‹ Le livre des peintres de Carel van Mander (volume 2)Chapitre 98 sur 213 · Nous n'avons retrouvé aucune trace de cette peinture · texte numérisé non relu

Nous n'avons retrouvé aucune trace de cette peinture

(). L'année de la mort de Geldorp est diversement tixée par les auteurs. M. van Even dit qu'il mourut au plus tard en iiîi 1 ; les auteurs allemands acceptent la date de i()i(j à i()i8 et ils nous paraissent avoir raison, attendu que sur un portrait de femme à la Galerie Brera à Milan (n" 447J, nous avons relevé le monogramme du maître avec la date i'h?, et que le portrait de Philippe Gaill k Saint-Séverin, à Cologne, fut peint en iiuS. iJ. J. Merlo, Nachrichten von dem Leben und den Werkin kölnischer Künstler, page 121). i85o.)

M. J. J. Merlo, dans ses recherches sur les artistes colonais (Nachriclitcn von dem Lehen und den Wei'ken Kölnischer Künstler, Cologne, i85o^, donne une notice aussi complète que possible, mais forcément imparfaite, sur Geldorp. Pas plus que les archives de Louvain n'ont fourni la date de la naissance du peintre, les archives de Cologne ne fournissent celle de sa mort. C'est donc, en réalité, aux peintures ellesmêmes et aux estampes qui les reproduisent qu'il faut demander les indications qu'il soit possible d'obtenir sur la carrière de leur auteur.

Crispin de Passe et Pierre Isselburgh, tous les deux contemporains de Geldorp, ont gravé plusieurs de ses tableaux. Voici, en dehors des portraits, les sujets des œuvres que nous connaissons du maitre :

Sii:[anne. Crispin de Passe. Francken, n° 58.

Le Christ, en buste. Musée de La Haye, n° 208 ^.

Le Christ. Grav. de Crispin de Passe. Francken, n» 129.

Le Christ. P. Isselburg (i6o8).

La Vierge. Crispin de Passe. Francken, n" 84.

La Vierge. P. Isselburg ^i6o8).

Le Christ en croix. Peinture au musée de Cologne, n° 45 1.

Les Evangélistes. Crispin de Passe. Francken, n"'» 225-228.

Les Evangélistes. Le même (1607). Francken, n»* 229-332.

Les Pères de l'Eglise. P. Isselburg (1609).

La Madeleine (1608;. Crispin de Passe 11612). Francken, n" 262.

La Madeleine. Tableau au musée de Cologne, n° 452.

Tête de sainte. Tableau au musée de Cologne, n" 453.

Tête de sainte. Musée de La Haye, n" 208 'i^".

Lucrèce se donnant la mort. Musée de Saint-Pétersbourg, n" 498.

Les portraits de Geldorp Gortzius, fort nombreux, se rencontrent dans les musées suivants ; il importe cependant de faire observer que plusieurs de ces œuvres sont assignées à notre artiste sans preuves bien probantes.

Augsbourg, — Bruxelles, Galerie d'Arenberg, • — Cologne, — Mayence (portrait dit de Henri IV jeune), — Darmstadt ^n" 277, sans doute le duc de Terranova'i, — Gotha, ■ — Schwerin (douteux), — Schleissheim (jadis Munich, n" i i i3), a^uvre signée et datée de 1602), — Turin, — Milan, — Vienne ^Belvédère, n" 861), — Pesth, — ^ Saint-Pétersbourg.

Beaucoup de biographes confondent Geldorp Gortzius avec Georges Geldorp qui travailla à Anvers et à Londres au -^xw^ siècle. Cette erreur, commise déjà par Sandrart et dans laquelle Nagler lui-même versa dans une certaine mesure, est d'autant moins explicable que Georges Geldorp correspondit avec Rubens dans les dernières années de la vie de ce grand peintre et qu'il vivait encore à Londres en i653.

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