‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 203 sur 218 · A Vlerick · texte numérisé non relu

A Vlerick

2. C'est un tableau du Pordenone qui se trouve encore dans la catlicdrale.

3. Son nom n'apparaît nulle part. Il est peut-être l'auteur d'un très remarquable tableau de Saint Martin à l'église de ce nom, à Courtray.

PIERRE VLERICK ET CHARLES D'YPRES Sgy

d'Ypres, dont nous avons déjà dit quelques mots. Il était né à Ypres, mais la date de sa naissance m'est inconnue et j'ignore également qui fut son maître. Il demeurait à Ypres, où il a peint diverses choses, des façades de maisons, des tableaux d'église et d'autres œuvres, parmi lesquelles on cite des fresques pour les couvents des environs de la ville.

A Tournay, dans la maison d'un chanoine, j'ai vu de lui une Conversion de Saint Paul, peinte en grisaille, figures de grandes dimensions. J'ai vu aussi une Résurrection, peinte à l'huile sur bois, sorte de coffre destiné à recouvrir un trésor; cela ne manquait nullement de mérite.

Dans l'église du village de Hooghlede, non loin de Roulers, il y avait un grand Jugement dernier, peint à l'huile, pour l'exécution duquel Charles avait eu le concours de son élève Nicolas Snellaert, le fils du premier maître de Vlerick, qui s'occupa surtout du ciel et du fond. Ce Nicolas dessinait assez habilement l'architecture, les panneaux d'ornements et les autres décorations. Il est mort à Dordrecht, sexagénaire, en 1602 •.

J'ai vu encore de Charles un Jugement dernier dessiné à la plume sur une feuille lombarde, et lavé. Sa veuve en avait fait cadeau à un peintre qui l'avait aidée à donner des soins à son mari; c'était, je crois, la première idée de la ' composition précédente. L'ordonnance était belle et mouvementée à la façon du Tintoret. Le Christ, assis sur les nuages, avait sous lui les emblèmes des quatre évangélistes.

Charles fit encore beaucoup de dessins pour les verriers. A Gand, dans l'église Saint-Jean^, il y a de sa composition un beau vitrail de la Nativité, œuvre pleine d'efi'et^.

Il avait été en Italie et ailleurs et jouissait par toute la Flandre d'une grande considération comme artiste. Mais s'il l'emportait de

1. Admis à la gilde de Saint-Luc de Dordreclit en mai i58(3. (Obreen, Arcliief, tome I", page 184.)

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