Nous n'en avons pas retrouvé la trace
MARTIN HEEMSKERCK Söy
Bref, c'était un maître universel, expert en toute chose, entendant bien le nu, péchant seulement un peu par excès de sécheresse, selon notre manière flamande, et laissant parfois à désirer dans ses physionomies sous le rapport de la grâce, une des qualités maîtresses de toute œuvre artistique, comme il est dit ailleurs. Compositeur adroit, il remplit le monde de ses inventions; il était enfin bon architecte, comme ses œuvres le démontrent à toute évidence.
Je n'en finirais pas s'il fallait citer toutes les estampes qu'on a exécutées d'après lui', les ingénieuses allégories que le savant philosophe Théodore Volckertsz Coornhert reproduisit et mit au jour, car Martin, s'il ne se servit pas lui-même du burin-, recourut à divers graveurs pour lesquels il dessina merveilleusement, et entre eux se trouvait ledit Coornhert, dont le génie, l'intelligence et la dextérité se prêtaient à merveille à la traduction de tout ce que l'esprit humain peut concevoir.
Il grava à l'eau-forte un certain nombre de planches, entre autres de jolis sujets de l'histoire de l'empereur, à l'exception de la planche où le roi de France est fait prisonnier et qui est d'un certain Corneille Bos-'.
Quelque temps après son retour de Rome, Martin, déjà d'un âge mûr, épousa une belle jeune fille du nom de Marie, fille de Jacques Conings. Les Rhétoriciens jouèrent à cette occasion une comédie ou farce. La jeune femme mourut en couches un an et demi après le mariage.
1. Voyez: A Catalogue of the Priiits which hâve been engraved af ter Martin Heemskerck or rallier au cssay towards such a catalogue, by Thomas Kerrich. Cambridge, 1829. L'auteur y a rassemble' au delà de cinq cents pièces, mais De Jongh assure qu'un collectionneur de son temps avait rt'Uiii six cent quarante-huit pièces d'après Heemskerck.