EXCELLENT PEINTRE
Geerit Pietersz (Sweling). — Govert Jansz. — Pierre Lastman.
Langen Jan. — Corneille Jacobsz Delft.
Corneille Engelszen Verspronck. — Gerrit Nop. — Zacharie Paulusz, d'Alkmaar.
Un proverbe courant nous dit que le malheur de Tun fait le bonheur de l'autre, que même, à côté du malheur, il peut y avoir une source de joie, le ciel prenant pitié de nos misères.
Au temps où l'ancienne et noble ville de Harlem attirait tous les regards, et que son nom était dans toutes les bouches, alors que pendant trente et une semaines elle soutenait avec ses faibles remparts le terrible effort des Espagnols', à cette époque, ou bientôt après, il se fit qu'une grande et splendide maison patricienne sur la Spaarne fut confiée à la garde de Pierre Schilder, c'est-à-dire de Pierre, le fils de Pierre le Long, d'Amsterdam^. Il en résulta que ce Pierre Schilder devint l'initiateur de Corneille Cornelisz, né à Harlem en i562, et dont les parents avaient fui la guerre et résidaient ailleurs '•^.
Ce fut en 1572 ou i5j3 que Corneille sentit s'éveiller en lui un vif penchant pour la peinture, voyant journellement pratiquer dans sa demeure ce vers quoi ses dispositions naturelles le poussaient.
Précédemment, déjà, ses- goûts s'étaient manifestés, car on l'avait vu des journées entières façonner, au moyen d'un couteau ou de tout autre instrument, des briques rouges.
Corneille commença donc à s'exercer dans notre art sous la