Ce devait être le vétivert ou kus-kus
s. Act. iv.
offraient à leurs dieux des sacrifices pour en obtenir des grâces particulières. C’est ce que fait en cette circonstance Kanwa, qui appelle la bénédiction céleste sur la tête de sa fille au moment de son mariage.
Ces cérémonies s’accomplissaient tantôt dans des temples, tantôt dans des bosquets consacrés. On y joignait des oblations de fleurs, et les deux compagnes de Sakountalâ remplissent une corbeille des dépouilles du parterre pour les offrir aux déesses qui président au bonheur 1 .
Le même poème nous fournit des preuves abondantes du grand usage des parfums dans la vie privée. Sakountalâ, avant de partir pour rejoindre son époux, se livre aux mains de ses suivantes, Anasoüyâ et Priyamvadâ. Elles commencent par oindre ses membres délicats d’une pommade qu’elles ont composée des pétales du késara et d’herbes odorantes, puis elle la pare des fleurs du manguier.
Vient ensuite un ermite qui lui apporte, pour compléter sa toilette, une robe de lin blanche comme un rayon de la lune, et un pigment destiné à donner à ses pieds une teinte rosée et qui n’est autre que le henné, dont nous avons déjà souvent parlé.
Dans le Megha-Douta 2 , autre poème par le même auteur, Kâlidâsa, s’adressant à un nuage, lui dit : « Ton volume, augmenté par les odorantes vapeurs qui sortent des fenêtres du palais où elles ont servi à