‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 133 sur 218 · B., 83-95. Treize estampes (i55o · texte numérisé non relu

B., 83-95. Treize estampes (i55o

(). On ne connaît pas l'année de sa mort. Ses dernières planches datées portent le millésime de 1.355.

7. Le nom de l'ami d'Aldegrever ne nous a pas été conservé. Le monogramme du maître, calqué sur celui d'Albert Dürer, n'en ditVere que par la substitution du G au D.

H. Voir ci-dessus, chapitre iv, pages ôi et 85.

PORTRAIT D HENRI ALDEGREVER,

par lui-même à l'âge de treiito-ciiiq ans. — Bartscl), 11° i8t).

plus reculée, inscrite sur les estampes d'Aldegrever,est, en réalité, i 527; à cette époque le jeune graveur est directement influencé par les travaux d'Albert Dürer et le Saint Clifistnphe [B., 6i\ est une copie presque textuelle d'une planche du maître de Nuremberg. Graduellement le style devient plus large, le travail plus libre et Ton peut dire que les meilleures planches d'Aldegrever ne sont surpassées par personne. Ses portraits de Guillaume de Jiiliers E., 181, de Jean de Lej--de cl de Knipperdolling- iß., 182-1831, de Luther et de Mélanchthon [B., 184-185), sont des œavres extraordinaircment recherchées.

Parmi les peintures, d'ailleurs fort rares, d'Aldegrever, les portraits occupent la première place. Un Portrait de jeune homme, de la Galerie Liechtenstein à Vienne, daté de 1540 ^n" 10721, est surtout célèbre.

Au musée de Berlin il est représenté par le portrait d'Englebert Therlaen, bourgmestre de Lennep, daté de i55i.

Il existe un assez bon nombre de tableaux reproduisant des estampes de lui, mais, par cela même, on n'en peut admettre l'authenticité qu'avec réserve. Telle était, par exemple, la Lapidation des vieillards de la suite de Suzanne, au musée de Berlin, n» 556 b. du catalogue de 1878, qui, du reste, a cessé de figurer dans les éditions suivantes.

Quant aux Evangélistes, d'après Lucas de Levde, que lui attribue le catalogue du musée de Pesth (salle IV, n°^ 14-171, bien que très supérieurs comme exécution aux mêmes sujets exposés au musée d'Anvers sous le nom même de Lucas, il n'y faut voir, une fois de plus, que des copies d'estampes.

En dehors des portraits, toutes les attributions douteuses étant écartées, il ne reste comme peinture d'Aldegrever dans les collections publiques qu'un Christ assis sur le tombeau, au musée des Etats de Prague, œuvre datée de 1529.

Woltmann lui restitue un Jugement dernier de la Galerie de Darmstadt (catal., no 209 : maître inconnu de l'Ecole du Bas-Rhim et le portrait de David Jooris (le peintre anabaptiste de Delfti, réfugié à Bàle, et aujourd'hui catalogué sous le nom du maître au musée de cette ville (n" 148).

Aldegrever était lui-même un fougueux adhérent de la réforme.

La date de i562, acceptée comme celle de la mort du peintre par certains critiques, ne repose sur aucun document. Après i555 il n'y a plus de lui d'estampe datée.

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