Ce tableau est perdu
4. Nous avons longtemps pensé que ce volet pourrait être identifié avec le n" Gg2 du musée de Lille : Saint Arnaud accompagne d'un ahbc. L'identité de type de ces figures avec deux dessins, page 92 du recueil de Lucas De Heere, conservé aux archives de Gand, nous porte à attribuer la peinture au peintre-poète gantois, plutôt qu'à Frans Floris; à moins, toutefois que De Heere dans ses dessins n'ait pris pour modèle la création de son maître. (Voir notre Notice sur quelques œuvres d'art conservées en Flandre et dans le nord de la France, dans le Bulletin des Comtnissions royales d'art et d'archéologie, tome XXII, page 198. Bruxelles, 1ÎS83.)
et de tout ce qu'il parvenait à produire en un jour, à en croire les récits.
Il semble, en effet, que les têtes et les nus aient dû coûter beaucoup de temps et de labeur, alors surtout qu'on les considère à distance. On remarque ainsi des choses qui, de près, s'aperçoivent à peine et même d'autres qui d'abord passaient complètement inaperçues.
Frans Floris avait une façon extrêmement habile de traiter les cheveux, modelait bien, donnait un grand relief à ses représentations et fondait soigneusement.
Il donna des preuves de sa dextérité lorsque l'empereur Charles fit son entrée à Anvers'. Étant employé aux travaux décoratifs, il peignit de grandes figures, chaque jour au nombre de sept, ne consacrant au travail que sept heures, recevant pour chaque figure une livre, monnaie de Flandre; et il procéda de la sorte pendant cinq semaines.
Lorsqu'il travaillait pour ses élèves, ceux-ci lui comptaient dix-huit ou vingt florins sa journée et pourtant il faisait la grasse matinée et n'arrivait guère au travail avant neuf heures, cessant le soir à sept heures après avoir accompli néanmoins beaucoup de bonne besogne.
Quand le roi Philippe vint, à son tour, à Anvers, Floris fit en un jour une très vaste toile représentant la Victoire entourée de captifs et de trophées, composition dont il exécuta aussi une eau-forte très remarquable'-.
Il était fort habile dans les accessoires, sièges à l'antique, sculptés ou tressés, vases, coiffures, instruments, chaussures, casques, etc. Sur la façade de sa maison, il avait représenté la Peinture et les autres Arts libéraux, dans une couleur simulant l'airain.
A l'époque de sa mort, il s'occupait, pour le grand Prieur d'Espagne, d'une œuvre dont les parties principales étaient un Christ en croix -^ et une Résurrection, deux tableaux d'une hauteur de vingt-sept pieds,