‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 149 sur 218 · I. Sa priisence est signalée à Rome au mois d'avril i55o · texte numérisé non relu

I. Sa priisence est signalée à Rome au mois d'avril i55o

■1. Gravé au trait dans les Annales du musée de Landon, tome XV, planche i3. Nous ignorons où se trouve actuellement cette œuvre mentionnée déjà par Vasari. « Scrivemi il detto Lampsonio che il Moro ha fatto una tavola hellissima d'un Cristo che resuscita, con due Angeli, e San Pietro e San Paulo, che è cosa maravigliosa. » (Edition Lemonnier, tome Xlll, page i52.)

3. C'est probablement la copie mentionnée pdiT M.. C&sXa.nAa.ns,&ß. Monographie du Palais GranvcUc, à Besançon, page 55. \'oyez aussi Crowe et Cavalcaselle, Titian, his Life and Times, tome 11, page 2-29.

4. La fabrique paya aux héritiers une somme de vingt-cinq livres pour la peinture inachevée. (^ Voyez vanden Branden, page 277.)

5. M. Max Reeses {Geschiedenis der Antwcrpsche Schilderschool, page 144) fait observer que, selon toute vraisemblance, van Mander avait voulu écrire : Furie espagnole (1577).

Cette supposition est confirmée par une note des Archives de l'église Notre-Dame d'Anvers, àz laquelle il résulte que Mère avait cessé de vivre en 078. Cette découverte a été faite par M. le chevalier de Burbure. Voyez Rombouts et van Lerius : les Liggeren et autres archives de la gilde de Saint- Luc (teme 1°'', page i5q, en note).

à 1578 ni antérieur à iS-ö, — doit faire accepter cette liypothèse avec assez de confiance. L'œuvre la plus ancienne que l'on connaisse de Moro, le portrait collectif de deux chanoines de la cathédrale d' Utrecht, signé et daté de 1544*, laisse encore une marge considérable aux années d'étude, suivies des débuts de l'artiste. Le musée d'Utrecht, dans la série précieuse des portraits de pèlerins de Jérusalem, possède même une peinture antérieure de trois ans à celle que nous venons de citer et que l'on incline à attribuer à Moro. Aucun document ne permet toutefois d'avoir à cet égard une certitude complète-.

II est impossible de déterminer le temps précis que dura le séjour du peintre dans sa ville natale; en 047, on le trouve admis comme franc-maître à la gilde de Saint-Luc d'Anvers''. C'est de 1549 que date le beau portrait qu'il fit de Granvelle '', et la même année, lors du voyage de l'infant Philippe, fils de Charles-Quint, dans les Pays-Bas, il était à Bruxelles et y peignait le portrait du prince et de sa tante Eleonore d'Autriche, veuve de François L'' •'.

Du mois d'avril i55o au mois de novembre i55i, la présence de Moro en Italie est prouvée par des notes relevées dans les archives romaines par M. Bertolotti ''. A la première date, un peintre du nom de Lorenzo est traduit devant le magistrat pour avoir porté un coup de bâton à Antonio Moro; à la seconde, celui-ci intervient comme témoin dans une affaire de vol de linge; il est alors désigné comme habitant le palais du cardinal de Santa-Flora.

En i552, comme le dit très bien van Mander, Moro travaille à Madrid, d'oui il se rend à la cour de Portugal, sur l'ordre de l'empereur, car un document, publié par Raczynski ', atteste sa présence à Lisbonne le 22 septembre. A cette date, la reine ordonne de payer son portrait et celui de son époux à Antonio Moro, que lui avait envoyé sa sœur Marie de Hongrie.

Toujours conformément au texte de van -Mander, notre artiste, après avoir séjourné quelque temps à Madrid, passe en Angleterre. Les admirables portraits de Henry Sidney et de sa femme, exposés à Manchester en 1857, sont datés de i553.

Nous sommes ici en désaccord avec notre savant confrère, M. Pinchart, sur les pérégrinations d'Antonio Moro*^, tout en admettant, avec lui, que la présence du portraitiste en Angleterre fut assez prolongée. 11 faut remarquer d'autre part, — et ceci résulte des extraits des archives d'Utrecht, publiés par M. Kramm, — que Moro était dans cette ville le 4 janvier i555 jnouv. st.K Le portrait en pied de Philippe II, qui

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