint amour.

LES VERTHRUS CÉTIENNES. 365

Or, le feu a ces deux propriétés; il s'excite par ce qui s'oppose à lui, c'est-à-dire par les vents et le souffle; et, au lieu de s'éteindre, il grandit et devient plus actif. Il est feu , il faut qu'il brûle. Voici donc deux signes certains pour reconnaître si le saint amour de Dieu est en nous: les œuvres et la patience. Agissons-nous toujours pour notre Dieu, du moins par une droite intention de faire sa volonté en toute chose, et d'aller en tout au-devant de son bon plaisir? souffrons-nous volontiers pour lui toutes les adversités, pauvreté, tribulations, maladies, etc.? Au lieu de nous éloigner de lui par de semblables choses, nous en approchons-nous davantage ? Nous avons le saint amour de Dieu ; notre amour est un feu qui agit , qui résiste aux obstacles ; s'il ne fait tout cela, il ne sera pas un amour véritable, mais un amour faux, un amour verbal, et non point un amour de cœur. Saint Jean nous dit encore, dans son épitre. (2. III. 13.): Filioli mei (voyez quelle expression de charité) mes petits enfants, non diligamus verbo, neque lingua, n'aimons pas en paroles, et avec la langue, sed opère et veritate, mais en actions et en réalité.

Si non operatur, dit S. Grégoire, (Hom. in Evang) si l'amour n'est pas agissant, amor non est, il n'est pas l'amour; et Jésus-Christ: (Joan. 14. 21 .) Qui habet mandata mea et servat ea, celui qui garde mes commandemens et les observe exactement, Me est qui diligit me, celui-là m'aime. S. Augustin dit aussi : Omnia sœva et immania, tout ce qu'il y a de plus amer et de plus dur, prorsus facilia et fere nulla efficit amor, l'amour le rend très-facile. Ainsi donc, si nous agissons toujours

comme il a été dit, pour notre Dieu, si nous gardons ses divins commandemens, si nous les observons avec exactitude, ainsi que ceux de la sainte Église, si nous remplissons les devoirs de notre état, si nous supportons avec courage et même avec joie, pour notre Dieu, tout ce qui nous est contraire ou même le plus pénible, nous avons le saint amour de Dieu. Notre amour est un feu qui agit, qui résiste aux obstacles; autrement, non, notre amour pour Dieu n'est pas véritable, il est faux, c'est un amour qui est tout en paroles et non un amour de cœur. Filioli mei> non diligamus verbo, neque lingua , sed opère et veritate. Yenons-en à des preuves plus pratiques.

Il se présente une occasion de faire un gain injuste, de prendre une satisfaction illicite; les devoirs de votre état vous sont pénibles, les travaux de votre emploi vous ennuient, si vous aimez votre Dieu , vous abandonnez ce profit , vous renoncez à ce plaisir, vous faites tout, vous accomplissez tout; il est évident que vous avez le saint amour de Dieu. Votre amour est un feu qui agit; s'il n'en est pas ainsi, votre amour pour Dieu n'est pas véritable; il est faux, c'est un amour qui est | tout en paroles et qui ne vient pas du cœur. Filioli mei, non diligamus verbo, neque lingua, sed opère et veritate.

De plus ; voilà qu'il vous arrive à F improviste un sujet d'affliction; on vous suscite tout à coup un procès d'où dépend tout votre avoir; vous per- j dez tout à coup cette personne qui était toute votre espérance, tout votre soutien ; si vous aimez, vous j offrez tout aussitôt cette épreuve au Seigneur, vous la portez même avec joie; vous avez le saint amour de Dieu. Votre amour est un feu qui surmonte

les obstacles ; sans cela il n'est pas un amour véritable, mais un amour faux, un amour qui n'est que sur la langue, et non dans le cœur. Filioli mei, non diligamus verbo , neque lingua, sed opère et veritate.

Oh! combien on prouve mieux que l'on aime, en souffrant qu'en agissant, puisqu'en agissant, celui qui aime s'emploie pour gagner la faveur de la personne aimée: et c'est un signe qu'il l'aime; mais celui qui souffre ne fait nulle attention à lui-même en considération de la personne aimée ; c'est donc un signe qu'il l'aime davantage.

Et c'est à cette épreuve que Dieu voulut mettre, mais d'une manière singulière, le grand amour que le saint homme Job lui portait.

Le pieux Job fut certainement un grand serviteur de Dieu , mais quand montra-t-il vraiment son amour? est-ce lorsqu'il était entouré de ses nombreux enfans, lorsqu'il nageait dans l'abondance de tous les biens? alors qu'il jouissait d'une parfaite santé? Oui, même alors, car même alors il reconnaissait avoir tout reçu de Dieu, il l'en remerciait, il lui offrait des sacrifices , il remplissait tous ses devoirs, donnant de saints conseils à ses enfans et priant continuellement pour eux, afin qu'ils n'offensassent jamais Dieu par leurs péchés. Ne forte peccaverint filii met. (Job» I.) Mais il ne montra tout son amour pour Dieu que lorsque Dieu , pour le mettre à l'épreuve , le dépouilla en un instant de tous ses biens, permit la mort de tous ses enfans, lui ôta entièrement la santé, le couvrit de plaies , tellement qu'il était réduit sur un fumier à ôter le pus de ses plaies avec un tesson ; et à toutes ces horribles scènes, dans toutes ces af-

flictions inouïes , Job ne faisait que répéter toujours avec une patience invincible, et à jamais mémorable : Le Seigneur m'avait donné tous ces biens , le Seigneur me les a ôtés. Dominus dédit, Dominus abstulit. Tout est arrivé c^mme il a plu au Seigneur, sicut Domino placuit , ita factum est. Que son saint Nom soit béni ! sit nomen Domini benedictum ! (Ibid.)

