HAC LRBE PIE DEMORTUI ET IN HAC
ECCLESIA RELIGIÖSE SEPUI.TI.
MAGDALENA * MAESTISSIMA VIDUA
ET JUHANA KILIA UNICA SUPERSTITES
CUM LACHRYMIS F. F.
3. A Anvers on trouve inscrits, en cette qualité, Simon Ykens (iSyo); Jacques Hermans (iSyi); Gaspard Dooms (1574); Robert Huis (1584). ' Elle s'appelait Kempeneers.
yi LE LIVRE DES PEINTRES
d'Amsterdam', qui était gaucher, et débuta excellemment. Malheureusement, il mourut jeune d'une maladie de langueur, comme son frère aîné qui avait également bien débuté.
COMMENTAIRE
Gilles Coignet ou Congniet, dont on fixe approximativement la naissance entre les années i535 et 1540, était fils d'un orfèvre d'Anvers, nommé également Gilles.
On le trouve inscrit, en i553, comme élève d'un peintre peu connu, Lambert Wenselyns, et il reçut, parait-il, les leçons d'Antoine de Palerme, plus marchand que peintre, et de qui peut-être Coignet apprit à trafiquer des œuvres de ses élèves.
Le séjour du jeune artiste en Italie peut avoir été de quatre ans au plus, son apprentissage n'ayant sans doute pris fin qu'en iSSj, et son admission à la maîtrise étant de i56i. Nous avons relaté plus haut les particularités de l'existence du maitre recueillies dans les divers auteurs qui se sont occupés de lui d'une manière spéciale.
Les œuvres existantes de Gilles Coignet sont extrêmement rares. Le musée d'Anvers possède de lui, sous le n" 35 de son catalogue, un portrait en pied de Pierson de la Hues de la Housse ?), tambour du vieux Serment de l'arc, et, sous le n" 36, un Saint Georges combattant le Dragon. Ces deux a^uvres sont datées de i58i. Le portrait, figure de grandeur naturelle, est bien pr)sé et traité avec goût. La facture en est cependant assez molle.
En dehors de ces deux peintures, nous ne connaissons que le musée de Gotha où existe une œuvre originale du maître : une réduction de la Cène., gravée par J. Müller, et que Rathgeber envisage avec raison, sans doute, comme l'esquisse d'une page plus développée ayant servi à l'estampe qui est en contre-partie de la composition.
Peut-être, ■ — et nous ne citons ce tableau que pour la manière étrange dont y sont appliquées les lumières, toutes en relief, — peut-être le Festin de Baltha:{^ar, au musée d'Arras m" 199), est-il une autre œuvre de Coignet. La composition est d'ailleurs très proche de celle du tableau de Douai, infiniment supérieur, attribué à François Franck le Vieux.
Le musée de Cassel possède de Coignet, sous le n« 86, une copie, datée de 1579, de la Vénus au miroir du Titien, tableau dont il existe de nombreuses répétitions.
Le musée de Bruxelles, sous le nom d'Adam van Noort, montre un tableau du Christ bénissant les enfants, attribué à Gilles Coignet, dans les précédentes éditions du catalogue.
I. Nicolas Pietcrsen ust cite dans les comptes de la gilde de Saint-Luc de La Ha\e de iSiîS à iSôq, comme ayant adapté un nouveau pied au calice de la corporation. (Voyez .4 rc/nV/ d'Obreen, tome I\', pai^e 22; communication de M. A. Bredius.) Ne connaissant pas le prénom du tils, nous n'avons pu le distinguer d'entre le grand nombre de ses homonymes.
Un élève qui tit plus d'honneur à Gilles Coignet fut Corneille Cornelisz, de Harlem, dont on trouvera la monographie au chapitre xxxv du présent volume.
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L'œuvre nous paraît se rapprocher davantage du stvle de ce dernier que de celui du maître de Rubens. De plus, les fabriques du fond ofl'rent beaucoup d'analogie avec celles d'une estampe de Jean Wiericx, reproduisant un dessin de Coignet : les Vierges sages. (Alvin, n" 1400.)
Gilles Coignet a été gravé par les burins les plus habiles de son temps : Raphaël et Jean Sadeler, Philippe Galle, les Wiericx, Jean MuUer et Jacques Matham nous ont conservé des compositions dont les peintures ne sont mentionnées nulle part '. Il n'est donc pas tout à fait exact d'attribuer la rareté des œuvres du maître dans les Pays-Bas à leur transport à l'étranger.
I. Voyez RathL;cber, Annalcn der Siedcrländischcn Malerei, etc., page 38 1.
GEORGES HOEFNAGHEL, D'ANVERS