CEVX £VI FONT FLORIR LES BEAVX-ARTS
Dans ïhostd des manufactures royales aux Gobe lins, sous la direction de Monsieur Le Brun, premier peintre du Roy, selon les mémoires qtlen a baillez. Monsieur Rousselet, le 7 jour de may 1 677.
[turcs,
’hostel des Gobelins, pour les manufac- Est conduit par les soins de te peintre fa-
[meux.
Le Brun, dont tous les traits du pinceau
[sont heureux,
Et qui prescrit la loy dans les belles peintures.
II
Pour tous ses grands talents le roy l’affectionne.
De ce lieu merveilleux il est le conducteur,
Il en est l’économe et le seul directeur,
Digne d’estre chéri de l’auguste couronne.
Ne voit-il pas sous luy la main de Vandermcule, Ce peintre si sçavant qui fait voler les darts,
Serrer les escadrons sous les grands étendarts,
Et qui presse les bleds par le fer et la meule ?
II dépeint les combats et les prises des Villes. Bruxelles l’a fait naistre, admirant ses travaux.
Et craint en mesme temps de luy voir des rivaux; Elle en est étonnée, entre tous scs asiles.
Là, se voit de Moulins, le jeune peintre Sève, 101 Qui le porte si loin avccquc le pinceau,
Secondant de Gilbert, son frère, le cerveau,
D’une manière artiste et qui souvent enlève.
Ouassc lOÎ , de Paris, est un grand peintre encore, Qui pour les grands desseins se doit faire admirer, Sans que dans sa jeunesse on puisse désirer Chose aucune au sujet de ce qui se colore.
Yvart 103 est jeune aussi ; la ville de Boulongne Aura de sa peinture un aussi grand honneur Que pour luy-mcsme un jour il croistra son bon- Tandisque de son art l’ignorance s’éloigne, [heur,
Que Henri Tetelin est un bon peintre encore, Aussi bien que Verdier, tous les deux de Paris ! Bonncmcr de Falaizc y vaut aussi son prix.
Par de si bons pinceaux la peinture s'honore.