Nous n'avons rien trouvé sur ce peintre
2. D'après Schrevelius, un historien local, le nom de la famille aurait été Sinapius, d'où le nom hollandais Mostaart.
'i. Philippe le Beau, nji de Castille.
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Bien vu, suivant la cour dans ses diverses résidences, il garda son emploi pendant dix-huit années, produisant un grand nombre d'oeuvres, faisant les portraits des seigneurs et des dames en maître qu'il était, et saisissant la ressemblance d'une manière si extraordinaire qu'on eût dit que les personnages vivaient sur la toile '.
Étant revenu se fixer à Harlem, les gens de haut parage, tant ceux de l'Ordre' que les autres, continuèrent d'entretenir avec lui des relations familières. C'est ainsi que Florent, comte de Buren, étant descendu un soir dans un logement de la place du Marché, alla, dès le lendemain, rendre visite au peintre en compagnie de plusieurs gentilshommes. Mostart s'étant levé respectueusement de son siège, le comte le pria de se rasseoir et de ne point se déranger ; mais le peintre n'en voulut rien faire et montra tous ses travaux, ceux qui étaient commencés comme les autres. En même temps, il donnait Tordre à ses élèves d'apporter à déjeuner aux visiteurs, mais le comte alla lui-même au garde-manger et se servit de ce qu'il y trouva, et la suite imita l'exemple, vidant à la ronde un pot de bière.
Quand vint l'après-midi, il fallut que le prince offrit à ses visiteurs un repas en règle et prit place à table avec eux, car ils le tenaient, comme on l'a dit, en haute estime.
Ses œuvres ont orné beaucoup d'églises et de demeures particu-
1. « I.es inventaires des tableaux que possédait cette princesse fMarguerite d'Autriche) ne renseii^nent aucune œuvre qui soit attribuée au peintre. Néanmcjins, ce qui nuus t'ait grandement douter de l'assertion de van Mander (que Mostart aurait passé dix-liuit ans au service de la gouvernante'), est que les comptes des dépenses de cette princesse, parvenus jusqu'à nous (i 3.i i-i 53o), ne renferment qu'une seule mention du nom du peintre en question (janvier iSii): « A ung painctre qui a présenté à « Madame une paincture de teu Nostre Seigneur de Savoye faict au vif, nommé Jehan Masturd (sici : rt XX philippus. » (Registre n" 1797 de la Chambre des Comptes. Archives du royaume.) Cette rédaction prouve que l'artiste n'était pas encore connu à la Cour; du reste, Bernard van Orley était alors le peintre attitré de la gouvernante. La peinture de Mostart est renseignée en ces termes dans l'inventaire des joyaux de Marguerite, qui fut dressé en iSaS et qui a été publié par M. Michelant dans les Bulletins de la Commission royale d'histoire, 3° série, tome XII : « Ung tableau de la pourtraicture «de feu Monseigneur de Savoie, niary de Madame (que Dieu pardoint), habillé d'une robbe de velours '( cramoisy, fourrée de martre, prépoint de drap d'or, et séon de satin brouchier, tenant une paire de '( gands en sa main, espués sur ung coussin (c'est-k-dire : pourpoint... et casaque de satin broché... «appuyé...)» 11 existait dans la même collection un autre portrait du même personnage, qui semble être un double du précédent; celui-ci est décrit parmi les « riches tableaux de painctures ». (Alexandre Pinchart, Compte rendit des séances de la Commission royale d'Iiisloire, 4" série, tome XI, page 218.)