‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 99 sur 218 · PEINTRE DE LEYDE · texte numérisé non relu

PEINTRE DE LEYDE

Si Corneille Kunst semblait appelé à devenir, comme peintre, Thëritier direct de Corneille Engelbrechtsen, Lucas, son frère, ne devait pas tarder à suivre de si nobles traces.

Élève, également, de son père, il vint au monde à Leyde, en 1495. Lucas était à la fois peintre et cuisinier', car, à ce qu'il semble, la peinture ne lui procurait, dans sa ville natale, qu'une existence précaire. C'était pourtant un bon maître, autant à Thuile qu'à la détrempe, si j'en juge par plusieurs de ses œuvres qui existent encore à Leyde, notamment chez Jean Adriaensz Knotter, collectionneur et lui - même peintre amateur. Ce sont des toiles, peintes à la détrempe, d'une exécution soignée, et traitées avec une remarquable entente des expressions, selon l'exigence des sujets. Une des principales représente la Fcinine adultère. Jacques Verniy possède également un certain nombre de toiles de sa main.

Lucas était fort gêné à Leyde, où la peinture lui rapportait à peine de quoi vivre, ce qui fait que, sachant qu'en Angleterre, sous le règne de Henri VIII, les arts étaient tenus en honneur, il s'embarqua pour ce pays, emmenant sa femme et ses enfants, au nombre de sept ou huit; on n'entendit plus jamais parler de lui-. 11 y a, à Leyde, chez un

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