‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 15 sur 218 · Ibid., page · texte numérisé non relu

Ibid., page

5. E. de Busscher, Recherches, etc., page 147. i85g. L'authenticité de la liste du métier de Gand est contestable. Elle ne date, en effet, que du xvi° siècle.

'J. Houdoy, Histoire artistique de la cathédrale de Cambrai; 1880 : « Johanni de Ycke, pictori, pro pictura cerei paschalis. xij s ».

reprit VAdoration de V Agneau, restée inachevée à la mort de son frère, qu'au bout de plusieurs années. Du mois d'août 1425 jusqu'en 1428, il est à Lille ' ; du ig octobre 1428 au mois de décembre 1429, il accompagne la mission envoyée au Portugal pour en ramener la princesse Isabelle, fiancée à Philippe le Bon. Ce n'est qu'à son retour qu'il se fixe à Bruges.

Nous ne pouvons entrer ici dans le détail des nombreuses peintures attribuées au maître.

La plus ancienne œuvre portant son nom est datée de 1421, le 3o octobre. Elle représente le Sacre de saint Thomas Becket et appartient au duc de Devonshire. La date est d'ailleurs contestée -.

Immédiatement après, par rang d'ancienneté, se présente une Madone signée et datée de 1432, avec l'indication Briigis. Cette peinture est à Ince Hall, en Angleterre. Les dernières œuvres datées que l'on possède du peintre sont le Portrait de sa femme, au musée de Bruges, et la Vierge et VEnfant Jésus, au musée d'Anvers, datées l'une et l'autre de iqSq. On a vu qu'une de ses créations, un triptyque avec la Vierge et Vabbé de Saint-Martin, à Ypres, resta inachevée. Cette peinture « plutôt divine qu'humaine «, au dire de van Mander, qui ne l'avait jamais vue, doit être identifiée avec un tableau de la collection vanden Schrieck, encore conservé dans la famille de cet amateur, mais gravement défiguré par des retouches. La Vierge est debout à la droite du tableau; à gauche est agenouillé le prévôt de Saint-Martin. Le paysage du fond et tout l'ensemble ne laissent aucun doute sur la personnalité de l'auteur, et surtout la description concorde de point en point avec le texte de van Mander. Les volets sont inachevés. Malheureusement, ce qui reste de l'ancienne peinture peut être considéré comme très compromis. Rappelons d'ailleurs que .1. van Eyck a peint plusieurs compositions assez voisines de celle-ci, entre autres la Vierge accompagnée de sainte Barbe adorée par un moine blanc, qui appartient au duc d'Exeter. Une inscription flamande, qui se lit au revers du panneau, assure que cette œuvre fut exécutée pour l'abbé de Saint- Martin, à Ypres ^. Nous nous demandons, cependant, l'ccuvre n'étant ni signée ni datée, si l'on ne posséderait pas ici la Vierge accompagnée de saint Bernard et d'un ange, tableau d'Hubert van Eyck, citée plus haut et dont M. Coremans a trouvé la mention dans l'inventaire des richesses appartenant à l'archiduc Ernest d'Autriche, gouverneur des Pays-Bas'*. Saint Bernard est toujours représenté sous les traits d'un moine vêtu de blanc et la figure de sainte Barbe se confondrait aisément avec celle d'un ange.

On vit paraître aussi une Vierge avec Un chartreux, à la vente de Bäcker à La Haye, au mois d'avril 1662 ■'.

Parmi les œuvres indéterminées de Jean van Eyck a longtemps figuré « un petit

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