En
2. Il faut remarquer que cette planche, public'e par Je'rôme Cock, est datée de i552, tandis que Philippe II revint à Anvers en i556.
3. C'est probablement le Crucifiement du musée de Séville, attribué à François Frutet, un peintre cité dans tous les répertoires d'après les auteurs espagnols et dont M. Edouard Fétis a démontié l'identité avec Frans Floris. (Voyez Bulletin des Commissions royales d'art et d'archéologie, tome XIX, page 210.)
admirablement avances déjà, mais dont les volets étaient à peine à rétat d'ébauche et furent plus tard achevés par d'autres artistes ' : François Fourbus, Crépin-, etc. Ses oeuvres, hautement estimées des peintres, si éminents qu'ils soient, sont recherchées et vantées.
A Middelbourg, chez Melchior Wijntgis, il y a de lui une œuvre très remarquable des Neuf Muses eudormies'^^ . J'ai vu aussi, à Middelbourg, une grande toile de figures nues : les Noces de divinités marines, œuvre pleine d'effet.
A Amsterdam, sur le Dam, chez Jean van Endt, l'amateur d'art, il y a un très grand et beau tableau du Christ appelant à lui les petits enfants et les bénissant^ et où l'on voit des figures de femmes soigneusement accoutrées, des enfants potelés, etc. Il y a aussi un tableau <XAdam et Eve chassés du Paradis terrestre'', peint d'une manière supérieure; enfin, Abel pleuré par Adam et Eve.
Un amateur anversois, du nom de Nicolas Jongelingh, avait de lui des œuvres excellentes dans sa nouvelle habitation de l'avenue du Margrave. C'était d'abord une chambre dite chambre d'Hercule, où était représentée en dix panneaux l'histoire du demi-dieu ^ Puis, dans la chambre dite des Arts libéraux, étaient sept peintures consacrées à ces sujets, excellentes d'étude aussi bien pour les chairs que pour les draperies et l'ensemble. Le tout était merveilleusement peint. Ces peintures, et d'autres encore, ont été reproduites en gravure par
1. Le musée de Bruxelles possède un triptyque de Y Adoration des Mages, daté de iSyi et où le monogramme de Floris se combine avec celui de Jérôme Franck qui, sans doute, termina l'œuvre après la mort de son maître. Une Adoration des Bergers, a Dresde, n° 717, porte les mêmes marques.
2. Crépin vanden Broeck. Voyez le présent chapitre, page 347.
3. Nagler conteste l'exactitude de cette détermination et prétend y voir les Vierges sages et les Vierges folles, œuvre appartenant, dit-il, à la collection Bernhard, à Berlin. Le savant critique se trompe, car, dans l'inventaire des tableaux du duc Charles de Croy, dressé en 1G12 (Pinchart, Archives des sciences, lettres et arts, tome 1"'', page 167), ce sujet est parfaitement déterminé: « Les Sept Arts libéraux dormans par la vertu de Mars ». Nous avons d'ailleurs retrouvé le tableau au musée de Turin, n° 265 du catalogue.