Geschichte der Malerei, tome II, page 5oq
nombre de versions du même sujet, ce qui d'ailleurs est conforme au texte de van Mander. A notre sens, la copie du musée de Leipzig datée de i55i, avec les mots Hier ontfangt men den excys (ici l'on perçoit l'accise], et celle du Palais royal de Naples, égalent au moins la peinture de Windsor. Une autre édition se trouve au palais Doria à Rome; encore une autre à l'hôtel de ville de Louvain.
Voici maintenant quelques peintures que, selon nous, il faut ranger parmi les œuvres •de Quentin Metsys :
Palais Doria à Rome : Groupe de deux personnages, figures à mi-corps. Un philosophe semble attirer l'attention de son interlocuteur sur la fragilité des choses humaines, figurées par des bulles d'air. C'est une œuvre capitale et du plus bel effet.
Metsys était un portraitiste exceptionnel, et il est permis de croire que beaucoup de portraits attribués à Holbein procèdent de sa main. On a vu qu'il en était ainsi des images d'Erasme et d'^gidius. Nous pensons devoir également lui restituer le Portrait d'un cardinal au musée de Naples [Vil, 5i), attribué à Holbein, sans offrir aucune analogie avec le maître, et le prétendu portrait de Maximilien d'Autriche au musée •d'Amsterdam (n« 5 19).
Les portraits de Carondelet à Munich (no74i), attribués à Holbein, du Jeune homme ■coiffé d'un chapeau au musée de Berlin (n° 6i5) ', le Portrait d'orfèvre au Belvédère, à Vienne (2« étage, salle II, n" Sj)-, et un portrait d'homme au musée de l'Académie des Beaux-Arts, à Bruxelles.
Le portrait de Quentin Metsys, qui figure dans le recueil de Lampsonius, reproduit une peinture du maître, offerte par lui à la gilde de Saint-Luc d'Anvers. Elle était encore à l'Académie des Beaux-Arts d'Anvers, lors de l'entrée des Français, et fut •emportée en 1794 par les commissaires de la République pour le musée du Louvre. Seulement, il résulte des inventaires dressés par les délégués belges et certifiés par M. Lavallée en l'absence de Denon, que la peinture n'arriva jamais à Paris'*. Nous ne sachions pas qu'elle ait été retrouvée depuis.
Le Saint Luc peignant la 'Vierge, autre œuvre dont le peintre avait fait hommage à la corporation des artistes, est également perdu. Il en existe une estampe par Wiericx ''. M. vanden Branden a trouvé la mention de cette peinture dans l'inventaire d'une collection anversoise en i653.
Il importe de mentionner un portrait de la Galerie de Mayence, donné pour celui de Quentin Metsys"'. Le personnage se détache sur un fond rouge et tient une tenaille répétée dans ses armoiries, qui sont de gueules à un pal d'argent chargé de trois
1. La dernière édition du Catalogue, parue pendant l'impression de notre ouvrage, a, effectivement, restitue' cette œuvre à Quentin Metsys.
2. Ce portrait appartenait à Rubens et figurait, sous le nom de Metsys, à l'inventaire de sa galerie de tableaux, n° 186. Il est déjà reproduit dans le fond du tableau de Franck au Belvédère (2= étage, salle III, n" 33). Dans l'inventaire de Duarte, marchand de tableaux d'Anvers, fixé à Amsterdam, en 1682, cette peinture est cotée 800 florins.