Simon van Sanen
3. Les archives de la Commanderie k Harlem font connaître que Schoorel peignit pour l'ordre de Saint-Jean le Baptême du Christ (au musée), Adam et Eve (au musée), le Christ en croix et Marie- Madeleine (musée d'Amsterdam, n° 327 (?). Sont indiqués comme sauvés pendant les troubles de 1573 et portés chez le chevalier Frédéric Uttenham à Utrecht : le Christ que deux anges aident à porter sa croix; Jésus-Christ entre les larrons, tableau qui est, croyons-nous, au musée épiscopal de Harlem; enfin, une Sainte Cécile qui est au musée municipal de la même ville. (Voyez J. van Vloten dans le Nederlandsche Kunstbode, 1874, page 12.)
4. Musée de Harlem, n° 106. Plusieurs des figures sont des copies littérales de Raphaël.
5. Le musée de Bonn possède un Crucifiement, signé et daté de i53o; un second Crucifiement est au musée épiscopal de Harlem. (Voyez Justi, Jan van Scorel.) Un troisième au musée d'Anvers, n° ?25 du catalogue. Ce sont toutefois des tableaux de petite dimension.
6. Il devint chanoine de la cathédrale d'Utrecht le 16 octobre i528. (Taurel, l'Art chrétien en Hollande, etc., tome II, page 6g.)
3i4 LE LIVRE DES PEINTRES
Tordre de l'empereur, Téglise avait fait représenter de la manière la plus imposante dans ses habits pontificaux; derrière eux, un paysage d'une grande beauté.
Les deux autres volets Toccupèrent pendant plusieurs années. Dans Tentre-temps Schoorel peignit à la détrempe une toile aussi grande que les deux volets pour mettre à la place des deux meilleurs : un Sacrifice d'Abraham^ ayant pour fond un très beau paysage, une œuvre que le roi Philippe, lors du voyage qu'il fit à Utrecht en 1549, fit acheter et transporter en Espagne avec d'autres peintures du maître'.
Ce que l'on ne saurait trop déplorer, c'est que plusieurs autres productions de Schoorel : son Crucifiement d'Amsterdam, ses beaux volets de Sainte-Marie d'Utrecht, le remarquable tableau de Gouda, peint dans son meilleur temps, aient été anéantis en i566, avec nombre d'autres choses précieuses, par l'aveugle populace.
A Marchiennes ~, une belle abbaye de l'Artois, on voit encore de Schoorel trois œuvres importantes. D'abord un tableau d'autel où Saint Laurent est étendu sur le gril; puis un tableau des On^e mille Vierges, œuvre capitale pourvue de deux volets. Enfin, un grand retable à six vantaux, dont l'intérieur représente la Lapidation de saint Etienne.
A Arras, à l'abbaye de Saint-Vaast, dans une chapelle, derrière le chœur, on voit un triptyque représentant un Christ en croix '^.
En Frise, dans une abbaye du nom de Grootouwer, il peignit un retable représentant la Cène avec des figures de grandeur naturelle, toutes les têtes étant peintes d'après nature.
A Malines, le chef d'une banque romaine, Guillaume Pieters, avec lequel il avait été fort lié à Rome, possédait de lui plusieurs œuvres remarquables.
Au château de Bréda, il fit quelques peintures pour Henri de Nassau et René de Châlons, prince d'Orange.
1. Nous ne sachions pas qu'il y ait un seul tableau de Schoorel au muse'e de Madrid.
2. L'abbaye de Marchiennes, dans le bourg de ce nom, est à trois lieues de Douai, sur la Scarpe. « On y voit une très belle e'glise dont le chœur et le sanctuaire se font admirer, etc. m {Délices des Pays- Bas, édition de 1769, tome III, page i5o.)