‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 87 sur 218 · En réalité, il y en a quatre · texte numérisé non relu

En réalité, il y en a quatre

4. Elle apporte, au contraire, la tête de saint Jean et la pose, sur la table, devant Hérode.

5. Van Mander se trompe, le tableau est d'un grand fini, même vu de près.

QUENTIN MESSYS i6i

Le roi Philippe II d'Espagne, récemment décédé', qui était fort passionné pour les arts, fît beaucoup d'instances pour obtenir ce tableau, mais, quelle que fût la somme qu'il en offrît, il n'essuya que des refus respectueux.

Ce tableau , à cause de son excellence , a échappé aux furieux à l'époque de l'anéantissement des images', et a été préservé de leurs coups destructeurs.

Enfin, en iSyy, lors des derniers troubles, lorsque les menuisiers l'eurent vendu, Martin de Vos fît tant et si bien que le magistrat rompit le n-iarché et se rendit lui-même acquéreur, au prix de quinze cents florins, pour que la ville d'Anvers ne fût point privée d'un pareil trésor. La somme fut appliquée, par la gilde des menuisiers, à l'achat d'une maison à son usage '^.

Quentin fît beaucoup d'autres oeuvres qui sont disséminées en divers endroits. Il arrive que l'on rencontre dans les galeries des amateurs de petits tableaux qu'ils estiment à l'égal de précieux joyaux. Barthélémy Ferris, le collectionneur passionné, possède de lui une petite Vierge traitée avec un remarquable talent'*.

Quentin eut un fîls, Jean Messys, bon peintre et de la main duquel il y a , à Amsterdam , dans la Waermoestraet, à « l'Aiguière, » un petit tableau de Changeurs qui comptent leur argent. Il y a de lui, en outre, à Anvers, et ailleurs encore, un certain nombre d'œuvres'.

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