‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 101 sur 174 · HENRI · texte numérisé non relu

HENRI

Henri l^^ monta sur le trône en 1031. Il eut à soutenir des guerres sanglantes contre Eudes, comte de Champagne, et contre Baudouin , comte de Flandre ; mais il en sortit victorieux. Il attaqua Guillaume, duc de Normandie, à qui il voulait enlever cette riche province ; mais il ne put vaincre ce redoutable adversaire, qui fit plus tard la conquête de TAngleterre. Il essaya vainement d'arrêter les désordres qui désolaient son royaume ; le meurtre et le pillage régnaient partout ; tous ses efforts échouèrent devant la corruption générale. 11 se vit alors contraint de recourir à une autre puissance mieux respectée que la sienne ; il s'adressa aux évoques, et, sur sa demande, ceux-ci pur blièrent un décret qui fut appelé la Paix de Dieu et menacèrent d'excommunication quiconque refuserait de s'y soumettre. Mais il eut la douleur de voir renaâr

tre, après un temps d*arrêt très court, tous les maux qu*il avait espéré détruire. Peu de temps avant sa mort, il assembla les évéques, les abbés et les seigneurs, et il les pria de reconnaître pour son successeur son fils Philippe, qui était alors âgé de sept ans.

Les élèves traduiront cette dictée à la première personne du singulier, en prenant pour titre :

HENRI l^^ RACONTE SA VIE

Je montai sur le trône en 1031. J'eus à soutenir des guerres sanglantes contre Eudes, comte de Champagne, et contre Baudouin, comte de Flandre ; mais j'en sortis victorieux. J'attaquai Guillaume, duc de Normandie, à qui je voulais enlever cette riche province ; mais je ne pus vaincre ce redoutable adversaire, qui fit plus tard la conquête de TAnglelerre. J'essayai vainement d'arrêter les désordres qui désolaient mon royaume; le meurtre et le pillage régnaient partout ; tous mes efforts échouèrent devant la corruption générale. Je me vis alors contraint de recourir à une autre puissance mieux respectée que la mienne; je m'adressai aux évêques, et, sur ma demande, ceux-ci publièrent un décret qui fut appelé la Paix de Dieuy et menacèrent d'excommunication quiconque refuserait de s'y soumettre. Mais j'eus la douleur de voir renaître, après un temps d'arrêt très court, tous les maux que j'avais espéré détruire. Peu de temps avant ma mort, j'assemblai les évêques, les abbés et les seigneurs, et je les priai de reconnaître pour mon successeur mon fils Philippe, qui était alors âgé- de sept ans.

«V^^MI^WX/V^x^WV.

Soixante-seizième Exercice

Page 1