Man. Addit. n° 10,273, fol- aû
des cosmétiques. Dès le iv e siècle, saint Cyprien reprochait aux femmes de se teindre les yeux, et leur disait qu’il fallait préférer « le collyre du Christ au stibium 1 du diable. » Ces remontrances avaient été renouvelées de temps à autre par divers prélats, et enfin, en 1369,
Hugues, évêque de Béziers, défendit formellement le fard à ses ouailles. L'histoire n'ajoute pas, il est vrai, s'il fut obéi.
Comme les châtelaines menaient alors Peigne anglais, moyen âge.
une vie fort retirée, et visitaient rarement les villes où se trouvaient les boutiques de parfumeurs, des merciers ambulants se chargeaient de leur fournir tous les objets nécessaires à leur toilette. 'En voici la description tirée d'un poëme du xm e siècle, dans lequel un colporteur énumère tout ce qu'il vend :
Si ai tôt l’appareillement Dont feme fait formement,
Rasoers, forces, guignoeres,
Escuretes et furgoeres,
Et bendeax et crespiseors,
Traineax, pignes, mireors,
Eve rose dont se forbissent;