‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 82 sur 218 · Les Musiciens. B., i55; daté de · texte numérisé non relu

Les Musiciens. B., i55; daté de

3. B., 172. Gravé seulement, en i520, lorsque l'empereur était mort. Maximilien était venu à Leyde en i5o8. Peinture au musée de Naples, 5^ salle, n° 29 (37). Œuvre douteuse.

4. Le portrait que Lucas a gravé de lui-même, en i525 (B., 173), est traité à l'eau-forte. Vingt planches en bois sont décrites par Bartsch, tome VIII, page 438. Il n'est point du tout prouvé qu'elles soient du maître.

5. La planche de Saenredam. (B., 109 de l'œuvre de ce graveur.) — Dan9| une très intéressante communication faite par M. A. Bredius, à VArchief d'Obreen (tome V, pages 293 et suivantes), nous voyons mentionner une boîte contenant huit vitres, de forme carrée, peintes par Lucas de Leyde. La

A l'âge de trente-trois ans environ, Lucas fut pris du désir de rendre visite aux peintres de la Zélande, de la Flandre et du Brabant, et il se mit en route comme un personnage, j'entends sur son propre bateau, bien aménagé et pourvu de tout le nécessaire.

Arrivé à Middelbourg, il se délecta à voir les œuvres de l'habile Jean de Mabuse', qui habitait là et y avait peint plusieurs tableaux. Lucas de Leyde offrit à Mabuse et à d'autres artistes un banquet de soixante florins, et il fit de même à Gand, à Malines, à Anvers, où chaque fois il dépensa pour les peintres au moins soixante florins -.

Il était accompagné partout du susdit Jean de Mabuse, qui se comportait en grand seigneur, allant vêtu d'une robe de drap d'or, et Lucas lui-même portait un habit de fin camelot jaune, brillant au soleil comme de l'or. Mais comme Mabuse l'emportait par la splendeur du costume, d'aucuns prétendent que Lucas aurait eu à subir des dédains ou aurait été moins considéré des artistes.

Mais contre quoi protestent bien davantage l'art et ce que l'on attend de ses adeptes, c'est l'assertion que Lucas aurait souvent déploré son voyage, dans la pensée qu'un confrère jaloux lui aurait administré un poison, car, à dater de ce temps, il ne fit plus que languir.

Que ce fût à tort ou à raison que cette idée le possédât, toujours est-il que, pendant les six années qui s'écoulèrent jusqu'à sa mort, il fut souvent alité. J'ignore s'il souffrait de la poitrine ou d'ailleurs, mais certainement son idée l'obsédait^.

Et cependant, tout couché qu'il était, il se passait peu de temps qu'il ne maniât le burin ou le pinceau, car il avait fait disposer son matériel spécialement à cet effet et paraissait se passionner davantage pour son art. Exemple fréquent chez les grands maîtres, auxquels la

mention est de 1662; malheureusement les sujets ne sont pas indiqués. Il existe, dans la Galerie Liechtenstein, une peinture attribuée à Lucas de Leyde et qui est la reproduction de l'estampe de Saenredam.

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