‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 108 sur 174 · A UNE JEUNE FILLE DISGRACIÉE DE LA NATURE, MAIS BONNE ET AIMABLE · texte numérisé non relu

A UNE JEUNE FILLE DISGRACIÉE DE LA NATURE, MAIS BONNE ET AIMABLE

Si votre visage n'a pas une beauté parfaite, mais que votre cœur soit bon et votre caractère aimable, consolez-vous en pensant qu'à cinquante ans vous aurez l'air aussi bon et aussi agréable que vous l'avez maintenant à dix-huit. Vous n'aurez point alors à descendre de votre carrosse de beauté, vous n'éprouverez point la mystification de voir une autre y monter et prendre votre place, tandis que vous serez mise à pied pour le reste de votre vie. Vous n'aurez point à sacrifier des hommages auxquels vous étiez depuis longtemps accoutumée; vous ne serez point forcée de voir et d'avouer la dépréciation de vos sourires. Vous ne Terrez point le monde abandonner votre maison ; vous ne resterez pas toute triste, sombre, couverte des toiles d'araignée de l'ennui dans un coin de vos salons, autrefois si animés, aujourd'hui à louer. Vous pourrez bien n'avoir connu aucune grandeur ; mais vous

n*essuierez aucune désertton. Vous n'aurez point joui de millions, mais vous aurez échappé à la banqueroute.

Les élèves ti'oduiront cette dictée à la première personne, en prenant pour titre :

PENSÉES d'une jeune FILLE, ETC.

Si mon visage n'a pas une beauté parfaite, mais que mon cœur soit bon et mon caractère aimable, je me consolerai en pensant qu'à cinquante ans j'aurai l'air aussi bon et aussi agréable que je l'ai maintenant à dix-huit. Je n'aurai point alors à descendre de mon carrosse de beauté, je n'éprouverai point la mystification de voir une autre y monter et prendre ma place, tandis que je serai mise à pied pour le rest« de ma vie. Je n'aurai point à sacrifier des hommages auxquels j'étais depuis longtemps accoutumée: je ne serai point forcée de voir et d'avouer la dépréciation de mes sourires. Je ne verrai point le monde abandonner ma maison ; je ne resterai point toute triste, sombre, couverte des toiles d'araignée de l'ennui dans un coin de mes salons, autrefois si animés, aujourd'hui à louer. Je pourrai bien n'avoir connu aucune grandeur; mais je n'essuierai aucune désertion; je n'aurai point joui de millions, mais j'aurai échappé à la banqueroute.

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Quatre-vingt-troisième Exercice

DÉPOSITION d'un plaignant

J'avais promis à mes deux enfants de leur faire voir le feu d'artifice; un peu avant l'heure marquée par les affiches, je les avais conduits sur la place de la GoO"

corde; bientôt nous nous trouvâmes au milieu d'une foule nombreuse, et si nous avions voulu nous retirer, cela nous eût été bien difficile. Le feu d'artifice ne tarda pas à commencer, et mes enfants ouvraient de grands yeux pour admirer ce brillant spectacle que je leur procurais pour la première fois. Mais, au moment où une fusée semait en Tair sa gerbe brillante de diamanta et d'étoiles, j'entendis tout à coup Paul, mon aîné, s'écrier : « mon Dieu I je n'ai plus ma montre î » C'était un cadeau que je lui avais fait dernièrement, parce que j'étais content de ses progrès. De mon côté, j'avais cru remarquer quelque chose de suspect dans les manières d'un individu placé à notre gauche; je portai donc naturellement mes soupçons sur cet homme. A quelques pas du lieu où nous nous trouvions; j'aperçus un sergent de ville; je l'appelai ; celui-ci fouilla l'homme, et la montre fut trouvée dans sa poche. Je remarquai que mon pauvre Paul, en la remettant dans son gousset, paraissait plus heureux que ^e jour môme où je la lui avais donnée; je l'engageai à remercier le sergent de ville, et, comme le feu d'artifice était terminé, je me retirai avec mes enfants. Les élèves traduiront cette dictée à la troisième personne,

en prenant pour titre :.

VOL d'une montre un jour de feu d'artifice M. N^.. avait promis à ses deux enfants de leur faire voir le feu d'artifice ; un peu avant l'heure marquée par les affiches, il les avait conduits sur la place de la Concorde; bientôt ils se trouvèrent au milieu d'une foule nombreuse, et, s'ils avaient voulu se retirer, cela leur eût été bien difficile. Le feu d'artifice ne tarda pas à commencer, et les enfants ouvraient de grands yeux pour admirer ce brillant spectacle qu'il leur procurait pour la première fois. Mais, au moment où une fusée

semait en Tair sa gerbe brillante de diamants et d^étoi. les, il entendit tout à coup Paul, son aîné, s'écrier : « mon Dieul je n'ai plus ma montre 1 » C'était un cadeau qu'il lui avait fait dernièrement, parce qu'il était content de ses progrès. De son côté, il avait cru remarquer quelque chose de suspect dans les manières d'un individu placé à leur gauche : il porta donc naturellement ses soupçons sur cet homme. A quelques pas du lieu où ils se trouvaient, il aperçut un sergent de ville; il l'appela; celui-ci fouilla l'homme, et la montre fut trouvée dans sa poche. M. N... remarqua que son pauvre Paul, en la remettant dans son gousset, paraissait plus heureux que le jour même où il la lui avait donnée; il l'engagea à remercier le sergent de ville, et, comme le feu d'artifice était termi^né, il se retira avec ses enfants.

Quatre-vingt-quatrième Exercice

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