‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 146 sur 174 · LA CLÉMENCE · texte numérisé non relu

LA CLÉMENCE

Le propre de la clémence est de ne point être forcée ; il est certain qu'elle n'existe qu'à la condition d'être volontaire et spontanée. Elle tombe comme la douce rosée du ciel sur l'humble plaine ; elle produit un double bonheur ; elle fait du bien à celui .qui donne et à celui qui reçoit; c'est la plus haute puissance de la puissance souveraine. Elle sied au monarque sur le trône bien mieux que son diadème. Son sceptre est Femblème de sa puissance temporelle; il est l'attribut de la vénération et de la majesté. Mais la clémence e^^ encore audessus de l'autorité du sceptre ; elle a son trône dans le cœur des rois. C'est un des attributs de la Divinité, et le pouvoir terrestre se rapproche d'autant plus de celui de Dieu môme, qu'il sait mieux tempérer la justice par la clémence. Nous devons nous rappeler que, selon les règles seules d'une justice rigoureuse, nul de nous ne

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pourrait espérer de salut. Nous prions pour obtenir miséricorde, et cette prière, que nous faisons pour nousmômes, nous apprend à tous à faire des actes de clémence. C*€st la clémence qui a fait la gloire de César et d'Auguste, plus que^ les batailles de Pharsale et d'Actium.

Les élèves traduiront cette dictée en donnant la forme de rinterrogation négative à tous les verbes en italique^

Le propre de la clémence n*esb-il pas de no point être forcée? N'est-il pas certain qu'elle n'existe qu'à la condition d'être volontaire et spontanée? Ne tombe-telle pas comme la douce rosée du ciel sur l'humble plaine? Ne produit-elle pas un double bonheur? Ne faitelle pas du bien à celui qui donne et à celui qui reçoit? N'est-elle pas la plus haute puissance de la puissance souveraine? Ne sied-elle pas au monarque sur le trône bien mieux que son diadème? Son sceptre n'est-il pas l'emblème de sa puissance temporelle? N'est-il pas l'attribut de la vénération et de la majesté? Mais la clémence n'est-elle pas encore au-dessus de l'autorité du sceptre? N'a-t-elle pas son trône dans le cœur des rois? N'est-elle pas un des attributs de la Divinité, et le pouvoir terrestre ne se rapproche-t-il d'autant plus de celui de Dieu même, qu'il sait mieux tempérer la justice par la clémence? Ne devons-nous pas nous rappeler que, selon les règles seules d'une justice rigoureuse, nul de nous ne pourrait espérer de salut? Ne prions-nous pas pour obtenir miséricorde? et celte prière, que nous faisons pour nous-mêmes, ne nous apprend-elle pas à tous à faire des actes de clémence? N'est-ce pas la clémence qui a fait la gloire de César et d'Auguste, plus que les batailles de Pharsale et d'Actium?

Cent seizième Exercice

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