‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 90 sur 218 · I. N° 142 du catalogue · texte numérisé non relu

I. N° 142 du catalogue

■2. O. Eisenmann dans Kunst und Künstler de Dohnie, tome 1°'', page 37.

3. Max Rooses, Geschiedenis der Antwerpsche Schilderschool, page 89.

4. Woltmann, Holbein und seine Zeit {■!' édition), tome H, page 9; E. van Even, Ecole de Louvain, page 349, et Vlaamschc School, 1874; H. Hymans, Q. Metsys et son portrait d'Erasme (Bulletin des commissions royales d'art et d'archéologie, tome XVI, page 616).

5. Une reproduction du portrait de Hampton Court est insére'e dans notre notice.

QUENTIN MESSYS iC3

Quant au portrait d'^Egidius, il est à Longford Castle et appartient à lord Radnor; le musée d'Anvers en possède une copie, donnée jusqu'à ce jour pour un portrait d'Erasme, par Holbcin (n° 198).

On sait aussi, par une lettre d'Erasme, que Metsys fit son médaillon ou sa médaille ' .

Albert Dürer, pendant son séjour à Anvers, rendit visite à Quentin Metsys, et le journal de voyage du maître fait constater que cette démarche eut lieu au lendemain de l'arrivée de l'illustre Nurembergeois. Du reste, Metsys comptait parmi les plus célèbres peintres de son temps.

Des documents authentiques ont permis d'établir que c'est entre le i3 juillet et le 16 septembre i53o que mourut Quentin Metsys. Sa pierre tombale, qui est placée au musée d'Anvers, donne l'année 1529 (v. st.); il est vrai que cette pierre fut retaillée au xvii« siècle.

En dehors des œuvres déjà mentionnées et dont l'authenticité ne fait point doute, il en est que l'on s'accorde à assigner au peintre anversois. Au musée d'Anvers, le Christ bénissant (n» 241) -, la Vierge en prière [n° 242], ÏEccc H jino (n° 25o), tous de grandeur naturelle. Au musée de Berlin, la Vierge sur le trône embrassant l'Enfant Jésus ^n» 56i), de grandeur naturelle, œuvre de la plus rare excellence. Le musée d'Amsterdam possède en petit un sujet pareil, mais de composition différente (n°476) •'. Le musée de Berlin possède encore un. Saint Jérôme (n» 5-4 bî, excellente figure, très souvent reproduite avec de légères modifications, et dont Waagen croyait le prototype dans la Galerie d'Arraché à Ttirin. Ces répétitions existent au Belvédère, à Douai, à Hanovre, Carlsruhe, Nurembert, Wurzbourg, Schwerin, Schieissheim, Munich, Rotterdam, Ypres, Saint-Pétersbourg, Parme, Venise (musée Correr), etc. A Madrid, le musée del Prado possède encore un exemplaire que Rubens y apporta de Mantoue en i6o3 ''.

M. Woermann attire l'attention sur une Madeleine du palais Mansi, à Lucques ^, avec répétition chez M. de Rothschild, à Paris, et réduction au musée d'Anvers \n° 243). Le même auteur accepte pour authentique le tableau de Saint-Pétersbourg : Auguste et la Sibylle, déjà mentionné par Waagen, et qui provient de l'église Saint-Donatien (démolie), de Bruges.

On sait que cet auteur doutait de l'originalité des Avares du palais de Windsor; M. Woermann partage ces doutes et attribue la peinture au fils de Quentin, avec

1. Alexandre Pinchart, Histoire de la gravure des médailles en Belgique, page 5. Bruxelles, 1870. La me'daille d'Erasme est datée de i4()5.

2. Copie au musée Correr, à Venise (attribuée à Coxcie); palais Manzi, à Lucques et ailleurs.

3. Dans l'inventaire de Diego Duarte, marchand de tableaux à Amsterdam, en 1682, nous trouvons ces deux tableaux cotés, le premier comme vendu 600 Morins à la duchesse de Nassau; le second, plus petit, est estimé 3oo florins. (Inventaire ms. à la Bibliothèque royale de Bruxelles; reproduit par M. Müller dans VOude tyd, revue hollandaise, tome II, page Sqy.)

4. Voy. Galette des Beaux-Arts, tome XX, page 441, article de M. Armand Baschet. On trouve la reproduction d'un de ces Saint Jérôme dans le Kunstblatt de 1822, page i5o.

li est à remarquer, toutefois, que les répétitions dont il s'agit ne sont pas à ce point identiques que l'on puisse les rapporter toutes à un original déterminé. M. Bode affirme que le tableau de Berlin n'est nulle part exactement répété. (Voy. Schlie, Catalogue du musée de Schwerin, page 724.)

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