La Saint-Barthélemy, 24 août
T). Elle s'appelait, d'après les recherches de M. A. D. De Vries Az., Adélaïde Gerrits. (Voir G. E. TaurcI, l'Art chrétien en Hollande, etc., tome II; biographie de T. Barents.)
CORNEILLE KETEL
environ huit années, pendant lesquelles les travaux ne leur manquèrent pas. C'étaient exclusivement des portraits, mais comme les préférences du peintre étaient en faveur des compositions, il exécuta une toile avec des figures plus grandes que nature, représentant la Force vaincue par la Sagesse et la Prudence. L'œuvre fut acquise par un jeune négociant anglais, M. Pierre Hachten, lequel en fit hommage à Christophe Hatten, mort lord chancelier'.
En 1578, Ketel fit d'après nature le portrait de la reine d'Angleterre-, sur les instances du comte d'Hertford, dont la mère^, duchesse de Somerset, offrait un festin à sa souveraine à son château de Hantworth^.
Ketel peignit également le comte d'Oxford, grand chambellan héréditaire ^, et divers seigneurs, leurs femmes et leurs enfants ; plusieurs de ces effigies sont en pied ''.
En i58i, il retourna en Hollande et alla se fixer à Amsterdam'', où
il eut l'occasion de peindre de nouveaux portraits. Il peignit, entre autres,
pour le Colveniers Doelen, une compagnie d'arquebusiers que com-
, mandait le capitaine Herman Rodenborgh Beths, et s'y plaça lui-même,
vu de profil^.
Les personnages sont ou étaient rassemblés dans une galerie, de sorte qu'au lieu de colonnes il y a de curieux termes sculptés qui se détachent en relief et forment un encadrement fort original ^.
1. Sir Christophe Hatton. Le portrait en pied de ce personnage, peint par Ketel, est à Ditchley, chez le vicomte Dillon. 11 figura à l'Exposition des Trésors d'Art de Manchester en iSSy.