‹ Le livre des ParfumsChapitre 19 sur 71 · Iliade, xvm · texte numérisé non relu

Iliade, xvm

son fils Hector, il le fait d'abord laver et couvrir d’onguents précieux 1 .

Parfois aussi on répandait des fleurs et des parfums sur les tombeaux, hommage que rendit Alexan-

ê dre à Achille lorsqu’il visita, à Troie, le monument qui couvrait les restes de ce héros.

Quand on enterrait un corps sans le brûler, on ne manquait pas d’y ajouter quelques alabastra 2 . Pour les pauvres gens, on rempla- Aiabastron. çait cette mode luxueuse en peignant des fioles sur leur cercueil 3 .

Le voluptueux Anacréon, qui n'appréciait que les jouissances positives, trouve parfaitement inutile de prodiguer aux morts des flots de parfums et des libations de vins :

A quoi bon parfumer les tombes sitôt closes,

Et d'un vin généreux inonder les gazons?

Ah ! buvons-le plutôt, couronnons-nous de roses,

Et respirons l’encens tandis que nous vivons.

Les cosmétiques n’étaient pas moins, après les parfums, recherchés des belles Grecques, qui avaient recours à leur aide pour augmenter leurs charmes. La céruse, le vermillon, un rouge végétal tiré d’une plante nommée pœderos 4 , le kohl égyptien étaient tour à tour appelés à perpétuer leur jeunesse, jusqu’à ce que, de

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