Le siège dura du ii décembre 1572 au i3 juillet iSyS
2. Pierre Pietersz, fils de Pierre Aertsen ou Ariaensz, ne' à Amsterdam en 1541, et mort dans la mûme ville en i6o3.
3. Le père de Corneille Cornelisz s'appelait Corneille Thomasz. (Vander Willigen, les Artistes de Harlem, page 114.) Le nom de la famille devait cependant être Schilder, ce que van Mander affirme plus loin et ce qu'il était à même de bien connaître, vu son intimité avec Corneille.
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conduite du Jeune Pierre le Long', qui était un excellent maître dans les diverses parties de la peinture, très entendu dans Tart de mélanger les couleurs, et qui eut en lui un élève appelé à surpasser de haut son maître. Et comme si le destin Teùt ainsi réglé. Corneille, dès le berceau, eut le nom de peintre- et, l'ayant reçu par héritage, sut s'en montrer digne.
Quand il eut atteint sa dix-septième année, étant déjà un bon artiste, il partit pour la France et s'arrêta à Rouen, d'où la peste le chassa bientôt, et il se dirigea alors vers la fameuse ville d'Anvers avec l'intention de s'y. placer chez un des meilleurs maîtres.
Ayant échoué auprès de François Fourbus \ il alla chez Gilles Coignet\ où il demeura un an et acquit plus de facilité d'exécution, comme j'ai pu le constater par une toile qu'il peignit, étant encore chez son maître, ou peu de temps après Tavoir quitté. 11 y avait là des figures de femmes traitées d'une manière charmante.
Ce fut également à l'époque de son séjour chez Coignet qu'il peignit d'après nature un vase de fleurs, pour ainsi dire sans feuilles, comme son maître l'avait voulu, et ces fleurs étaient si admirablement traitées que Coignet garda longtemps le tableau sans vouloir s'en dessaisira
Rentré à Harlem, Corneille y poursuivit son art avec une application soutenue. Il y livra notamment une Compagnie, peinte d'après nature, pour le jardin des arquebusiers ou 'Vieux Doelen. C'était en i583, époque où j'arrivai à Harlem, et je fus très surpris d'y rencontrer de tels peintres.
Le tableau est d'une excellente ordonnance, et chaque personnage y accuse .sa condition et même son tempérament. Ainsi, les plus liants se serrent la main, les plus enclins à boire tiennent le verre ou le pot, etc.
1. Voir sur Pierre Aertsen et ses fils, tome I"'", chapitre xlv, page 353.