‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 178 sur 218 · Ces volets n'existent plus · texte numérisé non relu

Ces volets n'existent plus

3. Nous n'en avons trouvé aucune mention dans les auteurs espagnols. \J Assomption de la Vierge de Ruhens vint remplacer au xvii" siècle le tableau disparu de Frans Floris.

4. Ce triptyque qui était à l'église du Sablon est aujourd'hui au musée de Bruxelles, n° 271. Il est daté de i566. Une réduction ancienne du panneau central ornait, avant sa reconstruction, l'église Notre- Dame de Nuremberg. Un autre Jugemi'nt dernier, très voisin de celui de Bruxelles, signé et daté de i565 se trouve au palais de Prague. Voyez Woltmann, die K. Gemälde Sammlung in der kaiserlichen Burg ^u Prag. {Mittheilungen der k. k. central Commission ^ur Erforschung und Erhaltung der Kunst und historische Denkmale, 1877, page 38.)

De plus, à Notre-Dame d'Anvers, il y avait un autre tableau d'autel, peint sur toile : la Nativité, œuvre également fort belle'.

A Gand, au fond de Tég-lise Saint-Jean ^, on voyait de lui quatre volets doubles dans la chapelle de Fabbé de Saint-Bavon, que Tabbé Lucas avait fait peindre, et représentant à l'intérieur X Histoire de saint Luc ; à l'extérieur, la Vierge assise avec l'Enfant Jésus dans son giron, un ange et une gloire venant d'en haut. De l'autre côté, l'on voit l'Abbé Lucas à genoux, peint d'après nature, portrait admirable, dans lequel Frans prouvait que, s'il l'avait voulu, il eût été le meilleur des portraitistes. C'est une robuste tête de vieillard; l'abbé, revêtu de ses habits de chœur, a près de lui sa mitre; à ses pieds est couché un grand épagneul, si bien fait que des chiens vivants sont venus le flairer, comme je l'ai vu de mes yeux, car nous avions ces volets à l'atelier de Lucas De Heere, qui les avait sauvés des mains des iconoclastes; ils nous servaient Journellement de modèles pour nos études^.

11 y a également une composition de Saint Luc écrivant son évangile sous la dictée de la Vierge et mettant ses textes d'accord avec ceux des autres évangélistes; ensuite. Saint Luc peignant la Vierge^ qui tient son enfant sur ses genoux, tout cela extraordinairement bien conçu et peint, et rempli de têtes admirables de tout âge et de têtes de bœufs bien traitées.

Vient alors une Prédication de saint Luc, où l'on voit quelques jolies figures de femmes bien atournées et écoutant avec recueillement. Puis, on voit le même saint, saisi par ses ennemis et, dans le fond, pendu à un olivier sauvage. Enfin, un grand Saint Macaire et un autre saint'' ^ le tout traité avec tant d'intelligence et d'art, qu'en le voyant, on s'étonne d'entendre parler des procédés expéditifs du peintre

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