Mais pourquoi citer le saint homme Job? Jésus- Christ lui-même en allant à la mort, dit aux apôtres (Joan. XIV. 31.): Or, mes très-chers disciples, afin que le monde connaisse que j'aime mon Père, allons, ut cognoscat mundus, quia diligo Patrem, surgite, eamus. Voilà, voilà, le signe le plus certain, le plus incontestable du véritable amour de Dieu; la patience, la patience; souffrir volontiers toutes choses pour Dieu.

Les Saints nous ont laissé des mots et des actions célèbres sur ce point.

Sainte Thérèse disait : Ou souffrir ou mourir. Sainte Marie-Madelaine de Pazzi : Non pas mourir, mais souffrir ; et S. Jean de la Croix : Souffrir et se taire!

Les saints martyrs excitaient les bourreaux à les tourmenter, et les bêtes féroces à les dévorer.

Sainte Ludiwine souffrit avec joie une douloureuse maladie pendant 33 ans.

Sainte Françoise, romaine , souffrit volontiers l'injuste exil de son mari, et la confiscation de tous ses biens; et S. Jean de la Croix, neuf mois d'une dure prison et mille incommodités et peines.

Voilà, voilà le signe le plus certain, le plus incontestable du véritable amour de Dieu, la patience, la patience; la résolution de souffrir volontiers toutes choses pour Dieu.

Heureux, bienheureux celui qui a ces deux signes certains, les œuvres et la patience, faire et souffrir pour notre grand Dieu, celui-là pourra reconnaître en lui-même le saint amour de Dieu.

Tout For du monde auprès d'un faible degré du saint amour de Dieu , n'est qu'un très-mince grain de sable. (Sap.9 7. 9.) Omne aurum , in comparatione illius arena est exigua; toutes les richesses du monde auprès d'un faible degré du saint amour de Dieu, ne sont qu'un rien: Ainsi s'exprime le Saint-Esprit dans l'Écriture. (Sap.} 7. 8.) Divitias nihil esse duxi in comparatione illius.

Mais, que dis-je, tout l'or du monde et toutes les richesses du monde? Tous les plus grands dons surnaturels ne sont rien sans le saint amour de Dieu. Ainsi parle le S. Apôtre Paul (1. ad. Cor., 12.) qui possédait ce saint amour de Dieu à un si haut degré, et qui, par conséquent, en connaissait si bien le prix.

« Quand je parlerais, disait-il, les langues des hommes et des anges , si je n'ai point la charité, je suis comme un airain sonnant et une cymbale retentissante. »

Si j'avais le don de prophétie, et si je pénétrais tous les mystères, et si je possédais toute science, et si j'avais toute la foi possible, au point de transporter les montagnes, si je n'ai la charité, je ne suis rien. »

C'est la belle vertu de la charité ou du saint amour de Dieu, c'est cette vertu, la reine de toutes les autres, qui règne et régnera éternellement.

La foi après la mort aura sa récompense,

parce qu'elle verra ce qu'elle a cru; mais la vertu de la foi ne demeurera pas en paradis.

L'espérance après la mort aura sa récompense, parce qu'elle possédera ce qu'elle a espéré ; mais la vertu de l'espérance ne demeurera pas en paradis.

La charité, l'amour pour Dieu, aura sa récompense après la mort, elle régnera éternellement, parce qu'elle continuera, avec une immense béatitude, d'aimer éternellement ce Dieu qu'elle aura aimé sur la terre.

Heureux donc, bienheureux celui qui a ces deux signes certains, les œuvres et la patience, qui sait agir et souffrir volontiers pour son Dieu; celui-là pourra reconnaître en lui-même le saint et véritable amour de Dieu î

Aimons donc tous notre Dieu , aimons-le tous et chacun en particulier, et de la manière que nous avons déjà dite. Dans toutes nos actions, ayons toujours notre Dieu devant les yeux, et suivons toujours en agissant sa divine volonté et son bon plaisir divin; et supportons non-seulement avec résignation, mais aussi avec joie tout ce qui est contraire à notre amour-propre et à notre sensibilité malsaine. Dieu ne nous a créés et mis au monde , que pour ce seul et unique but de l'aimer et de le posséder un jour.

Mettons donc tous nos soins, toute notre sollicitude en ce monde à obtenir cette seule et unique fin.

Ne faisons compte que du saint amour, demandons souvent à Dieu avec instance son saint amour seulement: Amorem tui solum ; votre seul amour, ô Seigneur (devons-nous dire tous et sou-

vent); donnez-nous votre saint amour avec votre sainte grâce , amorem tui solum cum gratia tua mihi dones, et je suis assez riche, et dives sum satis; et je ne vous demande plus autre chose, nec aliud quidpiam ultra posco, comme l'en suppliait continuellement ce grand saint, si épris de l'amour de Dieu, le grand saint Ignace.

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