‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 147 sur 174 · BIENFAITS DES LETTRES · texte numérisé non relu

BIENFAITS DES LETTRES

Au milieu des passions qui nous agitent, notre raison se trouble et s'obscurcit; mais il est des phares où nous pouvons en rallumer le flambeau. Ce sont les lettres ; elles sont un secours du ciel ; ce sont des rayons de cette sagesse qui gouverne l'univers, que l'homme, inspiré par un art céleste, a appris à fixer sur la terre. Semblables aux rayons du soleil, elles éclairent, elles réjouissent, elles réchauffeyit ; c'est un feu divin. Comme le feu, elles approprient toute la nature à notre usage ; par elles, nous réunissons autpur de nous les choses, les lieux, les hommes et les temps. Ce sont elles qui nous rappellent aux règles de la vie humaine; elles calment les passions, elles répriment les vices, elles excitent les vertus par les exemples augustes des gens de bien qu'elles célèbrent et dont elles nous présentent les images toujours honorées ; ce sont des filles du ciel qui descendent sur la-terre pour charmer les maux du genre humain. Les lettres ont consolé dans tous les temps une infinité d'hommes malheureux; les Grecs, si ingénieux, avaient réparti à chacune des Muses qui président aux lettres une par- . tie de notre entendement pour le gouverner ; nous devons donc leur donner nos passions à régir, afin qu'elles leur imposent un joug et un frein.

Les élèves traduiront cette dictée en donnant la forme de rinterrogation négative à tous les vei'bes en italique.

Au milieu des passions qui nous agitent, notre raison ne se trouble et ne s'obscurcit-elle pas? Mais n'est-il pas des phares où nous pouvons en rallumer le flambeau? Ne son^ce pas les lettres? Ne sont-elles pas un

secours du ciel? Ne sont-elles pas des rayons de cette sagesse qui gouverne Tunivers, que rhomme, inspiré par un art céleste, a appris à fixer sur la terre? Semblables aux rayons du soleil, n'éclairent-elles pas, ne réjouissent-elles pas, ne réchauffent^lles pas? N'est-ce pas un feu divin? Comme le feu, n'approprient-elles pas toute la nature à notre usage? Par elles, ne réunissons-nous pas autour de nous les choses, les lieux, les temps et les hommes? Ne sontrce (1) pas elles qui nous rappellent aux règles de la vie humaine? Ne calment-elles pas les passions? ne répriment-elles pas les vices? n'excitent-elles pas les vertus par les exemples augustes des gens de bien qu'elles célèbrent, et dont elles nous présentent les images toujours honorées? Ne sont-ce (1) pas des filles du ciel qui descendent sur la terre pour charmer les maux du genre humain? Les lettres n'ont-elles pas consolé dans tous les temps une infinité d'hommes malheureux? Les Grecs, si ingénieux^ n'avaient-ils pas réparti à chacune des Muses qui président aux lettres une partie de notre entendement pour le gouverner? Ne devons-nous donc pas leur donner nos passions à régir, afin qu'elles leur imposent un joug et un frein?

Cent dix-septième Exercice

Page 1