‹ Le livre des peintres de Carel van Mander (volume 2)Chapitre 25 sur 213 · Ibid., page · texte numérisé non relu

Ibid., page

<"). Il ne quitta Bruxelles que vers i5ô3. (.\lph. Wauters, Bulletin de l'Académie de Belgique, 1884, tome I""', page 63. j

7. Voira ce sujet De Busschcr, Recherches sur les peintres et sculpteurs à Gand au.x XVI", XVII" et XVIII' siècles, pages 1-21 (avec gravure du tableau). 1866.

MICHEL COXCIE 3^

d'Autriche, femme du roi, ainsi que celui de Tintante Isabelle, sa fille, peintures destinées à Frédéric-Guillaume de Saxe'.

Les deux Coxcie avaient obtenu du duc d'Albe l'exemption des logements militaires, ce qui constituait une très haute faveur, et, en iSSg, nous voyons le roi Philippe II intervenir personnellement auprès de son neveu, Alexandre Farnèse, pour faire liquider la pension arriérée du « pauvre vieillard «, afin qu'il « se puist entretenir et remédier, en tel grand eaigc et extrême nécessité ». (Pinchart, Archives, II, 32o.i Michel dut une bien plus grande faveur au roi qui fit rendre la liberté, en i5jo, au second fils du peintre, Guillaume Coxcie, condamné par le Saint-Ofiice, à Rome, à dix années de galères pour cause d'hérésie. Ce fait a été exposé par M. Castan, dans un travail communiqué à l'Académie royale de Belgique, en janvier 1884, sous le titre: L'un des peintres du nom de Coxcie aux prises avec l'Inquisition '-.

M. Alphonse Wauters a fait connaître, à l'occasion de cette notice, diverses particularités encore inédites de l'histoire de Michel Coxcie : son premier mariage célébré, non pas en Italie, mais dans l'ancienne principauté de Liège, à Hasseh ; sa réception à la bourgeoisie de Bruxelles, en 043, etc.

Nous ne passons pas en revue l'œuvre des Coxcie, qui forment, dans l'histoire de l'art, une lignée importante^.

Outre les tableaux déjà cités, la ville de Malines conserve quelques-unes des meilleures peintures de Michel Coxcie. A Saint-Rombaut, une Circoncision avec fond d'architecture, par Vredeman De Vries, tableau de i58o ; un triptyque du Martyre de saint Georij^es , dans la même église, fut peint alors que l'artiste avait quatre-vingt-huit ans. Le musée de Bruxelles possède encore un Ecce Homo. N" 233.'

Charles-Quint, dans sa retraite, emportait à Yuste un Portement de croix et un Crucifiement de Coxcie '.

Michel Coxcie a-t-il gravé r Cette question posée par les biographes est définitivement résolue par un passage deVasari'' où nous lisons, qu'étant à Rome, maitre Michel grava une planche du Serpent d'airain. Or, nous avons sous les yeux cette estampe qui porte les mots : Mighel Fiammingo inventou. C'est la même planche qu'Andresen [Handbuch für Kupferstichsammler, II, 655) attribue à J. C. Vermeyen et croit gravée d"après Michel-Ange.

Quant aux estampes signées ("^^ •. i-fue M. le docteur W. Schmidt décrit dans les Jahrbücher de von Zahn, tome V, page 263, si elles reproduisent incontestablement des œuvres de Coxcie, nous n'avons là que des interprétations.

1. Alex. Pinchart, .Irc/nVc'i', etc., tome I''', page 2S2. Raphaël Coxcie eut pour élève Gaspard De C rayer.

2. Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, 3'-" série, tome Vil, page (33.

3. Un Jean Coxcie, né à Malines, fut peintre de F"rédc-ric I"' de Prusse, et mourut en Allemagne en 1720. Voir la généalogie dans Neefs, Histoire de la peinture, etc., à Malines, tome I"', page 142.

4. A. Pinchart, Tableaux et sculptures de Charles-Quint. [Revue universelle des arts, tome III, page 224.)

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