‹ Le livre des peintres de Carel van Mander (volume 2)Chapitre 116 sur 213 · Voyez ci-dessus, chapitre xiii, page dq · texte numérisé non relu

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5. Le nom de Soens ne parait pas dans les catalogues de ventes hollandaises republiés par Gérard Hoet.

Ensuite, il y a de petits paysages sur panneaux et quelques petits incendies. On voit aussi dans ces peintures des champs de blé vert ou d'avoine et d'autres plantations,

11 fit le voyage d'Italie et, de mon temps, se trouvait à Rome' où nous étions liés.

Il produisit beaucoup dans la Ville éternelle, entre autres de petites peintures sur cuivre à l'huile, et travailla pour divers seigneurs, peignant même des fresques dans le palais du pape.

Il nous fit voir là quelques paysages qui décoraient la frise d'une des chambres du palais, avant que les échafaudages eussent été enlevés, ce qui me permit de voir de près ses procédés habiles et larges, qui provoquèrent, de la part du peintre de Sa Sainteté ou de quelque autre personne, l'observation que c'était rude et point assez fait, ce qui n'empêchait pas les peintures de produire à distance et d'en bas un excellent effet ^,

Il y avait notamment la légende de Saint Augustin se promenant au bord de la mer et rencontrant sur la plage un enfant qui veut épuiser la mer à l'aide d'une coquille pour en verser l'eau dans une fossette. La mer était admirablement traitée, et la dégradation des ombres et des reflets à sa surface, rendue d'une manière excellente.

Dans une antichambre du salon royal, à l'une des ' extrémités, il y a de lui un beau paysage peint à fresque. On y voit un coq ayant sans doute une signification allégorique^. Cette œuvre se signale entre tous les autres paysages qui sont là et ont pour auteurs César de Saluées et d'autres maîtres. Pourtant ledit César dont j'ai parlé ^ suivit de près la manière de Soens que j'ai, par erreur, fait naître à Anvers, en le citant une première fois.

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