Depuis 1879 il appartient au Gouvernement belge
3. Journil des Beaux-Arts (article de M. Adolphe Everaerts), 1880, page 43. — Catalogue de l'Exposition de tableaux, sculptures, meubles, tapisseries, etc., ouverte à l'hôtel de ville de Louvain, septembreoctobre j HS I , n» 8.
i64 LE LIVRE DES PEINTRES
femmes de V Ensevelissement du Christ, et pouvaient être envisagées comme des études antérieures à l'exécution de la grande page des menuisiers d'Anvers.
Un portrait d'homme signé Quentin Metsiis pingebat, et daté de i5i3, exposé à Bruxelles en 1882 à l'Exposition organisée par la Société néerlandaise de Bienfaisance, se rangerait immédiatement après le tableau d'Anvers, dans la série des œuvres d'une date précise '.
Malheureusement ce profil est celui, bien connu, de Cosme de Médicis, delà Galerie de Florence.
Les Changeurs du Louvre, une des pages les plus spirituelles du maître, portent la date de 1514. Il en existe une reproduction au château du prince de Hohenzollern, à Sigmarigen-, et une autre, datée de iSig, chez M. Alphonse délia Faille, à Anvers^; une copie au musée d'Anvers et nombre de répétitions plus ou moins modifiées, peintes par Marinus Claeszoon le Zélandais ou d'autres artistes.
Au musée de Darmstadt, nous avons relevé jadis, sur le portrait d'un homme accompagné d'un enfant, l'inscription Opus Quintini Massiis M. D. XIX œtatis. Cette pcin-
ture, qui portait dans le précédent catalogue le no 680, a disparu de l'édition du professeur Hofmann et pouvait, sans inconvénient, être retranchée de l'œuvre du maître avec beaucoup d'autres tableaux qu'on lui attribue dans les musées et les églises.
La date de i520 se rencontre sur un Portrait de femme aux Offices, mais des doutes existent sur l'authenticité de l'œuvre. C'est, dit-on, la femme de Quentin Metsys, et le portrait d'homme qui recouvre ce panneau serait le peintre lui-même. De fait, l'exécution flasque de ces portraits rend l'attribution difficilement acceptable.
Le beau portrait dit de Kipperdolling, au musée de Francfort, est daté de i534; il est donc postérieur à la mort de Metsys. Mais l'inscription n'est point authentique et l'œ^uvre est excellente.
De 1495 à 1 5 10, trois jeunes gens, Guillaume Meulebroeck, Edouard Portugalois et Henri Boeckmaekere, sont inscrits comme élèves de Q. Metsys à la gilde de Saint-Luc d'Anvers. Les tableaux de ces artistes n'ont pu être identifiés jusqu'ici.
11 résulte de la correspondance d'Erasme, qu'en oij l'illustre savant se fit peindre avec son ami Pierre ^gidius, le secrétaire de la ville d'Anvers, et que ces portraits furent offerts à Thomas Morus ''.
Quentin Metsys était l'auteur de ces portraits, qui transportèrent d"admiration le chancelier d'Angleterre. L'original du portrait d'Erasme ne s'est pas retrouvé. Il en existe une reproduction ancienne à Hampton Court et une autre au musée d'Amsterdam, attribuée à Holbein (n« 52o) ^.