Catalogue du Musée d'Anvers, page yS
3. Bertolotti, Artisti Belgi ed Olandcsi a Roma, etc., page 379. Florence, 1880.
LES FRERES MATHIEU ET PAUL BRIL
geschichte, tome II, page 33) fait remarquer que la veuve de Paul Bril n'avait aucune raison d'être renseignée d'une manière précise sur Tage de son beau-frère et qu'il n'y a pas lieu de rejeter l'assertion de van Mander.
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GUILLAUME VAN NIEUWLANDT.
D'apri/s la gravure de Jean Moysscns.
Il y a pourtant cette objection à faire que Paul Bril a dû tout au moins connaître l'âge de son frère et que sa veuve ne s'est probablement pas aventurée lorsqu'elle a songé à ériger une tombe aux deux artistes.
Paul Bril, débutant aux côtés de son frère, sous Grégoire XIII, vécut assez pour voir successivement le trône pontifical occupé par Sixte-Quint, Urbain VIII, GrégoireXIV, Innocent IX, Clément VIII, LéonXI, PaulV, Grégoire XV et Urbain VIII.
Sixte-Quint et Clément VIII lui contièrent des travaux importants pour les nouvelles salles qu'ils ajoutèrent au palais pontifical. La bibliothèque, la galerie géographique, la Salle Ducale, la Sala Nuova, du Vatican; le palais Rospigliosi, Téglise de Sainte-Marie-Majeure, de Santa Maria in Vallicella, la Scala Santa, le palais Mattei, et nombre d'autres que cite Baglione, fournirent matière à des créations remarquables et d'un genre vraiment nouveau. On saluait en Paul Bril un des grands peintres du temps, bien qu'il traitât un genre que les peintres italiens avaient jusqu'alors considéré comme inférieur.
Si réellement Paul Bril s'élève jusqu'au grand art dans ses fresques, ses tableaux à l'huile le rangent aussi parmi les peintres distingués et annoncent le précurseur de Claude et de Poussin. Très rares dans les Pays-Bas, on les rencontre dans un grand nombre de Galeries italiennes, ainsi que dans les grands musées d'Allemagne. Le Louvre excepté, ils ne sont pas communs en France. Les biographes italiens assurent que le maître tenait ses œuvres à des prix très élevés; l'on parait en avoir fait grand cas pendant le xvii« siècle. Dans l'inventaire de Rubens, nous vovons figurer, sous le n" 26, un Paysage avec l'histoire de Psyché, et un marchand de tableaux d'Amsterdam, Diego Duarte, en 1682, évalue, au prix relativement considérable de 200 florins, un Paysage avec Pan et Syrinx.
Il peut être intéressant de donner un aperçu des Galeries où se rencontrent des œuvres de Paul Bril :
MoDÈNE. — Palazzo Ducale. L'Evangc'liste Saint Jean.
Rome. — Palais Sciarra.
Rome. — Palais Colonna.
Rome. — Palais Doria Pamfili.
Florence. • — Musée des Offices. (10 tableaux.)
Florence. — Palais Pitti. !2 tableaux.)
Parme. — Musée. (Les n°* 246,247 et 248 et 25o des Anonymes.)
Naples. — Museo Borbonico. Baptême du Christ. (Douteux.)
Paris. — Louvre. (8 tableaux.)
Nancy. — Musée. (2 tableaux.)
Montpellier. — Musée. (2 tableaux.!
Valenciennes. — Musée. Les Enfants de Niobé et Diane et Actéon.
Ces deux tableaux, très vantés par M. Clément de Ris ' et également acceptés pour authentiques par M. le docteur Wocrmann -, ont cessé de figurer au catalogue sous le nom de Bril.
Madrid. — Musée. (4 tableaux.)
AuGSBOURG. — Musée. (3 tableaux remarquables.)