‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 68 sur 218 · ME . AL . DV · texte numérisé non relu

ME . AL . DV

QUICQUID ALBERTI DURERI MORTALE FUIT, SUB HOC CONDITUR TUMULO. EMIGRAVIT VIII IDUS APRILIS, M. D. XXVIII -.

Son intime ami, le savant Bilibald Pirckheymer, dont il fit le portrait en gravure, composa, en son honneur, Tépitaphe suivante en vers latins :

Epitaphe.

Lorsque, par ses peintures, Albert eut défié le monde,

Et qu'en son bel art tout ici-bas fut rendu :

Que manque-t-il encore, dit-il; que je puisse peindre,

Sinon la voûte des cieux ? Et soudain de cette vallée terrestre

Le peintre s'envola, et soudain aussi s'éclipsa

L'astre radieux dont, ici-bas, la clarté nous illuminait.

Deuxième épitaphe.

Vertu, cœur pur, raison, prudence, dons de l'art. Piété et foi, ici reposent ensemble.

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