Eglise Saint-Nicolas
2. C'est peut-être à cet ensemble qu'appartenait le vr>let de la Vierge actuellement au musée de Dresde; n" 1824.
3. Entrepris en ]538, ce tableau fut acheté en 1,142 au prix de 7.10 florins et d'une rente viagère de 20 florins. (Vander Willigen, loc. cit., pages 158-167.) Le musée de l'Ermitage possède un grand tableau du Crucifiement de Martin Heemskerck (n° 490).
4. Musée de Harlem, n-Gg; daté de i55i. Don de M. J. P. Six van Hillegom, qui acquit ce tableau à la vente que ht la ville de Delft en i8')o.
Au village cVEertswout, dans la Hollande septentrionale, le maîtreautel, qui était un retable sculpté, était pourvu de deux volets dus au pinceau de Martin Heemskerck, représentant à l'intérieur la Vie du Christ et à l'extérieur celle de Saint Boni/ace, le tout en de nombreux compartiments.
A Medenblick, le maître-autel était aussi son œuvre.
Pour le seigneur d'Assendelft il peignit également deux volets : la Résurrection et V Ascension. A La Haye, dans la grande église, il avait peint la chapelle du même seigneur.
Citer tous les tableaux, épitaphes et portraits qu'il peignit, serait chose impossible, car il était actif, travaillait beaucoup et avec facilité.
Entre ses meilleurs tableaux il faut citer une œuvre assez g^rande : les Quatre Fins, c'est-à-dire la Mort, le Jugement, le Paradis et l'Enfer. On y voyait nombre de figures nues et dans des attitudes variées, et une grande diversité d'expressions : les angoisses de la mort, le ravissement des béatitudes célestes, les souffrances et les tortures de l'enfer. L'œuvre avait été commandée au maître par son élève Rauwaert, un des grands amateurs de son temps, lequel compta à Heemskerck des doubles ducats d'or jusqu'à ce que le peintre eût dit : « Assez ! * »
J'ai vu d'abord chez un amateur du nom de Paul Kempenaer, ensuite chez le grand collectionneur Melchior Wijntgis, un petit tableau oblong d'une Bacchanale, ou Fête de Bacchus, dont il existe une gravure. C'est bien ce qu'il fit de mieux après son retour de Rome, l'ouvrage étant très fondu fniorbidoj dans les chairs. La composition nous montre les tours et les culbutes qui se faisaient chez les païens à l'occasion de la fête de Bacchus'.
Chez Arnaud van Berensteyn on peut voir aussi de Heemskerck un beau paysage avec un délicieux horizon : un Saint Christophe^.