‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 93 sur 218 · Loc. cit., pages · texte numérisé non relu

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4. Nous faisons observer que Hüsgen [Nachrichten von francfurter Künstleren und Kunstsachen, Francfort, 1780), et Ph. Fr. Gwinner (Kunst und Künstler in Frankfurt am Main, 1862) passent entièrement sous silence Quentin le jeune.

Corneille Metsys vint au monde vers i5 i i et obtint la maîtrise en même temps que son frère Jean, c'est-à-dire en i53i. Mieux connu comme graveur que comme peintre, il n'apparaît, en cette dernière qualité, que dans deux œuvres : un Paysage avec de nombreuses figures, au musée de Berlin', et une scène de genre appartenant à M. le chevalier Camberlyn d'Amougies, à Bruxelles-. Cette dernière œuvre reproduit une composition gravée du maître : la Femme jalouse'''. Elle est datée de 1549. Le tableau de Berlin porte la date de 1543.

Le catalogue de Berlin assure que Corneille vivait encore à Anvers en i58o. Nous avons à faire observer que ses estampes ne portent aucune date postérieure à i55o et que si, en réalité, les Évangélistes portent, au second état, la date de 1584, cette date y a été évidemment ajoutée à l'époque de la retouche. Bartsch décrit comme deux maîtres distincts Corneille Met et Corneille Metsys, et croit ce dernier le neveu de Quentin. M. vanden Branden nous a appris qu'il était le tils du forgeron d'Anvers.

Les estampes de Corneille sont de nature à nous renseigner quelque peu sur ses pérégrinations. Il séjourna probablement en Italie, car on trouve de son burin les reproductions de la Pêche miraculeuse et de la Peste de Raphaël. D'autre part, il fit les portraits d'Ernest de Mansfeld et de Dorothée de Solms, son épouse, et, sous la date de 1544 et de 1548, il existe de lui un portrait de Henri VIII d'Angleterre. Ces circonstances tendent à confirmer la supposition de M. vanden Branden que, de même que son frère Jean, Corneille passa une notable partie de son existence loin du pays natal.

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