C'était sans doute Jacques Rauwaert
3. En somme, il n'est rien resté d'Albert van Ouwater, un des maîtres à qui l'on a attribué le Jugement dernier de Dantzig. Le seul renseignement que l'on possède sur son existence est une mention des registres de Saint-Bavon à Harlem où, en 1467, une tombe est ouverte « pour la tille d'Ouwater ». (Vander Willigen, les Artistes de Harlem, page 49.) L'Anonyme de Morelli (Noti:;ia d'opere di disegno. Bassano, 1800), étant chez le cardinal Griniani à Venise, en \bii, admirait le moite iavolctte de paesi per la mafff^ior parte de mano de Alberto de Olanda. On remarquera que van Mander aussi fait l'éloge des paysages de van Ouwater.
ALBERT VAN OUWATER 89
COMMENTAIRE
On peut voir au musée de Harlem une petite estampe sur bois, un portrait d'homme, avec l'inscription Alb OTiat Scild:{ to Haerïë, prétendue effigie du peintre. C'est là une de ces mystifications fréquentes dans l'histoire de la gravure et la fausseté de l'œuvre est, cette fois, d'autant plus manifeste, que d'autres planches du même genre nous donnent les portraits de Laurent Goster (!) et de Jean van Hemessen. Le catalogue reconnaît, d'ailleurs, que certains hommes compétents hésitent à accepter ces planches pour authentiques.