Pline, Hist. nat., I. XXII, chap
Les .femmes donnaient déjà certains soins à leur parure, ainsi que l’attestent les bijoux de l’époque qui
figurent dans nos musées ; la coquetterie a été de tous les temps. N'a-t-on pas trouvé dans les terramares de l’Emilie, qu’on suppose remonter à l’âge de bronze, des peignes et des épingles à cheveux?
La conquête romaine apporta un grand changement dans les mœurs de tous ces peuples. La civilisation pénétra à la suite des armées victorieuses et bientôt les nouvelles provinces cherchèrent à rivaliser de luxe avec la métropole. Les nombreux vestiges de bains et d’objets de toilette découverts en France et en Angleterre indiquent assez clairement que ces pays avaient adopté les habitudes de leurs vainqueurs.
Dans certains tumuli on a rencontré aussi des urnes
cinéraires, dont l’orifice était bouché par une petite ' jatte contenant de l'encens et du charbon, et qu’on attribue généralement à cette époque. Quelques antiquaires cependant les font remonter plus haut et leur donnent une origine celtiquç. Nous reproduisons ici
Urnes cinéraires.
deux de ces'urnes exhumées d'un barrow. à Darwen, dans le comté de Lancashire 1 ; d’après l’abbé Cochet, on en a trouvé de semblables en Normandie.
Quand les Romains furent chassés à leur tour par l’invasion des barbares, les parfums, peu appréciés par ces hordes belliqueuses, furent également bannis de la vie usuelle, et ne furent plus admis que dans les églises et les palais.
Les premiers chrétiens n’employaient pas l’encens • dans leurs cérémonies; cette fumée aurait pu les trahir dans les grottes ou les souterrains où la persécution les forçait, le plus souvent, d’accomplir leurs saints mystères. Ils se servaient, toutefois, d’aromates pour embaumer leurs morts.